Les articles sur "limoges"

Ousmane Camara (Limoges), faux calme, vrai guerrier

Ousmane Camara (2,02m, 28 ans) ne sera pas élu MVP de la saison de Pro A. Il n’est même pas le meilleur Sénef -les Sénégalais de France-, le trophée s’il existait serait attribué au Chalonnais Moustapha Fall. Mais il fait partie de ces joueurs que l’on préfère avoir avec soi plutôt que de se les coltiner des deux côtés du terrain, de ces joueurs qui font gagner leur équipe sans avoir l’air de vraiment y toucher.

Ousmane est un faux calme, un faux réservé et un vrai guerrier. Hier, lors de la victoire de Limoges sur Le Mans (79-68), il a additionné 16 points sans gâcher un tir (8/8) et 12 rebonds, à la barbe de Moustapha Yarou, Will Yeguete et Petr Cornelie. Lors d’un entretien avec Le Populaire, ce fils d’ouvrier de chez Renault et d’une aide-soignante, né à Mont-Saint-Aignan, en Normandie, la « patrie » de Tony Parker, a avoué qu’il a bien changé depuis une jeunesse tumultueuse.

« Disons que j’ai fait quelques conneries. Il m’est arrivé de casser des voitures ou de me battre. J’ai l’air calme mais je suis un nerveux. Avant, je n’arrivais pas à me contrôler… »

 L’intérieur Limougeaud a été champion de France en 2015, MVP des Finales et cela l’a complètement libéré.
« Camara a fait un grand match », a ainsi déclaré Alexandre Ménard, le coach manceau. « Il était en mode MVP comme lors des finales 2015. »

Pape-Philippe Amagou poursuivait le compliment insistant sur le fait que le capitaine du CSP a été plus spécialement performant dans les moments chauds:

« Ousmane a pris d’importants rebonds défensifs, qui nous ont fait du mal à des moments clé. Les rebonds leur ont permis d’avoir des deuxièmes chances, et ça, tu finis par le payer face à une équipe qui a de bons shooteurs. »

Qu’il est loin ce Ousmane Camara qui faisait rigoler ses potes quand il a débuté le basket à dix-sept ans mais aussi ce Ousmane Camara qui n’était qu’à 4,1 points en moyenne, il y a deux ans, pour sa première saison dans le Limousin. Il est toujours un remarquable rebondeur (6,6) et surtout il est devenu d’une redoutable efficacité offensive (11,7 pts à 54,0%). A tel point qu’au classement des marqueurs français, il devance Moustapha Fall (11,5 pts) et qu’il peut encore détrôner le numéro 1, Nicolas De Jong (12,6).

Prochain étape pour Ousmane Camara? Et si c’était un jour de marquer des trois-points? A cet instant, en 8 saisons professionnelles et 229 matches, il en a tenté juste quatre et transformé aucun.

Photo: Limoges CSP

 

Playoffs: le perdant de la soirée est… Le Mans

Dans la lutte pour le ou les derniers tickets pour les playoffs, le grand perdant de la soirée est Le Mans. Le cas de Villeurbanne est en suspens jusqu’à cet après-midi et son déplacement (très) périlleux à Monaco.

Après Le Portel, auteur d’un exploit à Pau (75-67), c’est Limoges parmi les prétendants qui a assuré le gain du match contre la lanterne rouge, Nancy (95-74).

« Ces Lorrains ont lutté avec leurs moyens mais ils sont extrêmement faibles », écrit ce matin Le Populaire. « Individuellement, le CSP était largement supérieur. Et ce sont justement les individualités limougeaudes qui, pour l’essentiel, ont fait la différence. Wood a été intenable, Camara guerrier et Prepelic précieux. C’était largement suffisant pour s’offrir la peau bien mitée des Cougars nancéiens. Vujosevic en a même profité pour donner du temps de jeu Romain Duport pour la première fois cette saison. En 8 minutes, il s’est fendu de 4 points à 100 % et 4 rebonds ! »

Gravelines aussi à fait le métier face justement au Mans (75-72) grâce principalement à la paire Richard Solomon (11 des 13 premiers points du BCM, 9 rebonds au total) et Justin Cobbs (22 points, 26 d’évaluation). Même si Shannon Shorter (17 points) a eu la balle d’égalisation dans les mains.

