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France – Grèce 2005 : Vincent Collet se souvient…

L’entraîneur de l’équipe de France, Vincent Collet, a bien en mémoire la demi-finale France-Grèce du championnat d’Europe 2005, mais estime qu’il n’aura pas besoin de l’utiliser comme source de motivation chez ses joueurs pour battre les Grecs, jeudi, en quart de finale de l’Eurobasket 2011.

« Je crois que je ne vais pas avoir beaucoup besoin de le faire, a-t-il dit mardi, à Kaunas, lors d’un point presse. Il y en a d’autres qui ont des souvenirs et le groupe vit, on est tout le temps ensemble, les joueurs parlent entre eux et échangent. Donc je pense que les anciens savent le dire. »

Le coach français se souvient pourtant parfaitement de ce match. Il disputait à l’époque la finale du tournoi de préparation de Sablé, qui se déroulait à Antarès, au Mans.

« En fait, je n’ai pas su tout de suite qu’on avait perdu, se souvient-il. On avait la finale à jouer, je l’avais retardée au maximum et je suis parti quand il y avait 7 points d’avance à 40 secondes de la fin. Donc pour moi on était en finale du championnat d’Europe. Mais on est venu me dire cinq minutes après, au moment du coup d’envoi, que ce n’était pas le cas. Sur le coup, je n’y ai pas cru, j’étais un peu incrédule. C’est sûr que ce sont des trucs qui marquent. »

Vincent Collet ne doute pas un instant que Tony Parker, Boris Diaw, Florent Pietrus et Mickaël Gelabale, les quatre joueurs du groupe présents il y a six ans, vont aborder ce sujet avec leurs coéquipiers. Il préfère donc évoquer d’autres aspects pour préparer ce match.

« Moi je vais plutôt me concentrer sur ce qu’est la Grèce, explique-t-il. Je vais les préparer à quoi s’attendre, leur expliquer pourquoi la Grèce va vouloir pourrir le match, jouer sur un faux rythme, tout ce qui va dans leur sens et que, nous, on doit s’évertuer à ne pas accepter. Et puis je vais leur rappeler toutes les caractéristiques grecques. »

Car selon l’entraîneur des Bleus, la Grèce a beau avoir perdu plusieurs joueurs majeurs, elle reste une équipe dangereuse avec une forte identité et une culture de jeu identique.

« Le fait qu’ils aient changé de joueurs ne modifie en rien leur façon de jouer », dit-il.

De là à refaire un coup similaire à celui de 2005 ? Peut-être pas car les stars Theo Papaloukas ou Dimitris Diamantidis ne sont plus là

« Pour faire ce genre de coup, tu as besoin de joueurs de ce calibre-là, affirme Vincent Collet. Autant, nous, on avait fait des bêtises, autant eux avaient été exceptionnels. »

Crédit : JF Molliere / FFBB
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