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Championnats nationaux : le Top 10 de la semaine (15 avril)

Comme chaque saison depuis maintenant cinq ans, CourtCuts réunit chaque mercredi les dix meilleures actions de la semaine des championnats nationaux. Lire la suite »

Sekou Doumbouya et Youssoupha Fall: Où en sont les deux diamants de Poitiers?

Après sa naturalisation française et le titre de champion d’Europe juniors, le buzz médiatique est un peu retombé autour de Sekou Doumbouya (2,05m, 16 ans). L’occasion de faire un point sur ses performances avec le Poitiers 86 en Pro B.

Si l’on scrute ses statistiques au match par match, à l’évidence, le natif de République de Guinée est sujet à des hauts et des bas. Le plus bel exemple est son record du 24 janvier. Ce jour là, Sekou a infligé 21 points à 8/15, 9 rebonds et 2 passes pour 24 d’évaluation à Lille. Ce qui est évidemment monstrueux pour un adolescent de son âge.  Seulement, lors de la journée suivante, à Denain, il n’a joué que onze minutes, raté ses cinq shoots et il est sorti avec -3 d’évaluation. Pour rebondir le week-end d’après aux dépends de Charleville: 17 points, 4 rebonds, 3 interceptions, 20 d’évaluation.

« C’est le genre de match où l’on gagne en expérience. Il faut savoir calmer le jeu, comment défendre ou parler à l’arbitre. Cela fait grandir », a-t-il confié à La Nouvelle République.

Son coach Ruddy Nelhomme avait d’ailleurs salué la qualité de sa prestation.

« On avait prédit qu’il allait monter en puissance en décembre-janvier. Il nous a manqué sur les quatre rencontres où il était en équipe de France U18. Il nous aide, tant dans l’impact physique qu’en attaque. Même lorsqu’il joue dix ou quinze minutes, c’est une rotation intéressante car il sait défendre et prendre des rebonds. Il s’installe tranquillement. Il n’a peur de rien. Il est aussi en train de trouver la rigueur indispensable à un basketteur professionnel. » 

Depuis, la trajectoire de Sekou Doumbouya a continué d’être sinusoïdale. Lors du dernier match du PB86 victorieux du Havre (81-75), il a assuré 10 points et 4 rebonds.

Sa moyenne pour la saison est de 6,2 pts et 3,3 rbds, ce qui -répétons le- est tout à fait extraordinaire dans le basket français de l’ère moderne pour un garçon de seize ans.

Deux Fall en bleu?

L’autre phénomène de Poitiers, c’est Youssoupha Fall mesuré à 2,21 m pieds nus et qui lui aussi a obtenu récemment son passeport français. Youssoupha est moins souple, moins accompli techniquement que son homonyme Moustapha de Chalon, mais il est encore plus grand, plus costaud et plus jeune (22 ans).

Pour sa première saison professionnelle, le Franco-Sénégalais tient la rampe: 10,3 points à 66,3% (1er de Pro B), 7,1 rbds, 1,5 contre (2e) pour 15,1 d’évaluation, la meilleure de son équipe. Au même âge, Moustapha, qui était lui aussi licencié en Pro B, affichait 5,5 pts, 4,2 rbds pour 8,5 d’éval.

«  C’est rare de voir des gars de sa taille courir aussi bien. Il est complet  », notait l’intérieur de Saint-Quentin Miguel Buval (2,07m) dans Le Courrier Picard.  » On sait déjà qu’il va scorer. Il faut limiter son impact, en défendant collectivement sur lui. Il faut essayer de le jouer au sol et de le sortir de la raquette», ajoutait-il la veille d’être opposé au géant. Ce soir-là, Fall marqua 8 points avec un 4/4 aux tirs et pris 8 rebonds.

Etre si grand est forcément un… immense avantage mais Youssoupha Fall est lui aussi perturbé par un basket de Pro B où les intérieurs font souvent guère plus de deux mètres. Il sera probablement plus à l’aise en Pro A, sa future destination puisque Le Mans, qui l’a prêté pour une année à Poitiers, souhaite le récupérer. Il sera très probablement une des attractions de la prochaine saison.

Il n’est pas interdit de penser que l’équipe de France puisse un jour avoir deux Fall dans sa peinture bleue. La NBA est aussi une terre promise aux deux géants comme à Sekou Doumbouya.

