Preview EuroBasket 2009 : Groupe C

la rédaction
0

Avant le 7 septembre, date du début de l’EuroBasket polonais, nous allons vous présenter les quatre groupes de la première phase.

Après un gros plan sur les Groupes A et B, voici le Groupe C qui compte le grand favori de la compétition : l’Espagne, ainsi que son plus sérieux outsider : la Slovénie.

Pour chaque formation, les points forts, les points faibles et l’effectif complet.

L’Espagne : ****

C’est maintenant ou jamais que la meilleure génération espagnole aura l’occasion de gagner le premier championnat d’Europe de son histoire. Défaite sur ses terres en 2007, alors qu’elle se croyait invincible, la seleccion en aura peut être tiré les leçons. Plus expérimentée, sur la lancée de sa finale « chef d’oeuvre » des JO Olympiques de Pékin, l’équipe de l’italien Sergio Scariolo a tout pour s’imposer en Pologne. Manque plus qu’à conclure…

Les plus :
– Le talent. L’Espagne en regorge. Entre Pau Gasol, Marc Gasol, Juan Carlos Navarro, Rudy Fernandez, Ricky Rubio, Felipe Reyes, Sergio Scariolo (au coaching) c’est juste impressionnant.
– L’expérience. Lors des trois dernières années, l’Espagne a cumulé une finale d’Euro (2007), des JO (2008) et  un mondial remporté (2006). Les joueurs majeurs sont restés les mêmes.
– La taille, la confiance, le banc, bref que demander de plus ?

Les moins :
– Il y a deux ans, l’Espagne était dans la même position. Trop sûr d’eux, ils se sont faits crucifier par JR Holden en finale. Une « malédiction » à l’Euro, puisque l’Espagne a disputé cinq finales pour autant de défaites lors de cette même compétition.
– Pau Gasol, touché à un doigt, a manqué les trois dernières semaines de la préparation.
– Le poste arrière est déséquilibré. Sergio Llul (1m78) est un combo-guard un peu petit pour remplacer Berni Rodriguez (2m00) forfait.
– Ricky Rubio a vécu un été tumultueux. Après une saison difficile, Jose Calderon aurait sans doute fait un bien meilleur meneur titulaire.
– Le poste de coaching est très instable. Après l’Euro 2007, Pepu Hernandez avait démissionné, remplacé par le vétéran Aïto Reneses puis l’italien Sergio Scariolo en janvier dernier.
– A quatre jours de l’Euro, toujours sans Pau Gasol, l’Espagne a prit une raclée en Lituanie (72-94).

L’effectif :

Meneurs : Ricky Rubio (1m92, 18 ans, Joventud Badalone/FC Barcelone), Raul Lopez (1m82, 29 ans, Real Madrid/Khimki Moscou), Sergio Llul (1m78, 21 ans, Real Madrid), Carlos Cabezas (1m86, 29 ans, Unijaca Malaga)
Extérieurs : Juan Carlos Navarro (1m93, 29 ans, FC Barcelone), Rudy Fernandez (1m97, 24 ans, Portland TrailBlazers), Alex Mumbru (2m01, 30 ans, Real Madrid/Bilbao)
Intérieurs : Marc Gasol (2m12, 24 ans, Memphis Grizzlies), Felipe Reyes (2m03, 29 ans, Real Madrid), Jorge Garbajosa (2m05, 32 ans, Khimki Moscou/Real Madrid), Pau Gasol (2m14, 29 ans, Los Angeles Lakers) et Victor Claver (2m04, 21 ans, Pamesa Valence)

La Slovénie : ****

Voici l’adversaire numéro un de l’Espagne. Et comme par hasard, l’outsider numéro un se trouve dans le groupe du favori. Rappelons qu’en 2007, la Russie, loin d’être considérée comme une prétendante au titre, avait fait tomber la Grèce en poule. La Slovénie aura l’occasion de montrer face à l’équipe de Juanca Navarro & Cie dès mercredi prochain, qu’elle n’est pas venue là pour rigoler. Déjà en 2007, elle s’était faite « grecquérisée » par Papaloukas (la Grèce avait remonté un écart de 14 points dans les toutes dernières minutes alors que le meneur d’alors du CSKA Moscou ne plante un lay up décisif), ne se qualifiant pas ensuite pour les Jeux Olympiques de Pékin. Plus forte que jamais, le pays qui compte le plus de talents par habitant (seulement deux millions !), a l’occasion de marquer l’histoire…

