Les articles sur "Nancy"

Tariq Kirksay : « La gentillesse des dirigeants du SLUC me manque »

 

L’Est Républicain a contacté Tariq Kirksay, qui a 37 ans (il est né le 7 septembre 1979 à New York) est un joueur encore très actif à Iberostar Tenerife, troisième du championnat espagnol, à une victoire du Real Madrid et de Valence, et qualifié tout comme Monaco pour le Final Four de l’EuroChallenge que l’équipe des Canaries aura l’avantage d’organiser. Arrivé en cours de saison, le Franco-Américain y tient un rôle d’appoint: 4,8 points, 2,9 rbds et 1,0 pds en 9 matches et 16 minutes de moyenne.

Rappelons que c’est la Pro B (Besançon, Rueil, Bourg-en-Bresse) qui a révélé le Newyorkais qui a ensuite passé trois saisons (2004 à 2007) au SLUC Nancy, malheureusement pour lui ponctué par trois échecs en finale des playoffs. Comme naturalisé, Tariq Kirksay a disputé l’Euro de 2007 avant de pas mal bourlingué avec notamment un séjour en Angola.

« Je reste bloqué à… 29 ans.  J’ai un deal avec Dieu, » répond t-il au quotidien nancéen lorsqu’il évoque avec lui sa longévité. « J’ai une femme en or qui organise tout à la maison. J’essaie de bien manger et surtout de bien récupérer. Et comme j’ai toujours envie de jouer, que ce soit en Angola ou à Ténérife dans une équipe remarquablement construite dans un championnat très difficile… »

L’homme à l’éternel bandeau en profite pour faire un appel du pied au SLUC Nancy:

« La gentillesse des dirigeants du SLUC me manque. J’aimerais revenir à Nancy, plus tard, dans un rôle différent ».

Photo: FIBA Europe

Nancy s’offre le scalp de Gravelines

Une équipe capable de battre Monaco et Chalon peut bien renverser le BCM Gravelines à Sportica. C’est l’un des paradoxes du SLUC Nancy, bon dernier de la classe, qui laisse très souvent passer sa chance face à des équipes jugées à sa portée mais qui peut accrocher quelques caïds à son tableau de chasse.

Il fallait évidemment que le BCM ne soit pas à son meilleur pour se faire cueillir à domicile (63-72) avec une gabegie à trois-points (4/22) sachant que c’est Kyle Gibson (20 points) qui les a tous marqués. Son peu d’entrain lui valu d’ailleurs les sifflets de quelques supporters à sa sortie.

Au contraire, le SLUC (12-27) se montra particulièrement inspiré dans cet exercice tout en pouvant compter sur un excellent Elton Brown (2,06m, 33 ans) à l’intérieur, 12 points et surtout 17 rebonds à lui seul, sans avoir le temps de se reposer une seconde.

Trop souvent les Lorrains ont craqué cette saison dans le money time mais pas cette fois, Demond Mallet et Ebi Ere lui offrant les paniers bonifiés pour décoller définitivement.

Le SLUC est encore très loin d’être sauvé, du moins les faire-part de décès ne sont toujours pas imprimés.

 

 

Pro A : victoire très importante pour Orléans face à Nancy

Au fond du classement de Pro A, Orléans, Nancy, Antibes et Cholet sont en pleine opération maintien et l’OLB, à domicile, affrontait le SLUC ce samedi soir dans le cadre de la 24e journée de championnat. . Lire la suite »

Nancy-Orléans: malheur au vaincu !

C’est sinon LE match de l’année, du moins le match à ne pas perdre. Orléans reçoit ce soir Nancy. Ce sont les deux derniers de la classe avec six victoires qui ont vu sans doute avec soulagement Antibes s’incliner hier soir à Dijon (52-61). Le vainqueur de ce duel rejoindra ainsi les Sharks au niveau supérieur.

Le SLUC aborde ce choc sur un bel élan, deux victoires précieuses, à Cholet et devant Dijon. L’OLB a fait de la résistance à Villeurbanne (78-82) mais mathématiquement ça ne sert à rien et quand on est ainsi en queue de peloton, c’est sympa de recevoir des compliments mais c’est indispensable de gagner.