« Pour moi, on perd ce match en première mi-temps. On ne voulait pas prendre plus de 72 points ici. À la pause, on en avait déjà encaissé 44″, commente le coach manceau Alexandre Ménard pour Ouest France, ajoutant à propos de Justin Cobbins: « Au début, on le laissait trop souvent cavaler d’un cercle à l’autre. On a varié les défenseurs et les défenses sur lui pour tenter de le priver de ballons, mais il a été très bon, comme souvent. »

Alexandre Ménard ne veut pas jeté le bébé avec l’eau du bain, assurant:

 » Tant qu’il y aura un espoir, comptez sur nous pour nous battre jusqu’au bout. »

Il n’empêche qu’à 8 journées de la fin, Gravelines (15 victoires) a creusé un écart quasi décisif, que Le Portel (13) et Limoges (12) sont en embuscade derrière ou à égalité de l’ASVEL (13 ou 14 victoires en fonction de son résultat à Monaco) et que Le Mans (11) ne va vraisemblablement pas participer une 21e fois consécutive aux playoffs et n’aura que la finale de la Coupe de France pour éviter que sa saison soit complètement foirée.

Photo: Wilfried Yeguete, Le Mans (FIBA Europe)

Limoges sur la piste de Vincent Poirier (Paris-Levallois)

Le Limoges CSP a trouvé au coaching le successeur de Dusko Vujosevic en la personne du Franco-Américain Kyle Milling.

Au chapitre des joueurs, ce sera la grande reconstruction puisque selon Le Populaire, seul Fréjus Zerbo pourrait être conservé.

Le quotidien de la Haute-Vienne ajoute que le CSP est sur la piste de Vincent Poirier (2,13m, 23 ans) qui accompli une excellente saison sous le maillot du Paris-Levallois (10,7 pts, 8,1 rbds) ajoutant que le club n’est évidemment pas le seul en course et qu’il serait handicapé s’il ne dispute pas de coupe d’Europe la saison prochaine.

William Howard (2,02m, 23 ans, 10,6 pts avec 40,7% à trois-points) actuellement au HTV avec Kyle Milling serait également sur les tablettes de la paire Frédéric Forte (président)-Olivier Bourgain (directeur sportif).

Photo: FFBB

Kyle Milling sera bien le prochain entraîneur du CSP Limoges

Sur Twitter, David Cozette vient de confirmer l’information, l’actuel coach de Hyères-Toulon rejoindra bel et bien le club présidé par Frédéric Forte la saison prochaine. Lire la suite »

Dijon a fait un bond vers le maintien, Limoges vers les vacances

Dans un championnat aussi instable, il faut éviter d’être péremptoire mais disons que la JDA Dijon a fait hier soir un bond vers le maintien en s’imposant largement au Limoges CSP (93-74), surtout avec les défaites d’Antibes et Orléans.

La JDA doit une fière chandelle à sa paire américaine constituée du deuxième arrière Ryan Brooks (1,93m, 27 ans) et de l’ailier-fort Isaiah Miles (2,01m, 26 ans). A eux deux, ils ont cumulé 50 des 93 points de l’équipe en transformant 16 de leurs 17 shoots. En fait, seul Miles n’a pas atteint la perfection loupant l’un de ses cinq shoots à trois-points. Personne dans la capitale de la Bourgogne ne lui en voudra, surtout pas son coach Laurent Legname, aux anges :

« Ce soir, je suis un coach heureux et pleinement satisfait de la prestation fournie par mon équipe », a t-il commenté en conférence de presse, propos repris par Le Bien Public. « On a débuté le match idéalement, en étant en place défensivement. Ca nous a permis d’avoir beaucoup de rythme, et beaucoup de situations de jeu rapide. C’était le meilleur moyen de repartir avec de la confiance après la prestation d’Antibes. Comme ça, les joueurs n’ont pas douté. »

Quant au CSP, les espoirs nés de la venue de Jerome Randle et de Joseph Jones (2 victoires de suite sur Gravelines et Antibes) se sont très vite évanouis. Après Le Portel (-21), les Limougeauds viennent de prendre une deuxième gifle à l’extérieur entrecoupée d’une claque à Beaublanc contre Paris-Levallois. Ni Randle (7 points) ni Jones (6 points) n’ont servi de sauveurs.

