La Macédoine se paye l’ennemi grec

Emmanuel Laurin
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C’est la surprise du jour. La petite nation macédonienne s’offre le scalp des dieux Grecs (72-58) dans un duel fratricide entre deux pays frontaliers. Bo McCalebb, le meneur de Sienne naturalisé, a remis le moteur en marche en seconde mi-temps (27 points dont 23 après la pause) et a fini de tuer les favoris hellènes.

Un contexte diplomatique explosif

Grèce – Macédoine. Le match date de la nuit des temps. Depuis Philippe II et Alexandre le Grand à vrai dire. Le dernier (mauvais) geste est la menace grecque de poser son veto pour l’intronisation de la république de Macédoine dans l’OTAN (sous prétexte que Skopje, la capitale de Macédoine s’approprie l’héritage antique de Thessalonique, la capitale historique, mais qui appartient toujours à la Grèce).

Côté basket, l’équipe menée par McCalebb et Antic veut créer l’exploit et battre le « faux frère » grec. La première mi-temps est équilibrée, même si dans le duel de meneurs entre Calathes et McCalebb, on sent bien que l’ancien Gator grec n’est pas au mieux (7 points à 2/6 et 4 turnovers).

30 -29 à la pause, le match est fermé. Et à part le look tatoué d’Antic le pivot au shoot soyeux, on a à faire à une bataille de tranchées.

McCalebb emballe la seconde mi-temps

Au retour des vestiaires, le constat est similaire. Les Bouroussis (10 points et 10 rebonds) et Fotsis (16 points) parviennent à garder leur équipe à flots mais à quel prix… L’adresse générale chute pour les grecs à l’image d’un Zizis à 3/11.

Pour la Macédoine, c’est le duo McCalebb (27 points et 4 passes) et Chelovski (11 points) qui passent la surmultipliée. La Grèce perd son basket avec des passes mal assurées et des errements défensifs, notamment sur le repli. Car c’est à base de jeu rapide que la Macédoine emballe le match.

Le dernier quart sonne le glas des colosses grecs (22-11 sur la période) avec un écart de 15 points sur un énième trois points de Chelovski à trois minutes du terme. Ils ne reviendront plus et la Macédoine tient son exploit.

Désormais à égalité avec les vaincus du soir à la première place du groupe C, la Macédoine de coach Dokuzovski peut rêver à un parcours en deuxième semaine. Leur histoire ne fait peut-être que commencer…

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11 Responses
    1. _Pierre_

      4/10…

      La figure imposée est respectée mais la réalisation est très moyenne. On voudrait valoriser "l'esprit" mais hélas, techniquement c'est encore un peu juste pour les très haut niveau.

  1. Gregou

    C'est magnifique le sport quand même ! Une sorte de guerre plus intense, plus classe, plus technique, plus tactique où battre l'adversaire vaut bien toutes les souffrances du monde !

  2. EDF !!

    Sa fait mal au derche quand même quand on sais que les Grec sont souvent dans les quatres meilleurs équipes nationale… même si ils manque leur joueur clé sa fait mal …

  3. CBreezy

    Mais WTF, d'où on se fait taper par les peintres macédoniens 0_o ?!!!
    En même temps, remplacer Spanoulis par Kalathes, le tout sans Papaloukas et Diamantidis…
    Alala, j'suis nostalgique des années 2004-2005, où quasiment tout nous réussissait : champion d'Europe de basket et de foot, des J.O. maison tout bon…
    Ayé une petite larme m'échappe :'(

    1. BlueHerb

      Amen. Je ne peux que prendre tes mots ( pour le basket ^^ ). Diamantidis, qui a sans doute été comme Bodiroga à une certaine époque un prétendant au titre de meilleur joueur international ( Ce n'est que mon avis ^^ ).
      Zisis et Bourousis peuvent encore m'arracher un sourire, tout comme ne plus voir Yannákis sur le banc, peut me faire pleurer.

      Calathès, quelle plaie ce mec.

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