«  Fall a de bonnes mains et une bonne technique. Pour moi, c’est sûr, il va aller en NBA. En plus, c’est un mec avec un bon esprit. Il n’a pas la grosse tête  », a commenté le Franco-Américain de Saint-Quentin Darnell Williams à propos de Youssoupha.

 

Photo: Youssoupha Fall, Poitiers Basket 86

 

Avant la finale de la FIBA Europe Cup, Moustapha Fall (Chalon) a cartonné

Demain, au Colisée, c’est le match aller de la finale de la FIBA Europe Cup, Chalon-Nanterre, dont Elan TV nous offre le teaser.

S’il y a un joueur qui est en forme avant d’aborder cette lutte fratricide, c’est bien le pivot chalonnais Moustapha Fall. Dans la victoire sur Le Portel (83-76), il a réalisé un exploit statistique rare: 15 points (à 7/10), 14 rebonds (dont 6 offensifs), 9 passes (ce qui en lui seul pour un « 5 » est remarquable) et 5 contres. Ce qui lui a donné un 37 d’évaluation.

Avec Moustapha Fall, on se dit que même un quadruple double est du domaine du possible!

On peut aussi considérer que le pivot chalonnais est le seul Français capable de s’interposer dans l’attribution du Trophée de MVP de la saison pour lequel le Palois DJ Cooper et ses équipiers chalonnais John Roberson et Cameron Clark sont les favoris.

Photo: FIBA Europe

 

Un nouveau renfort bientôt à Cholet?

Cholet Basket n’a pas tenu la distance ou tout simplement pas fait le poids face à Strasbourg (68-85) et son coach Philippe Hervé était un peu désabusé après le match:

« Certains n’étaient pas du tout prêt à jouer ce soir donc ils se sont fait surprendre… Nous sommes responsables du résultat  à cause de certains qui sont hors sujet… Forcement cela met Strasbourg dans le bon rythme, dans la bonne agressivité. Strasbourg s’en est donné à cœur joie et nous avons trop souvent subi. Bien évidemment il faut être conscient que la SIG a une densité athlétique sur chaque poste qui nous est supérieure, c’est forcement difficile de rivaliser 40 minutes sur cet aspect du jeu. Il y a une certaine forme de logique… Aujourd’hui le problème est clair: à chaque fois que l’on gagne un match, le constat que l’on fait est que dans la semaine qui suit il y a des garçons qui se relâchent. J’avais pourtant prévenu le groupe…Il n’y avait pas assez d’intensité à l’entraînement à mon goût cette semaine donc je ne suis pas trop surpris mais c’est vraiment dommage… » lit-on sur le site de la SIG.

Ouest France indique ce matin que les Choletais pourraient se renforcer de nouveau car son maintien en Pro A n’est toujours pas assuré.

« On va peut-être se poser la question d’en prendre un, histoire de mettre un peu plus de concurrence. »

Victoire contre Hyères : Une bonne opération pour Paris-Levallois

Grâce à sa courte victoire contre Hyères-Toulon (88-84) hier soir, Paris-Levallois consolide sa 6ème place au classement devant Gravelines-Dunkerque. En effet, le club nordiste a craqué contre Nancy (72-83). Cette défaite permet à l’équipe de Frédéric Fauthoux de prendre 3 victoires d’avance sur son poursuivant et ainsi d’aborder sereinement les six prochains match à venir.

Le meneur de poche parisien, Rémi Lesca (1,81m, 26 ans) est revenu après le match sur cette bonne opération pour le club.

« C’est mission accomplie. On pourra toujours parler de la manière, des 84 points encaissés. Je pense qu’après trois matchs en sept jours faire un deux sur trois est une très bonne chose. C’est bien d’avoir validé ce très gros match contre Gravelines qui d’ailleurs ne s’en est pas remis en perdant à la maison contre Nancy. On fait une très bonne opération. »

Le joueur insiste plus particulièrement sur la force de l’équipe dans la raquette avec la paire Louis Labayrie-Vincent Poirier, qui permet selon lui d’assurer les bons résultats du club cette saison. Le PL a dominé le HTV dans ce secteur, 35-26.

