Belgique – France : les Belges ont du coeur…

la rédaction
0

Que dire sur cette deuxième défaite d’affilée de la France ? 70-66 pour les Belges, qui s’imposent pour la première fois en 20 ans face à leurs voisins. Une victoire méritée, remportée avec l’envie, le courage et le coeur. Trois qualités que l’on n’a pas vraiment vu côté Français.

Pourtant, dans le sillage d’un immense Tony Parker (26 pts au total), les Bleus avaient débuté le match de belle manière. De l’alternance jeu intérieur-jeu extérieur, du mouvement, de l’aide en défense… Un début de match sérieux et un écart qui grimpe à + 10.

Mais voilà, la France est championne olympique de la frustration et de l’irrégularité. Tony est rappelé sur le banc, et d’un seul coup, les Bleus n’ont plus de jambes pour défendre, et plus de bras pour shooter. Les Belges nous collent un 11-0, et on se dit déjà que le match ne sera pas simple.

La deuxième période le confirme. A défaut d’avoir du talent et des NBAers à foison, les Belges ont de l’énergie à revendre et ils prennent des risques. Et ça paie ! Doum Lauwers, que l’on connaît pourtant très bien, est laissé seul, et il se met à planter.

Sous les panneaux, le frustre Mbenga (7 pts, 7 rbds, 4 cts) livre un match de mammouth à Ronny Turiaf.

C’est intense, il y a du suspense et le spectateur est conquis.

Mais le supporter français peut déprimer. Des matchs comme ça, il en a vue des dizaines depuis 10 ans. Les Belges creusent un petit écart dans le money time. Tony Parker se fâche, épaulé de Ronny Turiaf. La France revient à égalité.

Mais derrière, une mauvaise rotation défensive sur Lauwers donne 3 points d’avance aux Belges. Le public peut chanter et danser. Les Belges sautent de joie comme s’ils avaient gagné l’Euro.

70-66 pour la Belgique. La France peut leur en coller 20 à Pau. On le sait tous. Mais s’il n’y a pas d’envie dans trois jours, la Belgique méritera d’aller à l’Euro 2009.

Les joueurs

Tony Parker : du grand Tony. Un Tony classique en fait. Insatiable en pénétration, mais maladroit à 3-points (1/6). Il n’a rien à se reprocher. 9/9 aux lancers.

Nicolas Batum : il pue le basket. C’est le Ray Allen français. Tout ce qu’il fait est beau. On le sent facile. Sauf qu’il n’y a pas de prise de risque. Très bon en défense.

Boris Diaw : encore et toujours décevant. Que dire de plus ?

Ronny Turiaf : du très, très bon Ronny. Bagarreur et énergique. 14 pts et 12 rbds. Il se fait bâcher mais il y retourne. Il faudrait qu’il file de son courage aux autres.

Alain Koffi : son meilleur match depuis le début de la campagne européenne. Il a pris des risques. Il a bien défendu. Il lui manque juste à devenir dangereux en attaque.

Les autres : derrière ce cinq-là, c’est le no man’s land. Flo Piétrus, limité par les fautes, fait 1 pt et 0 rbd. Aymreric Jeanneau a souffert le martyr face aux mobylettes belges. De Colo a encore joué à l’envers. Antoine Diot est sur le terrain dans le money time, mais c’est lui qui laisse Lauwers tout seul.

Leave a Reply

Archives

mai 2018
L M M J V S D
« Avr    
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031  
Tous les salaires de ProA pour la saison 2017 - 2018
Tous les salaires de ProB pour la saison 2017 - 2018
Boutique Magazines et Abonnements