« Il faut confirmer dans le jeu, dans l’investissement, en défense, dans la volonté de jouer collectivement… », commente Gregor Beugnot à L’Est Républicain. « Orléans est une équipe qui se bat, une équipe dangereuse, qui peut poser des problèmes par le tir ou par son agressivité. Nous devrons faire énormément d’efforts défensifs et ce, dès le départ de leurs attaques. J’espère que nous serons dans le même état d’esprit que contre Dijon, équipe à laquelle Orléans peut parfois ressembler ».

La Rep a demandé de son côté à Kyle McAlarney, l’Américain de l’OLB, si ce face à face est déterminant :

« Le match le plus important de la saison, pour nous, est toujours le suivant. Et c’est comme ça depuis un mois à peu près. Parce que c’est Nancy et qu’ils sont à égalité avec nous en bas de classement, c’est encore plus important. On veut les battre et gagner le goal-average (l’OLB a perdu de 7 points à l’aller, 72-65). On ne le voit pas comme un match qu’on devrait gagner mais on sait qu’on est une bonne équipe et on connaît notre talent et notre niveau. Si on avait bien joué toute la saison, on ne serait pas là où on est. Donc, on veut battre ces équipes qui sont nos concurrents directs. Et c’est juste une histoire de confiance. Si on gagne, ça va nous lancer pour la dernière ligne droite. On n’a pas gagné depuis longtemps (le 13 janvier à Dijon). Donc, pour l’instant, c’est le match le plus important de la saison, oui. On a besoin de ressentir la victoire. On en a vraiment besoin. »

Photo: Nguyen Photographies

Greg Beugnot (Nancy): « Jonathan Jeanne a compris ce que l’on attendait de lui »

Dans une interview au site de la LNB, Gregor Beugnot analyse le challenge qu’il s’est donné en succédant à Alain Weisz à la tête du SLUC Nancy. Même si les Nancéens sont loin d’être tirés d’affaire, ils viennent de gagner deux fois de rang (Cholet et Dijon) et vont livrer demain une bataille sans merci à Orléans qui partage avec eux la lanterne rouge.

Le coach du SLUC évoque notamment les progrès de Jonathan Jeanne (2,17m, 19 ans), prêté par Le Mans en cours de route cette saison, et qui a réalisé face à Dijon sa meilleure performance de sa courte carrière professionnelle : 11 points à 5/6 aux shoots et 4 rebonds en 14 minutes.

« Il est dans la caractéristique de mon équipe. Quand il est arrivé, il voulait prouver. Il forçait certaines situations. Et avant la trêve je lui ai dit : « gamin, tu vas droit dans le mur. Quand tu seras au fond du trou, je viendrai te tendre la main et tu écouteras. » C’est ce qu’il s’est passé. Il a eu trois semaines catastrophiques tant dans sa gestion que dans le jeu. Depuis, il a compris ce qu’on attendait de lui. Avec son peu de vécu, il a compris ce qu’il avait à faire en très peu de temps. Il le fait avec beaucoup de générosité et d’investissement. Je suis très content qu’il en touche les dividendes. Ca ne peut que le rassurer et c’est génial pour nous. Il commence à faire l’unanimité auprès de ses coéquipiers. Ca le responsabilise. Et il est beaucoup moins brouillon, il sait prendre ses responsabilités aux moments opportuns. C’est très intéressant. Sur les deux derniers matches il a une énorme rentabilité par rapport à son temps de jeu.  Si Jonathan continue comme cela, il va grappiller encore quelques minutes. Cela évitera de tirer toujours sur les mêmes, Marc Trasolini étant le seul vrai poste 4 de l’équipe. »

Photo: FFBB

Et si impossible n’était pas nancéen?

Et si impossible n’était pas nancéen ? A l’agonie, il y a une semaine, le SLUC vient de battre coup sur coup Cholet (85-82) à la Meilleraie puis Dijon, hier soir à Gentilly devant 5 100 spectateurs en récupérant le point-average (87-70). Deux succès d’affilée, ça ne lui était pas arrivé depuis janvier 2016 avec des victoires sur Paris puis Rouen.

