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Pour les Bleus, ce sera la Russie !

Comme en 2007, la France va rencontrer la Russie dans un Eurobasket. La Serbie est tombée sur plus forte qu’elle avec une escouade russe très solide et un soliste exceptionnel nommé Kirilenko (14 points, 11 rebonds, 6 passes, 4 interceptions, 2 contres).

Les hommes de David Blatt, invaincus, s’imposent 77-67 et se posent comme de véritables prétendants à la couronne continentale tant leur jeu est en place et leurs leaders sont bien présents dans les moments clés. Les Bleus sont prévenus !

Teodosic flambe puis force

La Serbie commençait ce match dans le costume de l’outsider. Et n’en déplaise à Teodosic qui marquait les 7 premiers points de son équipe, le début de match ne contredisait pas la tendance.

Les intérieurs russes, Mozgov en tête – 8 points dont un énorme dunk dans le trafic- prennent rapidement l’ascendant sur les Krstic ou Savanovic. De l’autre côté, la Serbie ne trouve pas son rythme offensif. Teodosic fait strike à deux reprises en s’emplafonnant dans la défense bien en place des Russes.

Et quand le géant Perovic se réveille enfin (un bon écran, un beau contre, un gros dunk), la sélection d’Ivkovic inflige un 7-0. Mais la Russie ne panique pas et par l’intermédiaire de Victor Khryapa qui tire au plus-que-parfait avec un 4/4 aux shoots à la mi-temps (11 points, 5 rebonds et 4 passes), reprend ses aises à la pause (34-27).

La Serbie court après le score

La seconde mi-temps reprend avec la même série de 7-0 pour les Serbes qui courent toujours après le score. Et à l’instar d’un Teodosic qui perd 9 ballons dans le match, la Serbie ne parvient toujours pas à trouver sa cadence offensive. Le 7/21 à trois points fait mal aux dents pour les copains d’un Krstic (13 points, 5 rebonds) trop esseulé dans la raquette.

A l’inverse, David Blatt joue encore les sorciers avec l’entrée en jeu de Vorontsevich comme joker de luxe. L’ailier du CSKA apporte du scoring immédiat avec 11 points en 16 minutes. Son jeune coéquipier de Moscou, Alexey Shved, démontre également tout son culot et sa vitesse d’exécution en partant à la corde de manière efficace (10 points, 5 passes). Bref, encore du gros coaching de la part du russo-américain.

Kirilenko, cette usine à basket

La Serbie ne joue que par à-coups et s’épuise à revenir dans le match. Savanovic impuissant (4/11 aux tirs), Krstic bien bloqué, Teodosic dispendieux (9 balles perdues) malgré ses 20 points, le trio majeur est bien tenu. Et ce n’est que par les lancers-francs que l’écart ne grimpe pas au-dessus des 5 unités (72-67 à 1 minute du terme).

Mais, à l’instar de l’activité incessante de Kirilenko  (14 points, 11 rebonds, 6 passes, 4 interceptions, 2 contres), la Russie est plus fraîche en cette fin de match. Les rebonds offensifs s’accumulent, la domination sous les panneaux se confirme (37 à 28) et la Russie s’envole vers la victoire sur ce shoot, comme un symbole, de ce diable de Monya qui sort encore de sa boîte dans les derniers instants pour crucifier son adversaire.

Le danger pourra venir de partout

La Serbie a livré un beau combat, mais leurs adversaires russes étaient supérieurs, tant physiquement que tactiquement.

La profondeur de l’effectif de David Blatt a fait la différence, et il faudra se méfier de ses Shved, Vorontsevich ou encore Fridzon qui en plus des cadres (Monya, Khryapa, Kirilenko, Mozgov) peuvent à tout moment créer le danger.

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