« C’est une nouvelle défaite qui fait très mal, » concède Ousmane Camara. « On a fait un début de match catastrophique. On prend trente points dans le premier quart. On arrive à revenir sur la défense et on reprend 32 points dans le troisième quart. On ne peut pas gagner quand on en prend autant. Les playoffs s’éloignent un peu plus, mais il faut y croire. On avait notre chance, mais on l’a laissée passer. »

De fait, s’il ne faut jurer de rien, atteindre le top-8 semble au-dessus des forces du CSP. La greffe n’aura jamais pris avec le coach Vule Vusojevic et il ne reste plus que neuf matches pour faire mentir ce constat.

 

Photo: Laurent Legname (JDA Dijon)

Jerome Randle (Limoges): « Je n’ai pas encore trouvé mon rôle »

On se doutait bien à la vue de ses dernières prestations et de son regard un peu perdu que Jerome Randle (1,75m), le nouvel Américain du Limoges CSP, n’était pas complètement satisfait de son sort. Il vient de le confirmer à France Bleu Limousin :

« C’est différent parce qu’en Australie, j’étais libre. On me demandait de faire du « Jerome Randle ». Faire des passes, marquer, faire du « run and gun ». L’entraineur me mettait en position de pouvoir créer pour mes coéquipiers. On savait ce dont on avait besoin pour gagner. Ici, on a déjà les joueurs pour faire ça. On peut faire la même chose. On doit juste bouger un peu plus. J’essaye de trouver mon rôle. Mais je ne l’ai pas encore trouvé. »

En quatre matches de Pro A, Jerome Randle en est à 10,0 points à 35,1% de réussite lui qui tournait à 21,3 points avec Adelaide dans le championnat australien dont il fut le MVP.

« Tout le monde met beaucoup de pression parce que Joseph (Jones) et moi sommes arrivés. Tout le monde se dit, « ils vont sauver la saison ». Mais ce n’est pas facile à faire ! Nous n’étions pas avec l’équipe. Cela prend du temps de trouver la bonne alchimie dans une équipe de basket. Tu ne peux pas mettre la pression à deux joueurs pour qu’ils changent tout. On doit trouver le moyen de s’aider les uns les autres en tant qu’équipe, ne pas paniquer et faire les choses ensemble. »

Jerome Randle assure qu’il fera tout ce qui est son pouvoir pour réussir avec le CSP car il déteste perdre par-dessus tout.

L’émission « Quotidien » fait une comparaison entre la NBA et… Limoges

Quotidien, l’émission d’infotainment présentée par Yann Barthès sur TMC, s’est amusé à comparer le basket en NBA et celui en Pro A, à Limoges

« Hier soir y avait aussi du basket en France avec un classique du championnat de France Limoges – Paris Levallois, c’était forcément très chaud. Mais alors est ce que le basket est plus chaud en France qu’aux Etats Unis, on a voulu comparer, et 1er constat dans les deux pays on affiche clairement la ville où on joue, c’est écrit ici la Ville de Limoges, aux Etats Unis c’est un peu moins discret. »

Jacques Monclar, Frédéric Weis, les mascottes de San Antonio et du CSP sont en guest stars.

C’est très drôle et Limoges tire sont épingle du jeu.

A découvrir ici.

 

Johan Petro : « Il a fallu que je subisse une opération à coeur ouvert »

Après sa carrière en NBA de 2005 à 2013 (4,7 pts et 3,9 rbds en 473 matches) et 6 matches en Chine, Johan Petro (2,13m, 31 ans) était revenu en Europe, pour disputer l’EuroBasket de 2013 en Slovénie et à Limoges, où il n’a pas eu le rendement escompté (6,9 pts et 3,8 rbds en 11 matches) même si le CSP avait conquis le titre national. Son comportement sur le terrain notamment son laxisme défensif avait même été sévèrement critiqué. Comme justification, l’Antillais avait prétexté des problèmes de dos.

