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Que vaut Ricky Rubio ?

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Pendant 15 jours, on a pu voir Ricky Rubio à l’œuvre puisque le futur joueur de Barcelone, drafté par Minnesota, était le meneur titulaire de l’Espagne.

Est-il le prodige annoncé ?

Quelles sont ses qualités et ses défauts ?

Basket USA vous livre son verdict.

Clairement, Ricky Rubioi était attendu au tournant. Ses caprices de l’été ont agacé les fans, et surtout les Wolves, et tout le monde voulait voir le gamin à l’œuvre. Disons-le clairement, tout le monde espérait qu’il se plante, histoire de l’enfoncer un peu plus.

Au final, l’impression est plutôt positive.

D’abord, il ne faut jamais oublier que le garçon n’a pas encore 19 ans. Il les aura dans un mois, jour pour jour. A 18 ans, Rubio est donc le 5eme choix de la dernière draft, et le meneur de jeu titulaire de l’Espagne, championne d’Europe.

Déjà, ça calme !

D’ailleurs, il a relégué Carlos Cabezas au simple rôle de cheerleader…

Sur le plan du jeu, on a eu la confirmation que Rubio était un véritable playmaker. Il aime faire jouer les autres. Il rappelle le Magic Johnson du début. Un passeur invétéré, peu à l’aise dans les tirs longue distance. Excepté les rencontres face à la France et la Serbie, Rubio n’a rien montré de bien folichon à 3-points, et dans les tirs en général. En fait, il ne shoote jamais en suspension. Lorsqu’il tire, c’est les pieds dans le béton. Comme… Magic Johson.

Côté défense, sa défense sur Tony Parker prouve que Rubio a des cannes. Son envergure et ses mobilité lui permettent de gêner les meilleurs meneurs d’Europe. Limiter Tony Parker à 1/8 aux tirs n’est pas donné à tout le monde.

Sur le plan de l’influence sur le jeu, clairement, Ricky Rubio pèse sur un match. Il ne tire pas la couverture à lui, et il semble vraiment mature pour un joueur de 18 ans. Certes, il est aux commandes d’une Ferrari, mais justement, il n’en fait pas trop. Il ne dribble pas trop. Il va poser des écrans. Il varie ses passes. Il a déjà l’arsenal d’un grand meneur de jeu.

Vous l’aurez compris, Rubio nous a convaincu dans un contexte bien plus relevé que les joutes avec Badalone.

Appelé à rejoindre la NBA en 2011, Rubio va continuer de progresser avec le Barça. Avant de rejoindre les Wolves (ou X…), il lui faudra travailler son tir extérieur. Compte tenu de son physique (1m92), il doit aussi apprendre à profiter de sa taille. Il est encore trop timide en attaque alors que sa longueur de bras, et sa technique peuvent lui permettre de dominer des joueurs plus petits.

Ses stats lors de l’Euro 2009 : 5.9 pts, 3.9 pds, 2.2 rbds, 1.4 int, 1.9 bp, 48% à 2-pts, 28.6 à 3-pts, 64.7% aux LF en 23 minutes par match.

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