"Entre deux"

Belgique: Serge Crèvecoeur coach de l’Année?

La Belgique s’apprête à vivre une finale inédite entre Ostende -le grand favori- et le Brussels. Cela fait trente-huit ans que la capitale n’a pas fêté un titre national; c’était grâce au Fresh Air. La Dernière Heure a sollicité deux héros de 1979, Johnny Peeters et Jon Heath afin d’évoquer leurs souvenirs, cette confrontation de 2017, le Brussels et son coach, Serge Crèvecoeur.

Les deux anciens ne tarissent pas d’éloges sur le coach avec qui Pau-Lacq-Orthez est en contacts étroits:

 “Le travail qu’il fait depuis quatre ans avec un budget bien moins important que des équipes comme Ostende ou Anvers est incroyable, » estime Jon Heath. « L’année passée, leurs résultats étaient peut-être surprenants mais ce qu’il réalise cette année ne m’étonne pas. Serge a réussi à créer un groupe autour de lui qui veut gagner et son organisation est parfaite. Il fait un excellent boulot. Personnellement, vu la configuration actuelle, arriver en playoffs, ce n’est pas compliqué. Par contre, il faut être très fort pour aller loin et c’est ce que fait le Brussels.”

Johnny Peeters est encore plus louangeur:

 “Pour moi, il mérite d’être coach de l’année ! J’ai écouté le speech qu’il a fait avant le match décisif contre Anvers et il a prouvé qu’il avait beaucoup de psychologie pour motiver ses joueurs. Tout ce qui arrive au Brussels, c’est en grande partie grâce à lui car il a réussi à créer un groupe qui joue l’un pour l’autre. Il n’a peut-être pas le même effectif qu’une équipe comme Anvers mais quand on voit ce qu’il a réussi à mettre sur pied avec ses joueurs, c’est fantastique.”

Le fabuleux Big Three de Chalon

 

La statistique n’échappe pas à l’oeil: hier soir, le Big Three de Chalon a inscrit 59 des 84 points de l’équipe pour la propulser vers une victoire face au Paris-Levallois, 84-77.

Le Big Three, c’est évidemment le meneur John Roberson (1,80m, 28 ans), l’ailier Cameron Clark (2,01m, 25 ans) et le pivot Moustapha Fall (2,18m, 25 ans).

Le Big Three, c’est aussi 19 rebonds sur 31 et 67 des 95 points de l’évaluation.

John Roberson a été déterminant en deuxième mi-temps et plus particulièrement dans le money time. Alors qu’il s’était caché durant les vingt premières minutes (2 rebonds, 1 passe), il est ressorti de la rencontre avec 21 points, 4 passes et un sans faute dans sa spécialité maison, les lancers: 12/12. Dans ce match à fort enjeu, cela en dit long sur sa maîtrise émotionnelle.

Tandis que son rival d’en face et ancien Chalonnais Jason Rich passait complètement à côté de son match: 7 points à 3/15 avec un horrible -4 à l’évaluation, Cameron Clark a fait du Cameron Clark: 19 points à 5/12 et 9 rebonds.

Moustapha Fall, lui, avait fort à faire avec la fameuse paire d’intérieurs français Vincent Poirier-Louis Labeyrie, qui a assuré 29 points à 12/20 et 16 rebonds. Le géant chalonnais a souvent pris le dessus en un-contre-un sur Poirier même s’il a pu manquer parfois de finition (on est exigeant!). Mais là aussi ses stats sont significatives: 19 points à 9/13, 8 points, 3 interceptions et 2 contres. Et comme on le répète à chaque fois son pouvoir de dissuasion n’est pas inscrit dans les chiffres.

L’Elan Chalon mène 2-0 dans la série. S’il veut se qualifier pour la finale et remporter un deuxième titre de champion après celui de 2012 avec ce Big Three, c’est en ce mois de juin ou jamais. Car il sera dissous aussitôt le dernier match de la saison et il faudra que le coach Jean-Denys Choulet en reconstruise un pour la rentrée. C’est un spécialiste. Rappelez vous de celui de Roanne avec Dee Spencer, Aaron Harper et Marc Salyers.

Ne demandez pas qu’elle est le plus beau des deux; la question est trop difficile.

Photo: Cameron Clark (FIBA Europe)

Entre-Deux Épisode N°7 avec Jérémy Nzeulie (Chalon)

Il a quitté son club de toujours, Nanterre, pour rejoindre Chalon l’été dernier. Le bondissant arrière Jérémy Nzeulie (1,88m, 26 ans) a contribué à amener une dimension défensive à un Élan traditionnellement plus tourné vers l’attaque.