Il avait fait ensuite des séjours dans le championnat de Porto-Rico en profitant d’une naturalisation… dominicaine. Le 24 février dernier, on apprenait son engagement avec Sioux Falls, une équipe de D-League. C’est là où L’Equipe l’a contacté et a appris les raisons de ce parcours chaotique.

« Après Limoges, j’ai pris quelques mois d’arrêt  à cause du dos puis je suis allé soigner ce problème-là. Puis je suis allé à Porto-Rico (printemps 2015). Et à l’automne, j’ai commencé le camp d’entraînement des New York Knicks. Là, ils ont vu que j’avais un problème au cœur comme celui de Ronny Turiaf. Du coup, il a fallu que je subisse une opération à cœur ouvert en octobre avec pontage et tout ! Ce n’est pas rien. Mais pour ne pas m’alarmer je l’ai pris comme si c’était une opération du genou ou de la cheville. Je n’avais que vingt-neuf ans quand c’est arrivé et je savais que j’avais des années de carrière derrière. Il fallait bien faire les choses. »

Le fait que Johann Petro ait passé avec succès les tests médicaux de la ligue prouve qu’il est en bonne santé. Il n’a joué pour l’instant que deux matches et 9 minutes en D-League.

 

Photo : FFBB

Freddy Fauthoux sur son retour à Limoges : « Je ne m’attends pas à recevoir des fleurs »

Dans la liste des têtes de Turc de Beaublanc, Freddy Fauthoux figure au premier rang, en compagnie d’autres Palois, l’ancien président Pierre Seillant, les frères Didier et Thierry Gadou et l’ancien coach Claude Bergeaud.

Demain, le Landais retourne dans l’œil du cyclone non pas sous les couleurs du Béarn mais comme coach du Paris-Levallois. Il a répondu avec un mélange d’humour et de provocation aux questions du Populaire.

« Peut-être qu’ils ne vont pas me reconnaître. (rire) Mais je ne m’attends pas à recevoir des fleurs… L’accueil devrait être un peu le même que par le passé… », estime t-il avec lucidité.

Ce sont davantage ses propres joueurs qui risquent d’être surpris par la réaction du public limougeaud à son égard. Quand on lui demande si ceux-ci connaissent son histoire vis à vis du CSP, il répond dans un clin d’œil :

« Il la connaissent mais ne la mesurent pas. (rire) Il n’y a que Lesca (NDLR: Rémi Lesca est Landais comme lui) qui sait… On n’en a pas encore parlé ensemble (l’interview a eu lieu jeudi). Les semaines sont déjà longues pour nous qui jouons qu’une fois par semaine, alors si on se chauffe dès le jeudi pour un match le lundi… »

On a vu plusieurs joueurs passé d’un camp à l’autre, mais Freddy Fauthoux, est-ce possible ?

« Pas du tout. Je suis très bien où je suis. Au tout début, j’aurais voulu être sur le banc de Pau, j’avais même déposé ma candidature, mais on m’a expliqué que ce n’était pas possible. Aujourd’hui, je découvre un nouvel environnement où je me sens bien. Pourquoi changer ? Après, peut-être qu’un jour, j’irais à Limoges. Mais ce sera vraiment si je n’ai plus rien depuis un moment. (rire) »

Les supporters inconditionnels du CSP seront rassurés. Et… Vivement demain ! L’adrénaline de l’ancien meneur de l’Elan Béarnais va atteindre le même taux que dans les années quatre-vingt et quatre vingt-dix. Et celui des supporters limougeauds aussi.

Photo: Paris-Levallois

Dusko Vujosevic nommé coach de la Bosnie-Herzégovine

Selon les médias du pays, l’actuel coach monténégrin du Limoges CSP Dusko Vujosevic, 58 ans, vient d’être nommé coach de l’équipe nationale de Bosnie-Herzégovine. Vujosevic devrait quitter son poste d’entraîneur du CSP à la fin de la saison.