Olimpia Milan est l'un des clubs les plus prestigieux d'Europe. Enrico Castelli fut le premier capitaine... Giannino Valli fut le premier entraîneur... Cesare Rubini remporta 15 Scudettos (championnat national) et le premier titre européen en 1966... Dan Peterson mena l'équipe au deuxième titre européen en 1987... Il y a eu aussi Dino Meneghin, alors âgé de 44 ans en 1994, sa dernière saison sur le terrain, Ron Clark qui fut le premier Américain et le premier étranger à remporter le championnat italien, en 1956-1957, deux médaillés d'or olympiques, l'Américain Bill Bradley et l'Argentin Luis Scola, un MVP de la NBA, Bob McAdoo. Mike D'Antoni qui a été élu deux fois entraîneur de l'année en NBA... et donc Bogdan Tanjevic et Arthur Kenney. Voici ce que le club écrit sur ces deux personnages :
Bogdan Tanjevic, né le 13 février 1947 en Bosnie, fut l'un des plus grands entraîneurs européens de tous les temps. Esprit visionnaire, parfois rêveur, il connut une carrière exceptionnellement longue, couronnée de succès avec des sélections nationales (Yougoslavie, Soulier d'or italien 1999, Turquie) et des clubs, à commencer par le Bosna Sarajevo. Son passage à Milan fut bref après son aventure idyllique avec Bepi Stefanel : il remporta le Scudetto et la Coupe d'Italie en 1996 et atteignit deux finales consécutives de la Coupe Korać. Il semblait de plus en plus attiré par quelque chose de plus grand que les victoires, comme le travail avec les jeunes joueurs, l'éclosion des talents, la validation d'idées parfois farfelues, suivant sa propre voie plutôt que les tendances, comme lorsqu'il recruta l'étranger brésilien Oscar Schmidt, en provenance de Caserte, puis l'arrière uruguayen Tato Lopez, ou encore le pivot bulgare Georgi Glouchkov. Au moins trois joueurs importants d'Olimpia ont été littéralement inventés par lui : Nando Gentile, Dejan Bodiroga et Gregor Fucka.
Arthur Kenney– Arthur Kenney, pur New-Yorkais (né le 5 mai 1946), était une légende à la Power Memorial Academy, où il remporta 71 matchs consécutifs, jouant notamment avec Kareem Abdul-Jabbar. Il connut ensuite une carrière remarquable à Fairfield, non loin de chez lui, puis en Europe. D'abord au Mans, puis à Milan (il joua également à Naples), où il remporta le championnat et deux Coupes des vainqueurs de coupe (en 1972, contre l'Étoile Rouge de Belgrade, il inscrivit 23 points en finale). Mais ce ne furent pas ses victoires qui firent voler son maillot numéro 18. C'est son esprit combatif indomptable qui incarnait parfaitement ce que les Milanais attendaient de leurs joueurs. Kenney pouvait craquer, mais il n'abandonnait jamais. Il ne reculait jamais. Se souvenir de lui pour son jeu physique et son courage revient cependant à sous-estimer injustement ses qualités de rebondeur, de défenseur et même d'attaquant, car au sein d'une équipe axée sur les scoreurs, il parvenait à marquer plus de 14 points par match. Il a d'ailleurs été élu Joueur américain de l'année. Il a inscrit 1 055 points en championnat avec Olimpia.
Art Kenny a fait ce commentaire :
« Avec (Dino) Meneghin, c'était des combats épiques, sportifs, incroyablement difficiles et magnifiques. Tellement difficiles que certaines nuits, je donnais des coups de pied dans mon lit, et ma femme avait peur, mais ce n'était qu'un cauchemar, je me battais contre Super Dino ! » Et encore : « La Coupe des vainqueurs de coupe 1972 à Salonique, contre l'Etoile Rouge de Belgrade, vous ne pouvez pas imaginer la satisfaction de cette victoire. Quelques mois auparavant, à Belgrade, nous avions subi une lourde défaite (26 points d'écart) et une bagarre générale avait éclaté sur le terrain et dans les tribunes (Kenney en était même venu aux mains avec la police en poursuivant le meneur yougoslave Zoran Slavnic). Un peu plus d'un mois plus tard, nous les retrouvions en finale, dans une ambiance survoltée. Il fallait gagner, et nous l'avons fait, 74-70. J'ai marqué 23 points, mais c'est l'équipe qui a fait la différence. C'était avant tout l'esprit d'Olympia. Quelle fierté ! »
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