Entre deux Livenews

Hervé Dubuisson, le Blanc qui sautait par-dessus les buildings

Un film de quarante minutes -qui est aussi un DVD/book- de Nicolas Venancio racontant l’été de 1984 d’Hervé Dubuisson, shooteur de légende du basket français, va sortir prochainement.

1984, c’est l’année où dans la foulée des Jeux Olympiques de Los Angeles, le Nordiste participe à une summer league NBA dans le New Jersey, avec le maillot des Nets, et en compagnie du Brésilien Oscar Schmidt, une autre shooting machine.

Il est nécessaire de rendre à César ce qui lui appartient. L’accroche « The White Man Who Jumps Above Buildings » est la paternité d’un journaliste italien, Giorgio Gandolfi.

A cette époque, les Etats-Unis et l’Europe s’ignorent superbement. Rares sont les Européens, à commencer par les journalistes de basket, qui ont des contacts avec la NBA. Giorgio Gandolfi, qui a commencé sa carrière en 1976, en fait partie. Il découvre le All-Star Game NBA, les NBA Finals, la NCAA, autant d’univers inconnus, et fait partager ses explorations aux périodiques italiens, Giganti del Basket, La Gazzetta dello Sport, Il Corriere dello Sport, et aussi plus tard à Maxi Basket en France, tout en publiant plusieurs ouvrages sur les sports américains.

Plus remarquable encore pour l’époque, il donne des éclairages sur le basket européen aux lecteurs américains et c’est ainsi qu’en 1979, il écrit une petite chronique sur les joueurs européens les plus talentueux pour le Street & Smith’s Official Yearbook, un guide NCAA, à l’occasion d’une présentation des Jeux de Moscou auxquels ni les Américains –le futur Limougeaud Michael Brooks, récemment décédé, était le capitaine de l’équipe-, ni les Français finalement ne participèrent. Les uns pour ne s’être pas qualifiés, les autres pour les avoir boycottés.

Et c’est dans ce guide annuel que Giorgio Gandolfi emploiera cette expression imagée pour qualifier Hervé Dubuisson alors âgé de 22 ans, qui était devenu célèbre en Europe pour sa détente, son équilibre en l’air, ses dunks acrobatiques et son sens du spectacle en général.

L’expression sera ensuite reprise dans le numéro 1 de Maxi-Basket en septembre 1982, et elle revient donc à la lumière trente-huit ans plus tard.

La page facebook du film est à découvrir ici.

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