« Ca fait un moment que l’on a cette force athlétique à l’intérieur pour gêner, même nos postes 3, Cyril (Eliezer-Vanerot) et Maleye (Ndoye) sont grands. On a six joueurs très grands mais après il faut y aller, il faut mettre de l’intensité. Il y a plein de choses pour avoir des rebonds. Tout le monde donne de l’énergie sur le terrain et au bout d’un moment les adversaires ça les fatigue, ils en ont marre. C’est notre force et on s’appuie beaucoup là-dessus. Il faut essayer de finir au mieux la fin de saison car il y a du niveau dans les quatre premiers et il faudra arriver en confiance en fin de saison. Mais il reste encore six matchs ».

Lors de la prochaine journée, Paris ira du coté d’Orléans, actuellement relégable pour peut- être réaliser la passe de trois.

 

Photo : Karen Mandau

 

 

Bourg-Vichy : La vengeance est un plat qui se mange froid

Battu 86-72 au match aller -lors de la 5ème journée le 12 novembre-, Bourg-en-Bresse n’a fait qu’une bouchée de Vichy-Clermont ce samedi soir.

C’est en effet une sacré fessé qu’a prise l’équipe auvergnate. Premier de Pro B depuis 9 journées consécutives, les Bressans ont mis 40 points (98-58) dans les dents du dernier du championnat. Pourtant les Auvergnats pouvaient nourrir des ambitions lors de ce déplacement dans la salle d’Ekinox de la JL Bourg…

Le 18ème du championnat restait sur deux succès impressionnants contre Lille (3ème), le 31 mars puis contre Charleville (4ème), le week-end dernier (83-61). Mais les Burgiens, eux, étaient prêts à tout pour se venger de la défaite du match aller, la plus grosse de leur saison.

Dans le 1er quart-temps, les deux équipes se sont répondus coup sur coup et le numéro 14 de Vichy-Clermont, Charles-Henri Bronchard, s’est même permis le luxe d’inscrire 9 points, répondant ainsi aux assauts des hommes de Savo Vucevic et notamment de Tomas Kyzlink qui donnait 5 points d’avance à son équipe sur un 3-points, 13-8. Résultat des courses lors des 10 premiers minutes : 20-19 pour la JL.

Mais c’est juste après que la différence s’est faite. Bourg fit mordre la poussière à son adversaire lors du deuxième et du troisième quart-temps, 33-11 et 28-8. Avec un score de 81-40 à l’entame des 10 dernières minutes, la messe était dite et les entraîneurs firent tourner leurs effectifs.

Les Auvergnats se sont fait dominer dans la raquette -36 rebonds à 26- par les deux pivots de Bourg, l’Américain Zachery Peacock et le Sénégalais Youssou Ndoye, 17 points chacun. Mais aussi par le festival offensif à 3-points des Bressans, 14/25 à 56% de réussite. Tout un collectif a répondu présent hier soir et à démontré qu’il méritait sa place de leader.

« J’aime toujours parler des choses positives et ce soir il y en a eu beaucoup. Nous étions très sérieux. Notre équipe a fait son job, nous nous sommes rendus facile ce match »,  a déclaré le coach Savo Vucevic à la Voix de l’Ain après le match. Nous devenons difficiles à jouer en défense et nous avons acquis un style de jeu qui fait que nous devenons presque injouables à certains moments quand nous sommes confiants en défense. Nous avions bien préparé ce match et ça a payé. On a offert un beau basket, un basket « panache » au public tout en restant professionnels, sérieux et en respectant notre adversaire. On a joué un jeu qu’on aime voir dans le basket, appliqué et maîtrisé »

Une belle revanche pour les Bressans qui gardent une victoire d’avance sur leur dauphin, Fos-sur-Mer, qui s’est imposé largement vendredi, 108-73 contre Evreux. La lutte sera sans merci pour décrocher le billet d’accès en Pro A.

crédit photo : LNB

Ousmane Camara (Limoges), faux calme, vrai guerrier

Ousmane Camara (2,02m, 28 ans) ne sera pas élu MVP de la saison de Pro A. Il n’est même pas le meilleur Sénef -les Sénégalais de France-, le trophée s’il existait serait attribué au Chalonnais Moustapha Fall. Mais il fait partie de ces joueurs que l’on préfère avoir avec soi plutôt que de se les coltiner des deux côtés du terrain, de ces joueurs qui font gagner leur équipe sans avoir l’air de vraiment y toucher.