« On a toujours tiré une certaine fierté à faire des stops. Et bien sûr d’avoir Moustapha Fall ça aide encore plus, parce que parfois j’envoie les extérieurs vers le géant. Et je pense que c’est ça qui a fait notre force cette saison et qui nous différencie de l’équipe de l’année dernière : ils avaient une très belle équipe offensivement mais ils n’avaient pas notre force de défense. 

Toujours affable, le Franco-camerounais revient sur de nombreux sujets, et notamment sur le prochain défi défensif qui l’attend : contenir le virevoltant Jason Rich, arme numéro un d’un Paris-Levallois qui se dresse sur la route de Chalon en demi-finale des play-offs;

« J’aborde ça comme un challenge. C’est excitant de se dire que je vais peut-être l’occasion d’être l’une des clés de cette série en diminuant les performances du deuxième meilleur marqueur du championnat. »

Avant de retrouver l’interview complète de Jérémy Nzeulie, passage en revue de l’actualité avec Pascal Legendre. Au programme, les différents projets français pour rejoindre l’Euroleague, les Bleues en pleine préparation pour l’EuroBasket, et Maxime Weber, directeur de la publication de BasketEurope, qui vient nous expliquer les raisons du passage du site en premium. Très bonne écoute !

 

Naignouma Coulibaly rejoint le Cavigal Nice

Le Cavigal Nice a signé la pivot franco-malienne Naignouma Coulibaly (1,92m, 27 ans).

Celle-ci est forte d’expériences en France (Pleyber-Christ, Basket Landes, Mondeville, Arras) et aussi à l’étranger (en Pologne, Hongrie, Espagne et Turquie).

En Hongrie, elle fut élue MVP du championnat, en Espagne MVP des playoffs, et à Arras elle a tourné à 12.1 points, 13.4 rebonds et 17.2 d’évaluation.

Elle a également pris part aux JO de Pékin (2008) et au Mondial en République Tchèque (2010) avec le Mali.

Naignouma Coulibaly est pour l’instant la quatrième recrue du Cavigal après Géraldine Robert, Joyve Cousseins-Smith et le coach Jimmy Verove.

 

 

Conflit FIBA-Euroleague : Et si on demandait leur avis aux joueurs ?

La Fédération Internationale monte au créneau afin de défendre ses « fenêtres » qui seront ouvertes à partir de novembre et qui doivent mener à la Coupe du Monde 2019.

Elle rappelle que jusqu’à présent les équipes nationales de basket-ball sont privées d’exposition au-delà du mois de septembre, qu’il s’agit d’une exception dans les sports co. Football, rugby, hand, volley font vivre des événements de l’automne à l’hiver. D’ailleurs, des compétitions de ce type ont déjà existé dans le basket et elles étaient qualificatives pour les championnats d’Europe et du Monde.

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Photo: Felipe Reyes (Real Madrid)


 

Message d’espoir au SLUC Nancy

 

C’est acté : le SLUC Nancy sera en Pro B à la rentrée prochaine. Cela fait tout drôle car il s’agit du club français numéro 1 sur la période 2005-2011 avec un fantastique tir groupé de cinq finales de playoffs dont deux couronnées de succès. Il y a six ans, le SLUC disputait l’Euroleague avec Nicolas Batum comme propulseur nucléaire. Il y a deux ans, il était encore en demi-finale des playoffs.

On ne va pas revenir sur les raisons sportives et les guerres intestines qui ont amené à cette chute brutale mais plutôt délivrer un message d’espoir aux Nancéens.

Premièrement, c’est arrivé à beaucoup d’autres d’avoir à faire pénitence. Ils ne sont que sept clubs à n’être jamais descendus une fois leur accès au club privilège que constitue la Pro A.

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Photo: Nicolas Batum (Euroleague)

Entre-Deux Épisode N°6 avec Yakuba Ouattara (Monaco)

C’est un élément indispensable au sein d’une équipe monégasque qui semble intouchable cette saison. Yakuba Ouattara (1,92m, 25 ans) confirme qu’il peut peser au très haut niveau, à l’image de ses performances en Ligue des Champions (10,6 points de moyenne). Et le jeune arrière ne craint pas la concurrence au sein d’un effectif pourtant pléthorique, au contraire :

« Il faut prouver tout le temps. C’est ça qui est bien dans notre effectif. Il y a tellement de bons joueurs que tout le monde est obligé d’élever son niveau pour pouvoir jouer. Par ce qu’on sait que le coéquipier à côté, il sera à fond. Donc ça pousse tout le monde à être à fond, et ça explique le niveau de notre équipe aujourd’hui. »