A ce jour, le SLUC est toujours relégable mais n’est plus lanterne rouge du fait qu’il possède un point-average positif sur Orléans, son prochain adversaire le samedi 25 mars, et Antibes est dans le viseur puisque les Azuréens comptent une seule victoire d’avance.

Les Nancéens peuvent remercier leur Espagnol Alex Urtasun (1,95m, 32 ans, 22 points à 7/7 et 27 d’évaluation) qui a pris les choses en mains lorsque la courbe des événements était négative et c’est grâce à ses dix points en quatre minutes que le SLUC en possédait onze d’avance à la pause (51-40). C’est encore lui qui scora à bon escient dans le dernier quart-temps pour se débarrasser une bonne fois pour toutes de teigneux Dijonnais.

11 points Jonathan Jeanne

La victoire des Lorrains ne souffre d’aucune contestation comme l’indique l’évaluation finale (104-69) ou encore la différence dans la réussite aux shoots (62,3% contre 41,7%).

« Cette victoire concrétise nos efforts à l’entrainement mais il faut être encore plus constants sur 40 minutes. Il faut tout tenter pour avoir zéro regrets…C’est bien mais ce n’est pas encore suffisant pour le maintien. C’est encore un long chemin » a déclaré le coach Greg Beugnot en conférence de presse.

Cette soirée a vu par ailleurs Jonathan Jeanne (2,18m) réussir le meilleur match de sa jeune carrière avec 11 points à 5/6 aux shoots -dont un magnifique alley-oop- et un coast to coast conclu d’un dunk, plus 4 rebonds, le tout en 14 minutes. Le Guadeloupéen a eu droit aux félicitations du patron.

” Il a l’insouciance de ses 19 ans. Il est dissuasif  en fin de match. Il a trouvé la bonne mobilité dans ses déplacements. Je lui fais entièrement confiance…”

Photo : Alex Urtasun (LNB)

Greg Beugnot (Nancy) : « Je pense qu’il va falloir onze victoires pour se maintenir »

Nancy s’est rattrapé par une branche et a endigué une chute qui paraissait inexorable alors que Cholet a perdu une belle occasion de se mettre à l’abri d’une désillusion finale. C’est peu dire que cette victoire du SLUC à La Meilleraie (85-82) est importantissime.

La précision des Choletais derrière la ligne (13/32) n’aura cette fois par suffi. Leur forcing dans le dernier quart-temps et leur avance de huit points à deux minutes de la fin (82-74) non plus. La paire constituée par Brion Rush (20 points et 9 passes) et Mark Trasolini (18 points et 5 rebonds) a fait des dégâts et au final Demond Mallet a mis les lancers qu’il fallait.

Dans Ouest-France, le coach Philippe Hervé explique ces déboires par « une semaine compliquée. Et ça m’énerve. On n’a pas pu préparer ce match de la meilleure des manières. Parce qu’il y a eu des absences : Gary (Bell), Jo (Rousselle), moi-même. Et puis finalement Jerry (Boutsiele), vendredi (touché au mollet et forfait) car fauché involontairement par Angel (Rodriguez) »

Quant à Greg Beugnot, son confrère du SLUC, après avoir félicité Jonathan Jeanne pour son impact dans les dernières secondes, il a commenté :

« Cette équipe-là a été traumatisée par son début de saison. C’est pourquoi je ne dois pas donner plus d’importance à un match qu’à une autre. Notre survie passe par l’identité de jeu. Je n’ai aucun concurrent pour le maintien. Je ne veux calculer que pour mon équipe, pas pour les autres. Je suis persuadé que l’on peut battre tout le monde. On a deux matches contre Dijon et Orléans, mais qui sait si on peut gagner à Pau-Orthez ? Je pense qu’il va falloir onze victoires pour se maintenir. Il faut que nous croyons en ce que l’on fait. »

Selon les calculs de Greg Beugnot, le SLUC a encore six victoires à aller chercher, en douze matches. C’est beaucoup. CB a tout de même sauvé le point-average particulier (victoire en Lorraine, 91-85). On ne sait jamais, ça peut servir.

Frank Ntilikina (Strasbourg) a battu deux de ses records en carrière

Chaque sortie de Frank Ntilikina (1,93m, 18 ans) est scrutée par les observateurs de tout poil, à commencer par les scouts de la NBA.

