Tony Parker : « Joakim nous manque… »

la rédaction
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tony parker

Et si c’était l’Euro de Tony Parker ? Après une décennie au plus haut niveau international, le meneur des Spurs va-t-il enfin imposer sa patte dans une grande compétition.

On l’espère évidemment, mais lui aussi, puisqu’il sait que sa génération n’aura plus souvent l’occasion de disputer de grandes compétitions. Enjeu principal : termienr dans les 6 ou 7 premiers pour aller en Turquie dans un an.

Voici des extraits de son interview accordé à notre partenaire RMC.fr où il compare l’équipe de 2009, par rapport à celle de 2003.

Tony, dans quel état d’esprit abordez-vous cet Euro ?
Ca fait depuis le 14 juillet que nous sommes en équipe de France. Cette qualification pour l’Euro a donc été un gros soulagement. Maintenant, nous commençons une nouvelle compétition. Je crois que tout le monde est prêt pour faire quelque chose en Pologne. En 2007, on était resté sur un goût d’inachevé (8e). Une nouvelle opportunité nous est présentée. Il faut la saisir.

Vous avez déclaré à plusieurs reprises que votre fenêtre en équipe de France se refermait au fil du temps. Ce constat vous met-il un peu plus de pression sur cette campagne européenne ?
Il faut profiter de cette opportunité. Pour certains joueurs, il n’en reste plus beaucoup. On vieillit, le temps passe et avant que tout s’arrête, on a envie de gagner quelque chose. Après, il faut rester réalistes. Il y a de grosses équipes aux championnats d’Europe. Un succès international se joue sur quelques détails. C’est comme à San Antonio. Quand on a gagné des titres, ça ne s’est joué à rien. J’ai juste envie que la roue tourne.


Peut-on être un meneur-scoreur en Europe ?
Je dois trouver un juste milieu. Nous en avons parlé avec Vincent (Collet) et il ne veut pas que je change mon jeu. Et puis de toute façon, je ne changerai pas mon jeu. Par contre, je peux changer le scénario en me montrant plus patient en début de match afin de mettre en confiance mes coéquipiers. En tant que leader et meneur de jeu de l’équipe, c’est mon job. Un joueur comme Nicolas Batum a besoin d’être en confiance. C’est la même chose pour Boris (Diaw). En démarrant bien les matchs, tout deviendra plus facile. J’ai énormément appris par rapport au premier match contre la Belgique (Tony avait marqué 16 points dans le 1erquart-temps). Après, je ne dois pas oublier de jouer. En tout cas, ce qui est bien dans le basket, c’est qu’on a toujours quelque chose à apprendre. On peut toujours progresser.

Vous n’êtes pas frustré ?
Absolument pas. Je n’ai plus rien à prouver. Ce qui me manque aujourd’hui, c’est une victoire avec l’équipe de France. Si jouer de cette manière peut permettre de gagner avec les Bleus, ça ne me pose aucun problème. Ca ne sert à rien de marquer 40 points si c’est pour perdre à la fin. Je l’ai bien compris. (Rires)

Vous allez disputer votre cinquième Euro avec les Bleus (le premier en 2001). Comment jugez-vous cette équipe ?
On était plus forts en 2003. On avait une plus grosse équipe. Mais nous étions un peu plus fous. Si Joackim Noah avait été là, on aurait une très grosse équipe. Joackim nous manque quand même…

L’intégralité de l’interview sur RMC.fr

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