Andrew Albicy : « J’ai essayé d’aider les rookies à mieux rentrer dans le match »
« En début de match, on sentait que les joueurs hésitaient et à chaque fois on ratait des choses assez faciles. Ce que je retiens c’est que l’on a continué à défendre et on les a usés. A partir du moment où on a été un peu plus détendu, le match a été beaucoup plus facile pour nous. J’ai essayé d’aider les rookies à mieux rentrer dans le match et c’est ce qui s’est passé. Axel (Bouteille) a mis ses shoots comme d’habitude et Lionel (Gaudoux) a commencé à faire une bonne défense, à mettre des layups et ça nous a mis en confiance.
Je ressens beaucoup d’émotion. Comme vous le savez, j’aime beaucoup porter ce maillot. J’essaie de le mouiller le plus possible, d’être utile à l’équipe et je suis fier d’avoir contribué à cette flopée de médailles. C’est une fin et aussi le début d’une nouvelle ère qui peut aussi être meilleure.
J’ai essayé de faire abstraction du public pendant le match. Je sais que c’est un moment spécial mais j’étais focus sur la victoire surtout pour cette dernière rencontre. J’ai essayé de contrôler le match, d’aider le plus possible et ça s’est bien passé, tant mieux.
Pour ce match contre la Finlande, il y aura toute la famille du côté de ma femme qui sera là-bas et ça sera aussi un moment important pour moi. Et puis ça sera mon dernier match officiellement en équipe de France. C’est double émotion mais je suis concentré pour rapporter une victoire et bien partir. »

Frédéric Fauthoux : « Je suis très admiratif pour tout ce qu’a fait Andrew »
« On a beaucoup insisté sur des valeurs que l’on voulait montrer ce soir, dans l’engagement, la dureté, l’intensité. C’est ce que les douze gars ont fait durant quarante minutes. Ça nous a permis que les Belges à un moment donné baissent un peu de pied, alors que nous on a continué sur notre lancée. On a fait de vrais stops défensifs, il y a eu du sacrifice. C’est une équipe toute neuve avec trois, quatre joueurs, maximum, qui avaient déjà joué ensemble, avec l’appréhension des premiers matches. On a quand même insisté sur le fait que c’était un match important. Il fallait que les joueurs en prennent conscience. Ça a mis un peu de pression mais j’espère que ça sera évacué puisqu’il y a un gros match qui nous attend lundi. Améliorer les choses avec un seul entraînement et demi, ça va être difficile. Il va d’abord y avoir la récupération car il y a des joueurs sur qui on a poussé, mais aussi avec l’arrivée de Matthew (Strazel) et Bodian (Massa) qui va nous apporter un peu de sang frais.
J’attends que Matthew et Bodian apportent l’expérience qu’ils ont en jouant des matches de très haut niveau. Matthew est certainement le remplaçant désigné d’Andrew et c’est une superbe passation de pouvoir. Ça sera aussi symbolique, même si ce n’est pas fait exprès. Après, il y a l’intensité physique de Bodian sur la notion qu’il a du rebond. Je ne sais pas si on aura une meilleure équipe car il faut du jeu collectif, de la cohésion, des automatismes, mais en tous les cas on aura des joueurs plus expérimentés qui pourront jouer ce match-là. »
Je suis très admiratif pour tout ce qu’a fait Andrew. On ne peut pas faire autant de sélections si on n’a pas du cœur, de la volonté, le talent bien sûr. Comme on a pu le voir, Andrew n’a pas les caractéristiques du très haut niveau mais c’est ça le charme du sport collectif et du basket, c’est que tout le monde peut y arriver. Il montre aux gens que se maintenir au très haut niveau pendant quinze ans, c’est possible. Je suis d’abord très admiratif par rapport à ça. En plus pour cet avant-dernier match, il a été très performant, très utile à l’équipe. On en avait déjà parlé il y a trois mois, l’expérience ça ne s’achète pas et Andrew a apporté de la sérénité à l’équipe, à ses coéquipiers à la mi-temps. On peut lui tirer notre chapeau car il a énormément apporté au basket français et j’espère que l’on fera sinon mieux comme il l’a dit, mais au moins aussi bien car ça sera déjà incroyable. »
Julien Mahé, coach de la Belgique : « Je suis vraiment fier d’être leur coach »
« Je suis très fier de ce que l’on a proposé ce soir parce qu’à un moment donné les conditions du match, c’est trop pour nous face à une équipe du talent de l’équipe de France. On a travaillé très peu de jours et l’une de nos bases de travail en attaque était notamment de mettre en valeur nos deux postes 4 shooteurs. Et lorsque l’on perd les deux simultanément, ça devient mission complètement impossible. Mais par contre l’engagement défensif, l’organisation, les joueurs l’ont très bien compris. Depuis quelques jours, c’est juste un plaisir d’être avec eux au quotidien sur et en dehors du terrain. Ils sont très sérieux, très concentrés, engagés, fiers de porter le maillot de l’équipe nationale. Je suis vraiment très fier d’être leur coach. Ce soir, ça ne suffit pas, mais je pense que l’on peut quand même être fiers. »
A Rouen,