Les plus :
– Une fois n’est pas coutume, la Slovénie est parvenu à réunir ses meilleurs talents pour participer à une compétition internationale. Et il y a du matos !
– L’expérience. Les joueurs majeurs jouent dans les meilleurs équipes européennes et sont à la fleur de l’âge (31 ans pour Lakovic du FC Barcelone, 30 pour Smodis du CSKA Moscou ou encore 29 pour Nachbar qui arrive à Efes Pilsen Istanbul).
– La taille. Au poste 5 (2m16 pour Brezec, 2m10 pour Slokar) comme au poste 4 (2m09 pour Golemac, 2m08 pour Erazem Lorbek), il y a ce qu’il faut.
– Les rotations, là aussi du très lourd : Goran Dragic à la mène, Domen Lorbek à l’arrière, Smodis sur les postes 3 & 4, et Golemac et Slokar dessous. Enorme, tout simplement !

Les moins :
– Sacha Vujacic se faisait une joie de participer à sa première compétition internationale en sénior. Son genou en a voulu autrement.
– Un genou gauche qui a aussi eu l’autre véritable NBAer du groupe : Beno Udrih. A l’issue d’un match amical contre l’Allemagne, celui-ci a laissé sa place au jeune arrière de l’Olimpija Ljubljana Jaka Klobucar (1m98, 22 ans).
– Avec déjà des effectifs fournis, la Slovénie n’a jamais fait mieux que sixième à un championnat d’Europe (2005) et ne s’est au total que qualifié deux fois pour les quarts de finale (2005 et 2007) depuis sa première participation en 1993.
– Peut-être qu’il y a énormément de talent, mais quel est le leader ultime (Smodis, Lakovic, Erazem Lorbek, Nachbar)? Il manque une individualité au sommet de l’Europe comme Pau Gasol pour l’Espagne ou Tony Parker avec les bleus.
– Jaka Lakovic peut tuer le match comme il peut tuer son équipe. Trop irrégulier, comme il l’a toujours été.

L’effectif :

Meneurs : Jaka Lakovic (1m86, 31 ans, FC Barcelone) et Goran Dragic (1m94, 23 ans, Phoenix Suns)
Extérieurs : Domen Lorbek (1m98, 24 ans, Benetton Trévise), Jaka Klobucar (1m98, 22 ans, Olimpija Ljubljana), Samo Udrih (1m95, 30 ans, Estudiantes Madrid), Goran Jagodnik (2m02, 35 ans, Nymburk) et Bostjan Nachbar (2m07, 29 ans, Dynamo Moscou/Efes Pilsen Istanbul)
Intérieurs : Erazem Lorbek (2m08, 25 ans, CSKA Moscou/FC Barcelone), Matjas Smodis (2m05, 30 ans, CSKA Moscou), Jurica Golemac (2m09, 32 ans, Panellinos Athènes/Virtus Bologne), Uros Soklar (2m10, 26 ans, Fortitudo Bologne)

La Serbie : **

Si on y collait toutes les stars (Peja Stojakovic, Milan Gurovic, Marko Jaric, Dejan Milojevic, Darko Milicic, Igor Rakocevic, Vladimir Radmanovic, Milos Vujanic…), en terme de qualité d’effectif, la Serbie serait sans doute encore meilleure que l’Espagne. Mais ce n’est pas le cas, certains ont piscine, et à force d’ignorer la sélection, Dusan Ivkovic ne les a pas appelés. Mais en Serbie, malgré l’indépendance du Monténégro qui lui a piqué nombre de ses talents (Nikola Pekovic, Sasha Pavlovic), il y a de la réserve. Les jeunes comme Milan Macvan, Novica Velickovic ou Milenko Tepic risquent de bientôt devenir aussi forts. Ils seront les premiers à tester la grande Espagne et auront leur mot à dire plus que lors de cette simple rencontre…

Les plus :
– Entraîneur de la Serbie lors des Euros 89, 91 et 95, Dusan Ivkovic, le coach serbe, a ramené l’or à chaque reprise. Encore mieux, son équipe n’y a jamais perdu le moindre match… ça en impose non?
– Même avec un nombre inconsidérable de (grands) absents, il reste du très, très beau monde, surtout dans la raquette : Milan Macvan, Novica Velickovic, Nenad Krstic, Kosta Perovic et Ivan Radenovic.
– Milan Macvan : retenez ce nom. Leader de l’équipe internationale (23 points à 9/17, 14 rebonds et 6 passes en 33 minutes) tombeuse de la jeunesse américaine lors du Hoop Summit 2009, Macvan tournait à seulement 19 ans à 11.3 points et 4.2 rebonds en EuroCup avec Vrsac cette saison.
– Malgré des budgets ridicules, grâce à sa qualité de formation, tous les joueurs sélectionnés connaissent le haut niveau et détiennent de bons résultats sur la scène européenne (Partizan Belgrade en Euroleague, Vrsac en EuroCup). Une expérience nécessaire.