En deux ans sur le Rocher, le joueur passé par Chalon-sur-Saône et Denain a emmagasiné beaucoup d’expérience et progressé sur son shoot extérieur. Au point d’envisager maintenant le saut vers la grande ligue :

« Je pense que ce serait plus facile pour moi de jouer en NBA qu’en Europe. Du fait des espaces qui sont plus grands, du style de jeu. Il y a beaucoup moins d’aides défensives, ça conviendrait bien à mon jeu. J’ai discuté avec Oklahoma City notamment. Je n’ai pas donné de réponse parce qu’il y a d’autres équipes. En tout, il y a huit franchises qui se sont signalées mais c’est mon agent qui gère. C’est vrai qu’Oklahoma est très intéressé, au même titre que Dallas. »

Avant l’interview de Yakuba Ouattara, retrouvez les trois débats du jour avec Pascal Legendre. Au menu, les titres de Bourg en Pro B et de Villeneuve d’Ascq en Ligue Féminine. À la veille de la soirée de remise des trophées LNB, on se demandera  également ce que sont devenus les anciens MVP de Pro A. Très bonne écoute.

N1: Quimper et Souffel s’offrent une belle

Après leur déconvenue à l’aller, Quimper et Souffelweyersheim ont rétabli la situation à Rueil (79-73) et Tarbes-Lourdes (72-66) en demi-finales des playoffs de Nationale 1.

Comme souvent la paire étrangère constituée de Jahscha Bluntt (22 points, 9 rebonds et 4 passes) et de l’intérieur Boby Bobrov (17 points, 8 rebonds et 4 passes) a été déterminante, tout comme le capitaine et ailier Matthieu Tensorer (13 points, 4 rebonds et 2 interceptions), qui a déclaré à Ouest France:

« C’est un exploit après un vrai gros match de basket. On avait perdu ici en préparation et en phase régulière (88-82 en février). Rueil ne s’attendait peut-être pas à gagner chez nous et s’est retrouvé avec une pression à gérer, peut-être la peur d’accéder à la finale. On l’a senti au début et on en a profité. On a joué sans se poser de questions. Et ça a payé. »

De son côté, Souffel s’est également offert sa belle dans une salle du Quai de l’Adour de Tarbes à la chaleur étouffante. Les 27 points et 7 rebonds de Ludovic Vaty n’auront pas suffit à contrarier les Alsaciens dont le meneur Fabyon Harris (15 points) et l’ailier Fabien Ateba (14) ont été les top scoreurs.

Les belles sont programmées samedi à Quimper et Souffel.

Photo: BC Souffelweyersheim.

Coach de l’année en Pro A : l’embarras du choix

Pour être membre des deux jurys, je peux assurer qu’il était plus facile d’élire les coaches de la décennie de la Ligue Nationale de Basket que ceux de Pro A pour cette saison.

Comment contester sur chacune des périodes la prédominance de Bozidar Maljkovic (1987-97), Grégor Beugnot (1997-2007) et Vincent Collet (2007-2017) ? Leur palmarès parle pour eux.

Le Franco-Serbe guida le Limoges CSP vers le titre européen et tous ses collègues consultés ont toujours dit qu’il avait révolutionné le basket en France, en faisant défendre ses joueurs comme des morts de faim, en contrôlant le tempo en attaque et aussi avec une exigence d’entraînement jusque-là jamais imaginée.

A partir de 1992, le second redonna vie à l’ASVEL qui se qualifia pour le Final Four de l’Euroleague de 1997. Depuis vingt ans, on n’a jamais fait mieux. C’est ce que l’histoire retiendra -davantage que ses cinq tentatives avortées en finale de Pro A- et aussi le fait qu’il a été élu quatre fois entraîneur de l’année.

Même constat pour Vincent Collet.

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Photo: Zvezdan Mitrovic (FIBA Europe)

MVP de Pro A : quel anniversaire doit-on souhaiter ?

Il est toujours indispensable d’archiver ses documents. Un rappel plein de bon sens qui n’est pas forcément inutile.

En 1983, le mensuel Maxi-Basket qui en était à sa première année d’existence mettait sur pieds un référendum afin de désigner les meilleurs joueurs de la saison. Meilleur français, meilleur étranger et meilleur espoir. On ne parlait pas de MVP, l’appellation n’étant pas encore rentrée dans le langage courant du basket en France. Le jury était composé des joueurs et des coaches. Le tour des féminines et de la Pro B viendra ensuite. Le référendum sera également enrichi avec des distinctions pour les meilleurs défenseurs, les meilleurs coaches (avec l’UGENEB), etc.

