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Message d’espoir au SLUC Nancy

 

C’est acté : le SLUC Nancy sera en Pro B à la rentrée prochaine. Cela fait tout drôle car il s’agit du club français numéro 1 sur la période 2005-2011 avec un fantastique tir groupé de cinq finales de playoffs dont deux couronnées de succès. Il y a six ans, le SLUC disputait l’Euroleague avec Nicolas Batum comme propulseur nucléaire. Il y a deux ans, il était encore en demi-finale des playoffs.

On ne va pas revenir sur les raisons sportives et les guerres intestines qui ont amené à cette chute brutale mais plutôt délivrer un message d’espoir aux Nancéens.

Premièrement, c’est arrivé à beaucoup d’autres d’avoir à faire pénitence. Ils ne sont que sept clubs à n’être jamais descendus une fois leur accès au club privilège que constitue la Pro A.

Au-dessus du lot, il y a l’ASVEL, qui remporta son premier titre en 1949 et qui a acheté une concession à perpétuité en première division. Cholet Basket est membre de la Ligue depuis sa création et ne l’a pas quitté depuis. Cela fait donc trente ans. Le BCM Gravelines-Dunkerque est arrivé la saison suivante et malgré quelques nuages noirs est toujours demeuré à bord. Pour l’Elan Chalon (1996), et surtout Orléans Loiret Basket (2006), Nanterre 92 (2011) et bien sûr l’ESSM Le Portel (2016), c’est plus récent.

Tous les autres ont connu leur traversée du désert. La plus spectaculaire, c’est celle du leader actuel de la Pro A, l’AS Monaco. En 1991 le club de la principauté terminait bon dernier avec seulement trois victoires pour refaire surface vingt-quatre  ans plus tard par la bonne grâce d’un mécène ukrainien.

La SIG Strasbourg a connu plusieurs va-et-vient avant de se stabiliser. Le Mans Sarthe Basket, sociétaire de l’élite depuis 1962 sous le nom de SCM, réputé pour sa stabilité a connu tout de même trois saisons de purgatoire en Pro B.

Paris a changé plusieurs fois d’appellation mais la capitale est bel et bien elle aussi tombée dans l’antichambre en 2008.

Et tout le monde connaît les déboires des deux superpuissances, le Limoges CSP et l’Elan Pau-Lacq Orthez, qui gavés de titres, ont fait le grand plongeon –surtout Limoges qui est descendu jusqu’en N1- et qui ont même disputé leur fameux clasico un temps en Pro B.

Remarquons le dénominateur commun: la purge leur a fait le plus grand bien à ces clubs, re-dynamisant chacune de ses composantes.

Quantité de clubs de la Pro B actuelle ont connu l’ivresse des cimes avant de revenir sur les planchers des vaches. Plus particulièrement, Charleville, Denain, Nantes, Roanne (champion de France il y a tout juste dix ans) et Vichy sont des « grands noms du basket français » toujours au purgatoire. Bourg-en-Bresse vient d’en sortir.

 

La culture basket et un centre de formation performant

Le SLUC a plusieurs motifs d’espoirs. Contrairement à la très grande majorité des villes de Pro B, Nancy et sa zone urbaine (435 000 habitants) sont de bonne taille. Le Palais des Sports de Gentilly et ses six mille sièges demeure l’une des plus vastes arènes du basket français et les affluences, même en temps de crise –et même s’il a fallu parfois recourir aux invitations- sont depuis sa rénovation parmi les meilleures de Pro A. La culture basket a imprégné toutes les strates de la société nancéenne. Un point fondamental.

Enfin, le président Marc Barbé, qui a reconduit Greg Beugnot pour deux ans comme coach est disposé à changer les mentalités. Le SLUC possède l’un des tout meilleurs centres de formation avec des titres nationaux en espoirs et en cadets. Qui archi-domine le championnat cette saison avec 31 victoires en 32 matches ? Le SLUC. Et qui ne leur a offert que 2% du temps de jeu ? Toujours le SLUC. D’ailleurs la passerelle n’a jamais existé du temps de l’ère Jean-Luc Monschau. Pas d’équivalents aux Boris Diaw, aux frères Piétrus à Elie Okobo à Pau, à Fabien Causeur et Ian Mahinmi au Havre, ni à Franck Ntilikina à Strasbourg. Une incongruité car le but prioritaire d’un centre de formation, c’est quand même bien d’alimenter l’équipe pro et si possible avec des prospects internationaux.

Alors qu’il ne lui reste plus que Gary Florimont sous contrat, le SLUC pourra ainsi s’appuyer sur quelques jeunes pouces pour sa reconstruction, même si le rassemblement de joueurs français et étrangers rompus aux joutes de la Pro B est le meilleur moyen de ne pas s’y éterniser. On pressent que ça sera le cas.

Photo: Nicolas Batum (Euroleague)

 

 

 

 

 

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  • Xavito04 dit :

    A fond derrière le SLUC l'an prochain !
    Pas de soucis pour moi s'il n'y a pas la montée en ProA dès l'an prochain, si la direction et le staff appliquent réellement leur volonté de miser sur les jeunes du centre de formation (en avoir au-moins 4 dans la rotation) : à moyen terme, le SLUC en sortira gagnant.
    Bonne chance au SLUC !