Hier, Strasbourg affrontait Nancy, la lanterne rouge facilement vaincue (80-71 et vingt points d’écart après trois quart-temps), mais tout de même, l’excellente production du joyau du basket français ne peut laisser personne indifférent.

C’est la troisième fois de suite que Vincent Collet a placé le MVP du dernier championnat du Monde juniors dans le cinq de départ et seulement la septième fois de sa carrière, en incluant la Leaders Cup. C’est l’Américain Erving Walker qui fait les frais de cette promotion.

Frank Ntilikina a joué 29 minutes pour 19 d’évaluation, deux records de carrière, pour 15 points, ce qui égale sa performance accomplie contre Châlons-Reims. Il s’est montré très précis (6/7 aux shoots dont 2/2 à trois-points), assurant également 5 rebonds, 2 interceptions et 1 passe.

Dans la conférence d’après-match, le jeune prodige s’est contenté de parler au nom de son équipe et de constater le chemin qui lui reste à parcourir :

« Globalement nos derniers matches montrent que nous progressons mais il faut que l’on continue à grandir ensemble et à s’entraîner pour combler nos faiblesses. On sait que les équipes du haut de tableau ont une certaine discipline que nous n’avons pas pour le moment. Mais nous y travaillons et elle commence à venir. Nous verrons bien en fin de saison si nous sommes capables de rivaliser avec ces équipes… »

Photo: BCL

Matt Howard (Strasbourg) se blesse de nouveau à la cheville

Le pivot américain de la SIG, Matt Howard (2,03m, 28 ans) n’a passé hier que quatre minutes sur le terrain de Gentilly à l’occasion de la victoire de son équipe sur le SLUC Nancy, 80 à 71.

L’explication, ce sont les DNA qui la donne dans son édition matinale:

« Tout juste revenu d’une « sévère entorse pourtant bien soignée », aux dires de Collet, qui l’avait éloigné des parquets près d’un mois, l’intérieur américain s’est refait mal à la même cheville. Le cri de colère lâché par le guerrier et la moue dépitée de Vincent Collet, à l’adresse du président Martial Bellon assis juste derrière lui, en disaient suffisamment long sur l’ampleur des dégâts. »

Le coach Vincent Collet a confirmé en conférence de presse l’impression visuelle du journaliste:

« Mais surtout la mauvaise nouvelle du soir est la rechute de Matt Howard. C’est une très mauvaise nouvelle même. Nous avions pris le temps pour qu’il revienne, nous ne nous n’étions pas précipités… Il a senti une douleur violente. Sa cheville n’a pas tournée mais nous verrons bien lors du diagnostic si c’est très sérieux ou pas. Une chose est sûre, le malheureux, ce n’est pas sa saison… »

Photo: FIBA Europe

Nancy-Paris-Levallois : veillée funèbre à Gentilly

4 975 spectateurs. Rarement équipe n’aura été accompagnée par un cortège si nombreux pour sa descente en Pro B. Car comment croire, après ce que l’on a vu à Gentilly face au Paris-Levallois (59-68) que le SLUC Nancy puisse éviter la relégation. L’Est Républicain parle de « veillée funèbre » à propos de cette nouvelle soirée de cauchemar.

En consultant le relevé de statistiques, on a la conformation que tout a été catastrophique. De la réussite générale aux tirs (26,9%) et aux rebonds (32-52), aux performances individuelles de l’ancien pivot de Gravelines et du Havre, Elton Brand (-3 d’évaluation) et du meneur Benjamin Sene (-1).

A l’inverse, Louis Labeyrie a réussi tout ce qu’il a entrepris : 8/9 aux tirs dont un 3/3 à trois-points et 17 rebonds pour 34 d’évaluation.

” Je fais le même constat que le public », a lâché le coach Greg Beugnot lors de la conférence d’après-match. « Ce qui me dérange, c’est l’attitude et l’investissement de certains. On attend que l’équipe se révolte. Si nous reproduisons un tel match contre Strasbourg, samedi prochain, nous allons prendre autre doudoune…”.

Depuis son arrivée en Lorraine, Greg Beugnot s’emploie de toutes ses forces à tourner la manivelle, mais le moteur désespérément ne répond plus.