Dix années plus tard, le quotidien sportif L’Equipe reprendra le concept mais en sollicitant les journalistes. Puis, afin d’éviter de brouiller les résultats –certaines années les lauréats n’étaient pas les mêmes-, les deux entités s’associèrent en 2006 sous l’égide de la Ligue Nationale de Basket. Puis BasketNews relaya Maxi-Basket, et à sa disparition c’est Basket-Hebdo qui repris le flambeau pour trois saisons. Depuis 2015, il n’est plus fait de distinction quant à la nationalité; un retour aux origines quand il n’y avait quasiment pas d’Américains dans le championnat de France.

Une soirée dite des Trophées organisée par la LNB récompense désormais les différents lauréats. L’année dernière, faute d’être présent en raison du Final Four de la FIBA Europe Cup, le Chalonnais Devin Booker fut récompensé par le biais d’un duplex.

Cette saison, c’est une association LNB, L’Equipe et SNB, l’union des basketteurs professionnels- qui perpétue la tradition et les remises sont programmées pour le 17 mai.

Grâce à Internet et à Wikipedia, vous pouvez consulter l’ensemble du palmarès ici.

Un palmarès incomplet

Un sport ne peut pas aller de l’avant sans entretenir sa mémoire. Et pourtant… Qui sait que ce référendum a existé sous une forme quasi identique avant 1982 grâce à l’USJSF, l’union des journalistes de sport en France ?

Pour avoir été au cœur du dispositif depuis trente-cinq ans, l’auteur de ces lignes a entamé des recherches dans cette période que l’on peut qualifier de « pré-historique » afin de pouvoir publier un palmarès complet depuis l’origine. Malheureusement, bien qu’ayant sollicité quelques acteurs de l’époque et entrepris des fouilles, c’est un constat d’échec qu’il faut tirer aujourd’hui. Impossible donc de fêter un quelconque anniversaire de la création de ces récompenses.

Impossible même de connaître l’année de départ de ce référendum. Tout juste ont été retrouvés quelques lauréats ici ou là. Par contre, on sait que c’est en 1981 que l’USJSF pour une raison mystérieuse a interrompu le processus et c’est ainsi qu’il n’y a pas eu de référendum pour la saison 1981-82. C’est pourquoi le Limougeaud Ed Murphy, couronné les trois saisons suivantes, n’a pas réalisé la passe de quatre qu’il méritait lui qui fut cette saison-là le top-scoreur de la Nationale 1 (l’actuelle Pro A) et qui porta le CSP vers sa première victoire européenne, une Korac.

C’est bête ce trou de mémoire, non ?

Deux ex-aequo en 1964

On va tout de même pointer une lampe torche en direction de deux saisons afin d’attester que les anciens aussi ont été glorifiés, ce grâce à des documents qui sont parvenus jusqu’à nous.

En 1964, 17 représentants des médias furent consultés : Libération, Parisien Libéré, Figaro, L’Humanité, France-Soir, Paris Jour, AFP, Europe N°1, Dauphiné Libéré, Ouest France, L’Aurore, L’Est Républicain, ORTF, République de Tours, Le Progrès de Lyon et L’Equipe qui disposait de deux suffrages.

Résultat : 1- Max Dorigo (Bagnolet), 9 voix, 2- Christian  Baltzer (Le Mans) 5 voix, et une voix pour Michel Rat (Paris UC), Jean Degros (Denain) et Jean-Paul Beugnot (Charleville).

Normal, Max Dorigo fut éblouissant lors du championnat du monde de cette année-là à Rio.

La saison suivante, le pool de jurés monta à vingt-sept. Insuffisant pour départager Christian Baltzer et Jean Degros qui terminèrent à égalité avec 13 voix, une étant accordée à Alain Gilles (Roanne).

Les deux lauréats se firent remettre leur prix par Jacqueline Huet, l’une des plus fameuses speakrines de la télévision française de l’époque. Elle eut donc à faire quatre bises au lieu de deux.

 

Photos: Devin Booker (Chalon) est le tenant du titre de MVP de Pro A (photo: LNB)

Christian Baltzer avec son équipier Pierre Cordevant lors de la parade en l’honneur de la victoire du SCM Le Mans en finale de la Coupe de France 1964. L’année où il fut élu co-MVP de Nationale 1.