Axel Toupane, de basketteur à étudiant à HEC Paris

Dylan De Abreu
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Alors qu’il s’apprête à disputer l’un des matchs les plus importants de sa carrière vendredi avec le Zalgiris Kaunas face au Fenerbahce en demi-finale de l’Euroleague, Axel Toupane (2,01m, 25 ans) n’est pas seulement basketteur. En juillet, l’ailier de Kaunas se lancera dans une formation à la Haute Ecole de Commerce de Paris.

Passé par la NBA, l’ancien Strasbourgeois raconte sur le site Maddyness comment il s’est retrouvé dans le monde de l’entrepreneuriat sans s’y attendre alors qu’il pensait plutôt vivre sa retraite sportive en douceur.

« Avril 2016, ma saison chez les Denver Nuggets se termine. Je viens de réaliser mon rêve de gosse : intégrer la meilleur ligue du monde, la NBA. Apaisement, satisfaction, bonheur, et fierté étaient les sentiments qui m’habitaient. Je venais de concrétiser le travail et la persévérance d’une petite dizaine d’années et, en continuant de la sorte je serai en position de gagner assez d’argent pour vivre une retraite on ne peut plus paisible sans vraiment avoir besoin de me remettre à travailler un jour. Cependant cette vision de mon après carrière a été totalement bouleversée lors d’un déjeuner avec mon meilleur ami Bruno sur la terrasse du restaurant les Deux Magots à Paris. Je jouais simplement au Bbasket lorsqu’il me proposa d’investir dans sa startup… Ce fut un véritable choc pour moi qui ne faisait que du basket depuis l’obtention de mon Baccalauréat en 2011. La routine du joueur professionnel est souvent peu compatible avec les études supérieures, surtout lorsqu’on est jeune et que l’on doit gagner sa place. J’étais en quelque sorte « un expert » dans mon domaine mais à l’inverse un total novice dans le milieu du business. A ce moment, des milliers de questions fusaient dans ma tête : comment fait-on pour investir ? Combien faut-il investir ? Si le projet n’aboutit pas va t-on devoir partager les dettes ? Comment déterminer combien mon investissement va me rapporter ? Je ressentais alors clairement un manque de connaissance que je devais combler. »

C’est lorsqu’il a accompagné son meilleur ami au Festival de Cannes que l’ancien joueur des Pelicans a eu le déclic.

« Après avoir approfondi nos discussions et trouvé des réponses à mes questions, j’ai eu la chance de l’accompagner au Festival de Cannes, un véritable déclic. Sa société Greenlux Car est une startup née en 2013 qui propose une application de service de chauffeur privé avec des voitures plus respectueuses de l’environnement, c’est à dire des voitures électriques ou des voitures hybrides. A l’occasion de ce Festival du Film, il avait signé un partenariat avec BMW pour la promotion de leur Nouvelle série 7 et de la BMW i8. Nous vivions tous ensemble pendant une quinzaine de jours, Bruno le CEO de la boite, Malik le CTO, ainsi que Freddy et Rui qui étaient responsables des opérations et des chauffeurs. C’est aussi ça l’esprit startup, bonne ambiance, solidarité, rigolade, et entraide. Pour moi le but était vraiment d’apprendre, comprendre, me familiariser avec le monde du business et de l’entrepreneuriat, et je n’ai pas été déçu. Entre négociations de contrats, gestion des employés, « business meetings » et nouvelles rencontres, ce fut très intense et très enrichissant, et cela m’a permis d’aiguiser mes connaissances. Et justement, l’une des choses que j’ai appris là-bas, c’est que peu importe le projet, le plus important c’est l’homme qui se cache derrière car c’est un bon moyen d’essayer de mesurer le potentiel succès du projet. Je suis alors rentré à Paris avec de toutes nouvelles connaissances et beaucoup de motivation. Moi qui ne voulais pas ou peu travailler après ma carrière, j’y ai vu une belle opportunité de rester actif et d’ajouter des revenus supplémentaires avec le sentiment de m’impliquer dans un secteur où les gains pouvaient être encore plus important. »

La prochaine étape pour pouvoir se consacrer réellement à cette nouvelle activité est d’obtenir des bases et des compétences. C’est pourquoi « Toups » a déposé une candidature à l’école des Hautes Études Commerciales de Paris. Candidature qui a été acceptée !

« Selon moi, nous, les sportif de haut niveau, avons un potentiel énorme de par les valeurs que nous acquérons dès notre jeune âge tel le partage, l’esprit d’équipe, la discipline, gérer l’adversité mais aussi nos émotions et le stress, savoir parler aux médias, avoir une éthique de travail, développer un esprit de compétition à toute épreuve; toutes ces valeurs sont de l’or et on les retrouvent dans l’univers des startups. Ajoutez à ces valeurs notre plateforme, notre notoriété, et vous avez là des potentiels businessmen avec beaucoup d’atouts. Pour y arriver je devais continuer d’apprendre, de m’informer, de m’éduquer, et lors d’une discussion avec Bruno qui lui est passé par l’ESSEC Business School, il a évoqué l’idée d’intégrer un programme d’été dans une Business School. J’ai alors postulé à HEC Paris et après avoir mis toutes les chances de mon coté, mon dossier a été accepté. J’ai donc hâte de rejoindre en juillet prochain l’une des meilleurs Business School du monde pour suivre des cours de Luxury Management. Une chose que j’ai appris et qui me semble indispensable c’est qu’il faut se donner les moyens et mettre toutes les chances de son côté pour réussir dans le monde du business d’où pour moi la décision de rejoindre HEC, qui additionné à mon travail quotidien de recherche et de compréhension me permet d’avoir une meilleure vision. »

Photo : Zalgiris Kaunas

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4 Responses
  1. Jeanaipa

    En fait, ta business school c'est juste parce que tu as les moyens qu'ils te prennent.
    Merci à ton conseiller en com pour cette déclaration 😉

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