Ousmane est un faux calme, un faux réservé et un vrai guerrier. Hier, lors de la victoire de Limoges sur Le Mans (79-68), il a additionné 16 points sans gâcher un tir (8/8) et 12 rebonds, à la barbe de Moustapha Yarou, Will Yeguete et Petr Cornelie. Lors d’un entretien avec Le Populaire, ce fils d’ouvrier de chez Renault et d’une aide-soignante, né à Mont-Saint-Aignan, en Normandie, la « patrie » de Tony Parker, a avoué qu’il a bien changé depuis une jeunesse tumultueuse.

« Disons que j’ai fait quelques conneries. Il m’est arrivé de casser des voitures ou de me battre. J’ai l’air calme mais je suis un nerveux. Avant, je n’arrivais pas à me contrôler… »

 L’intérieur Limougeaud a été champion de France en 2015, MVP des Finales et cela l’a complètement libéré.
« Camara a fait un grand match », a ainsi déclaré Alexandre Ménard, le coach manceau. « Il était en mode MVP comme lors des finales 2015. »

Pape-Philippe Amagou poursuivait le compliment insistant sur le fait que le capitaine du CSP a été plus spécialement performant dans les moments chauds:

« Ousmane a pris d’importants rebonds défensifs, qui nous ont fait du mal à des moments clé. Les rebonds leur ont permis d’avoir des deuxièmes chances, et ça, tu finis par le payer face à une équipe qui a de bons shooteurs. »

Qu’il est loin ce Ousmane Camara qui faisait rigoler ses potes quand il a débuté le basket à dix-sept ans mais aussi ce Ousmane Camara qui n’était qu’à 4,1 points en moyenne, il y a deux ans, pour sa première saison dans le Limousin. Il est toujours un remarquable rebondeur (6,6) et surtout il est devenu d’une redoutable efficacité offensive (11,7 pts à 54,0%). A tel point qu’au classement des marqueurs français, il devance Moustapha Fall (11,5 pts) et qu’il peut encore détrôner le numéro 1, Nicolas De Jong (12,6).

Prochain étape pour Ousmane Camara? Et si c’était un jour de marquer des trois-points? A cet instant, en 8 saisons professionnelles et 229 matches, il en a tenté juste quatre et transformé aucun.

Photo: Limoges CSP

 

Walter Hodges, sauveur de l’ASVEL

L’ASVEL se souviendra peut-être longtemps de ce panier à trois-points à cinq secondes du buzzer et à sept mètres de son meneur Walter Hodges (19 points à 7/11). C’est grâce à cette séquence qu’elle s’est débarrassée de la JDA Dijon (74-73) et qu’elle peut toujours croire en son étoile pour se qualifier pour les playofffs.

« C’est encore tôt pour savoir si c’est un tournant, mais c’est sûr que si on perdait celui-là, on était très mal embarqué. Parfois dans des saisons, on a des petits coups de pouce favorables comme ce soir », reconnaissait Nicolas Lang en conférence de presse.

Jamais pendant quarante minutes l’ASVEL n’a pu arrêter le meneur dijonnais David Holston (1,73m, 31 ans) qui a utilisé toutes les cartouches disponibles (30 points à 10/25 aux shoots) et la JDA a longtemps, très longtemps mené au score, même si quand on regarde les statistiques finales, on s’aperçoit que Villeurbanne a été supérieure dans presque toutes les catégories.

Oui, l’ASVEL s’en tire bien car si Le Portel a perdu, comme prévu, à Chalon (76-83), une menace venue de Limoges, vainqueur du Mans (79-68) se précise. Rien ne sera donné au champion de France pour intégrer le top-8 et plus ensuite si affinités.

« Gagner ce match de cette manière, c’est assez extraordinaire, mais je pense que l’on méritait dans l’ensemble. On s’est battu pour rester dans le coup tout le long et on a su mettre les tirs qu’il fallait à la fin », a estimé le coach JD Jackson. « Déjà, c’était beaucoup plus cohérent ce soir, avec un niveau de jeu largement supérieur à la semaine dernière. C’est loin d’être fait pour nous, le boulot reste énorme, mais le déclic doit arriver maintenant avec cette victoire, qui doit être un tournant ! On a dix jours pour travailler avant de jouer deux matchs très compliqués à Nancy et Cholet. Maintenant, je ne regarde plus le classement, pour moi, il faut gagner tous les matchs ! »

