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Preview Pro A : les favoris

C’est ce vendredi à 19h30 que la Pro A reprend ses droits. Comme le veut la coutume, le champion sortant lancera les hostilités : Nancy et ses Couguars s’attaqueront à leurs voisins dijonnais.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, Basket Europe vous propose d’y voir plus clair avec une preview des forces en présence. Aujourd’hui, on s’intéresse aux favoris.

SLUC Nancy Basket

C’est le champion en titre, difficile donc de ne pas le considérer parmi les favoris du championnat. Et avec sa recrue star, Nicolas Batum, Nancy possède d’ores et déjà un avantage certain sur ses concurrents directs. Pourquoi ? Parce que Batman n’est pas venu pour faire de la figuration. Bien au contraire, l’ailier des Bleus vient à Nancy pour devenir un vrai leader : progresser dans l’apport offensif général, dans la gestion du ballon et devenir encore meilleur en défense. Mais surtout, il veut se mesurer à nouveau à l’Euroleague. Sa dernière expérience avec le MSB avait été douloureuse (8,5 points de moyenne) et Batum veut effacer ce mauvais souvenir.

A côté de lui, Jean-Luc Monschau sait qu’il pourra compter sur des piliers solides. D’abord, comment ne pas mentionner John Linehan ? Ce poison défensif qui depuis trois ans, termine chaque saison avec un titre (en Finlande, puis deux en France avec Cholet et Nancy). « Le Virus » est un gagneur-né, et comme on dit vulgairement, il vaut mieux l’avoir avec soi que contre soi. A l’arrière, Pape-Philippe Amagou revient au bercail après une belle saison à Roanne. Avec Moerman, Batum, Moussa Badiane et Samnick, les Couguars disposent effectivement d’une ossature française de grande qualité, offrant de l’alternance intérieure – extérieure. Sans compter que le pivot Akin Akingbala reste avec ses 2,08m une force à l’échelle hexagonale.

Le vrai défi se situera effectivement à l’échelon européen, et avec l’enchaînement des matchs, Nancy sera rudement mis à l’épreuve. Surtout si Batum est amené à quitter le navire en cours de traversée…

BCM Gravelines

C’est le recrutement le plus impressionnant de l’intersaison. Visez plutôt : Andrew Albicy, Ludovic Vaty, JK Edwards, Pape Sy et Xavier Silas. Plus fort encore, le BCM a réussi à attirer dans ses filets les gros poissons français. Un challenge couillu mais admirable car promouvant le basket bleu-blanc-rouge. La traction arrière est ainsi hyper-séduisante avec un trio Albicy – Bokolo – Sy qui devra faire rimer vitesse avec organisation de jeu, pression défensive avec réussite extérieure. A l’intérieur, un autre trio : Akpomedah – Issa – Vaty qui devra faire oublier les longs segments de Saer Sene. Mais, défensivement, c’est effrayant. Le timing au contre d’Akpo, la hargne de Dounia et la longueur de Ludo Vaty. Et pour ne rien gâcher, le petit frère Monschau pourra également compter sur un de ses « préférés » avec le retour du gros short JK Edwards.

Xavier Silas, tout frais sorti de NCAA, devra lui s’adapter à un nouveau contexte, mais ses qualités innées de scoring devraient lui assurer un rôle important dans la rotation. Une rotation qui est longue comme le bras avec Jomby, Johnson et Loum qui piafferont d’impatience sur le banc.

La question finale pour le BCM est de savoir si ce statut de favori ne lui coupera pas les pattes. On l’a vu hésitante et se prendre les pieds dans le tapis dans le
tournoi Euroleague. Gageons que la sauce prendra dans le grand Nord.

Cholet Basket

Champion il y a deux ans, finaliste l’an dernier, le CB reste quoiqu’on en dise une place forte de la Pro A. En tous cas, tant que Maître Kunter sera là, Cholet pourra compter parmi les trouble-fête du championnat. En cette rentrée, l’humeur est plutôt bougonne dans les Mauges, et à raison, les blessures et pépins physiques ont ruiné la préparation. Robert Dozier, l’ancien coéquipier de D-Rose à Memphis est out, Byars a déjà fait ses valises, Robert Hite est encore aux petits soins, Chandler Parsons peine à s’adapter… Les soucis s’accumulent mais CB fait le dos rond.

Victorieux lundi d’un entraînement – match amical contre Orléans, Cholet prend peu à peu forme. Fabien Causeur, qui n’a pu être de l’aventure argentée en Lituanie cet été, revient en pleine forme et veut franchir un palier. Vebobe, Falker et le nouvel arrivé Demetris Nichols offrent des garanties au niveau Pro A dans la peinture alors que le duo Duport – Gobert sera encore là pour apprendre mais pourquoi pas, grappiller de plus en plus de minutes. A l’arrière, l’américain Talor Battle, gringalet mais adroit, fera équipe avec Carl Ona Embo pour mener le jeu. Ce dernier a le physique pour dominer mais devra apprendre à gérer une grosse écurie. William Gradit en défense et Parsons en attaque se partageront les minutes au poste 2 alors que Donnie McGrath arrive également en renfort sur les postes extérieurs.

Erman Kunter est certainement l’homme fort du club depuis maintenant 3 ans (une légende même !) et avec cette constellation de joueurs, il semblerait qu’il faille un temps d’adaptation, mais pour peu que l’alchimie se développe, le résultat pourrait être surprenant.

Asvel Lyon-Villeurbanne

Ce pourrait être la surprise du chef ! Et sous la toque de la capitale gastronomique, un virtuose, Tony Parker himself !

Sa venue est un événement tout à fait incroyable. Avec lui, l’équipe de Pierre Vincent, coach rookie chez les hommes, a belle allure. Avec toutes ses jeunes pousses (Tillie, Westermann, Lacombe, Jackson, Fofana, Livio – 17 ans, le plus jeune de la ligue) ; ses tuteurs made in USA (Hilton Armstrong, Phil Goss, Dijon Thompson) et l’universitaire Jamie Skeen, le talent est présent à tous les postes.

Le cocktail jeunesse – expérience sera une réussite si les premiers parviennent à hausser leur niveau de jeu et garder une constance dans l’effort tout au long de la saison. Ainsi, Edwin Jackson devra franchir un cap tout comme Kim Tillie et Fofana à l’intérieur.

Mais la classe de Thompson, l’adresse de Goss et le combo taille – puissance physique (inégalée en Pro A) d’Armstrong pourront servir de base de travail à Pierre Vincent. Le projet de l’Asvel est un projet à moyen terme, il faudra s’armer de patience avant tout. Davantage encore qu’à Nancy, le possible départ de TP en cours de saison pourrait changer la donne…

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