Les moins :
– Les absent cités ci-dessus bien évidemment !
– La jeunesse de l’effectif. Avec l’éviction du seul trentenaire Dusan Kacman (31 ans), l’équipe est très jeune, presque trop.
– S’il y a la qualité, la sélection ne décompte aucun joueur majeur ni au statut européen, ni au statut NBA.
– Il manque un meneur de métier à cet effectif ; Uros Tripkovic n’en est pas un et Milos Teodosic est largement décevant depuis son départ à l’Olympiakos. La place sera-t-elle offerte à Bojan Popovic?

Le cinq majeur possible : Uros Tripkovic (1m97, 23 ans, Partizan Belgrade/Joventud Badalone), Mileko Tepic (2m00, 22 ans, Partizan Belgrade/Panathinaikos Athènes), Luka Bogdanovic (2m06, 24 ans, Joventud Badalone), Novica Velickovic (2m05, 23 ans, Partizan Belgrade/Real Madrid) et Nenad Krstic (2m13, 26 ans, Oklahoma City Thunders)

La Grande Bretagne : *

Elle était belle la sélection anglaise l’an passé. Depuis deux ans, la Grande Bretagne ne connaît que des succès après avoir réuni ensemble ses meilleurs éléments sous le maillot britanique. Mais au moment de s’attaquer au gratin de l’Europe, tous ceux-ci l’ont délaissé et la sélection de Chris Finch est totalement démunie. De quoi faire pâle figure face à trois superbes formations…

Les plus :
– La dynamique. La Grande Bretagne reste sur deux étés où elle a rempli ses objectifs : à savoir remonter en division A puis se qualifier pour l’Euro.
– La triplette intérieure Freeland/Mensah Bonsu/Andrew Betts. Les deux premiers auraient leur place dans n’importe quelle autre sélection européenne et même mondiale exceptée bien sur les Etats-Unis, le troisième du haut de ses 2m16 a connu les plus grandes équipes du continent.
– L’effet de surprise. Qui croît encore en cette équipe aujourd’hui?
– Une victoire 63-56 lors d’un match amical (et sans Mensah Bonsu!) contre la Slovénie fin août. De quoi rêver sur un match face à une telle équipe.

Les moins :
– Plus que la Russie ou même l’Allemagne, la Grande Bretagne est privée de trois de ses six ses stars qui font toute l’équipe : Luol Deng (Chicago Bulls) au repos forcé, Ben Gordon (Chicago Bulls/Detroit Pistons) pas motivé et Robert Archibald (2m11, 29 ans, Unijaca Malaga). Sans eux, Chris Finch a dû bien fouiller pour savoir si tel ou tel joueur n’avait pas un jour ou l’autre posé le pied au Royaume Uni…
– Pops Mensah Bonsu, la star désignée de l’équipe, n’a pas effectué la préparation. Il n’a rejoint la sélection que cette semaine, et pour cause il s’est engagé pour les Rockets il y a moins de dix jours.
– Compter sur le bourlingueur Flinder Boyd, ancien pensionnaire de Pro A et Pro B, pour mener une équipe internationale, c’est dire le niveau des autres joueurs. On imagine déjà le petit arrière vétéran Nate Reinking décalé au poste…
– Une campagne de matchs amicaux catastrophiques où la Grande Bretagne a prit roustes sur roustes.
– A cause des déséquilibres dans l’effectif, beaucoup trop de joueurs ne jouent pas à leur poste naturel.

Le cinq majeur possible : Nate Reinking (1m83, 35 ans, Mons Hainaut), Jarrett Hart (1m96, 29 ans, championnat chypriote), Andrew Sullivan (2m03, 29 ans, CSKA Samara), Pops Mensah Bonsu (2m06, 26 ans, Toronto Raptors/Houston Rockets) et Joel Freeland (2m08, 22 ans, Gran Canaria/Unijaca Malaga).

Leave a Reply

Archives

mai 2018
L M M J V S D
« Avr    
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031  
Tous les salaires de ProA pour la saison 2017 - 2018
Tous les salaires de ProB pour la saison 2017 - 2018
Boutique Magazines et Abonnements