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La France s’impose face à la Russie avec un Boris Diaw retrouvé

edfLes Bleus ont fait une grande partie du chemin vers les quarts de finale en s’imposant 69-64 face à la Russie. Ce troisième succès d’affilée, si important pour la 2eme phase, a permis de constater que la France avait retrouvé un grand Boris Diaw, magnifique de technique et d’intelligence de jeu, et auteur de 19 pts, 7 pds et 7 rbds !
Gros match également de Ronny Turiaf (18 pts, 14 rbds) et bien sûr de Tony Parker (17 pts). Les Bleus ont rassuré leurs supporters en proposant un jeu cohérent du début à la fin du match.

Alors que Tony Parker avait assuré l’essentiel lors des deux matchs précédents, scellant à chaque fois la victoire des Bleus dans le dernier quart, c’est aujourd’hui Boris Diaw qui s’est mué en leader pour offrir à la France sa troisième victoire consécutive, un succès qui lui ouvre les portes des quarts de finale puisqu’il suffira aux Bleus de remporter un match au deuxième tour pour accéder au niveau supérieur de la compétition.
Contrairement à hier où la mise en jambes fut (très) difficile, les Bleus se montrèrent volontaires d’entrée. Tony Parker et Boris Diaw créaient le décalage pour Ronny Turiaf qui se chargeait de conclure les actions collectives près du cercle ou à mi-distance. Côté russe, c’est McCarthy qui assurait la marque et, à la fin du premier quart, les équipes se serraient de près. 17-15 pour la Russie.
Les Russes glaçaient ensuite les Français à 3 points, sans doute pas assez vifs sur les rotations défensives. Mais la France, qui s’était perdue quelques temps dans des pénétrations suicidaires dans la raquette russe, se ressaisissait et passait devant sous l’impulsion d’un Boris Diaw agressif. Quelques fautes techniques plus tard pour le banc français et la Russie regagnait les vestiaires devant. 35-34.
Les hommes de David Blatt continuaient dès lors à punir les Bleus à 3 points qui, par souci de bloquer le rebond, laissaient parfois trop d’espace aux shooteurs adverses. Mais Boris Diaw se transformait alors en furie, gobant les rebonds les uns après les autres pour ensuite conclure en contre-attaque ou poste bas. Les Français, soudain plus agressifs et désormais dominateurs dans les airs, se présentaient souvent sur la ligne des lancers, même si la réussite n’était toujours pas là (15/28 dans l’exercice).
Boris Diaw continuait son festival dans le quatrième quart, enchainant les moves soyeux et les passes bien senties pour permettre à la France de conserver son avantage et c’est Ronny Turiaf qui emballait le tout en fin de match, alors que les Russes géraient mal leurs dernières possessions, n’essayant même pas de revenir dans les dernières secondes.

Les joueurs :

Antoine Diot : N’a pas joué.
Nicolas Batum : Les 0 points et 1 rebonds de sa ligne de stats ne traduisent pas l’influence qu’il a sur le parquet et notamment sa maitrise des airs. Difficile pour lui d’exister offensivement quand la raquette est aussi bouchée.
Aymeric Jeanneau : Il a fait le métier en relai de Tony Parker.
Alain Koffi : Il reste dans son rôle de défenseur/rebondeur, même s’il a semblé plus enclin à oser en attaque.
Ian Mahinmi : N’a pas joué.
Tony Parker : Il s’est parfois fait surprendre par les grands Russes qui en ont profités pour le contrer (ou lui arracher les avant-bras). En fin de match, voyant que Boris Diaw tenait l’équipe, il s’est effacé, accélérant simplement par éclairs.
Yannick Bokolo : N’a pas joué.
Florent Pietrus : Très peu d’apport statistique, même si son activité défensive est toujours impeccable. Difficile de le fournir offensivement tant l’équipe souffre à utiliser sa mobilité. En fin de match, Vincent Collet a préféré l’écarter vers l’extérieur pour laisser la place à Boris Diaw dessous. Payant.
Nando De Colo : Il a créé et tenté offensivement. Défensivement, il a toujours du mal physiquement. D’autant plus qu’il a parfois des sautes de concentration qui peuvent coûter cher.
Boris Diaw : Effacé en première période, il a pris les choses en mains à la sortie des vestiaires, compilant 19 points, 7 rebonds et 7 passes. C’est de lui que viendra le salut de l’équipe de France. S’il reste à ce niveau, les Bleus peuvent espérer quelque chose de grand.
Ronny Turiaf : 19 points, 14 rebonds, une énergie folle qui s’est libérée dès le début du match avant de s’atténuer un peu par la suite. Lui qu’on voyait il y a peu comme un formidable ramasse-miettes peut désormais alterner shoots à mi-distance, coupes et dunks dans le trafic et même des moves face au panier.
Ali Traoré : Très peu de temps de jeu, le temps de mettre 2 points.

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