Aller au contenu

Aurélie Bonnan, coach d’Angers : « Aujourd’hui, il y a plus de demandes que de joueuses sur le marché »

Dans une interview sans détour pour Ouest France, la coach d’Angers, Aurélie Bonnan, décrit la difficulté de recruter pour son club étant donné la concurrence nationale et surtout internationale accrue.

©FIBA
 « Il y a ce que j’aimerais faire et ce que je peux faire, déclare t-elle dans le quotidien. Et quand je dis ça, il y a l’aspect financier évidemment, mais aussi le fait qu’on ne soit plus en Coupe d’Europe, et la concurrence de la NCAA et de la WNBA, qui fait qu’on n’a plus une joueuse de l’équipe de France dans notre championnat quasiment ! Donc, aujourd’hui, il y a plus de demandes que de joueuses sur le marché. C’est dans ce contexte qu’il faut recruter. Ça, c’est l’écosystème dans lequel on évolue. Il faut y ajouter la concurrence des autres clubs, ceux qui étaient déjà maintenus, ceux qui savaient qu’ils seraient européens… Nous, on est un peu les derniers, tout en bas de la chaîne alimentaire ! Par contre, notre savoir-faire pour faire monter les joueuses en compétences est reconnu.  »

Aurélie Bonnan prend l’exemple de l’ailière américaine Shakayla Thomas (1,80 m, 30 ans), qui a effectué trois superbes saisons à Charnay après en avoir enchaîné une à Toulouse et deux à Calais. L’UFAB l’a convoitée avant que Bourges rafle la mise. 

« La question s’est posée de partir à 8 joueuses pros, en ayant Dayshanette Harris et Shakayla Thomas, de Charnay. On lui a fait une offre comme jamais on a fait à l’Ufab, et on savait que si elle acceptait, on ne pourrait pas avoir 9 joueuses. Day (Harris) a très vite souhaité nous rejoindre, mais Shakayla a pris plus de temps. Quand Bourges s’est présenté, elle a fait son choix et je l’ai tout à fait compris. C’était en janvier-février. J’avais proposé 80 000 € la saison, ce qu’aucune joueuse n’avait jamais eu chez nous, pas même Alexys Peterson. On a essayé de faire un coup, parce que c’est une joueuse qui domine dans le championnat de France et qu’on pensait qu’on serait plus fort, même à 8, avec elle. Ça ne s’est pas fait donc on a choisi de partir à 9, parce qu’à 8, il ne faut pas se tromper sur la joueuse à qui tu offres cette somme. »

Fil d'actualité