Quant à Laurent Legname, le coach dijonnais, il se demande si un sorcier vaudou n’a pas jeté un sort à son équipe:

« Je n’ai pas assez de mots pour définir le sentiment que j’éprouve. C’est la huitième fois que l’on perd d’un point… On a été héroïques, comme souvent cette saison, mais on perd… »

 

Photo: FIBA Europe

Nancy s’offre le scalp de Gravelines

Une équipe capable de battre Monaco et Chalon peut bien renverser le BCM Gravelines à Sportica. C’est l’un des paradoxes du SLUC Nancy, bon dernier de la classe, qui laisse très souvent passer sa chance face à des équipes jugées à sa portée mais qui peut accrocher quelques caïds à son tableau de chasse.

Il fallait évidemment que le BCM ne soit pas à son meilleur pour se faire cueillir à domicile (63-72) avec une gabegie à trois-points (4/22) sachant que c’est Kyle Gibson (20 points) qui les a tous marqués. Son peu d’entrain lui valu d’ailleurs les sifflets de quelques supporters à sa sortie.

Au contraire, le SLUC (12-27) se montra particulièrement inspiré dans cet exercice tout en pouvant compter sur un excellent Elton Brown (2,06m, 33 ans) à l’intérieur, 12 points et surtout 17 rebonds à lui seul, sans avoir le temps de se reposer une seconde.

Trop souvent les Lorrains ont craqué cette saison dans le money time mais pas cette fois, Demond Mallet et Ebi Ere lui offrant les paniers bonifiés pour décoller définitivement.

Le SLUC est encore très loin d’être sauvé, du moins les faire-part de décès ne sont toujours pas imprimés.

 

 

Pro B: Lille-Blois, un duel au sommet

Blois et Lille s’affrontent ce samedi dans un duel au sommet de la 28ème journée de Pro B.  Si la dynamique des Lillois, -3èmes- paraît meilleure que celle de leur adversaire -Blois est 6ème et a perdu ses deux derniers matchs-, le club nordiste compte de nombreux blessés dans ses rangs avant de disputer cette rencontre.

En premier lieu, l’ailier Thomas Ceci-Diop (1,94m, 25 ans) -un des joueurs les plus utilisés par l’entraîneur Nedeljko Asceric et le plus adroit au shoot à 3-points (34 %)- ne pourra pas jouer la fin de saison après sa rupture complète du ligament croisé antérieur du genou droit contre l’Hermine de Nantes. De plus, le jeune meneur de grande taille Luka Asceric (2,02m, 20 ans) et fils du coach, a été victime d’un arrachement osseux également contre l’Hermine. Enfin, l’ancien NBAer Dequan Jones (2,03m, 26 ans, en 2012-2013 au Magic d’Orlando) n’a plus joué depuis la 21ème journée de Pro B. Il s’était mis en avant lors du match aller où il avait planté 29 points.

Mais malgré cette vague de blessures, le directeur exécutif du club, Wilfried Duchemin, a déclaré rester confiant en cette fin de saison.

« Le groupe a été épargné depuis le début de saison, c’est déjà ça, explique-t-il. Mais c’est vrai que cette accumulation de pépins arrive au mauvais moment. On ne va pas se plaindre parce que ce n’est pas notre genre. On mérite de jouer les playoffs, alors on va tout donner pour y parvenir, même s’il faut redoubler d’efforts !  » à t-il déclaré à la Voix du Nord

De son coté, l’ADA Blois est la sensation de l’année en Pro B. Champion de Nationale 1 la saison dernière, l’équipe du fils de Jacques Monclar, Benjamin (1,91m, 28 ans) est actuellement à la 6ème place du classement, synonyme de qualification pour les playoffs d’accession en Pro A. Pourtant la dynamique est moins bonne depuis quelque temps pour les Blésois.

Ce qu’a confirmé le coach Mickaël Hay à La Nouvelle République:

« C’est vrai que c’est plus compliqué pour nous en ce moment. Je note une forme de décompression, légitime ou non. Il y a moins d’investissement individuel, moins d’engagement. On défend moins, on prend plus de points. Offensivement, nous avons moins d’adresse, car il y a moins de cohérence, on se précipite… C’est difficile de taper sur les joueurs, vu ce qu’ils ont fait avant, mais ce serait dommage de finir le championnat comme ça. »

crédit photo: Nguyen Photos