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Semaine des As : les forces en présence

Ça débute demain soir dans le chaudron de la Halle Vacheresse, les 8 meilleures équipes (ou presque) de la phase aller vont se disputer le trophée de la mi-saison. L’occasion pour nombre d’entre eux de confirmer leurs ambitions (Gravelines, Chalon, Paris, Orléans) ou simplement de se refaire une santé (Nancy, Cholet, Roanne, Le Mans).

Sur un format d’une manche sèche, la moindre erreur est fatale et chaque entraîneur potasse en profondeur les stats et les vidéos de son adversaire du soir pour y déceler son talon d’Achille.

Avant le début des hostilités avec le match qui opposera Le Mans à Orléans demain à 18h, BasketEurope vous propose une rapide analyse des forces en présence en décortiquant d’abord ce que les américains appellent le ‘momentum’ de chaque équipe, leurs dynamiques respectives ; puis en ciblant un duel dans le match ; et finalement un domaine clé qui pourrait faire basculer le match.

Le Mans – Orléans (jeudi 16 février, 18h)

La dynamique

Le Mans sort d’une victoire, sinon convaincante (souvenez-vous la fébrilité du MSB en dernier quart), au moins intéressante pour la confiance face au leader déchu de Gravelines. Dans le même temps, Orléans a vu sa série de 6 victoires de rang se terminer en eau de boudin, dans une déculottée infligée par le nouveau leader, Chalon.

Le duel

Cedrick Banks – Taylor Rochestie : c’est une opposition de style entre le scoreur fou de l’OLB et le meneur organisateur du Mans. Mais les deux ne sont pas au mieux en ce moment au niveau de l’adresse. La différence tient en ce que Banks va continuer de shooter car son équipe a besoin de ses points et peut gagner malgré ses bas pourcentages. Pour Rochestie, la donne est différente, son impact est fondamental sur son équipe, or, il toussote un peu en cet hiver (39% à 21/54 sur les 4 dernières journées).

La clé

Ça devrait se jouer à l’usure, et plus précisément dans la peinture ! Avec JP Batista, Koffi, Bryant ou encore Sommerville, Le Mans dispose d’une belle force de frappe à l’intérieur avec de la taille, des kilos et du muscle. En face, Orléans a réussi à s’en sortir avec l’attelage batailleur Joseph – Monds avec Greene en troisième larron. Mais avec les absences pressenties de Sy et de Sangaré, l’effectif de l’OLB risque d’être un peu court.

Gravelines-Dunkerque – Roanne (jeudi 16 février, 20h30)

La dynamique

Le BCM a perdu son trône aux dépens de Chalon, mais ce serait vendre la peau de l’ours un peu trop vite que de déclasser la troupe de Christian Monschau. Malgré son faux-pas en Sarthe, les Maritimes surfent sur une série de 7 victoires de rang. Et avant cette série, une autre série de 8 victoires d’affilée. Comme quoi, Gravelines sait rebondir !

L’hôte de l’événement risque fort de faire un petit tour et puis s’en va. Leur première victoire à l’extérieur, à Cholet, pourra-t-elle leur permettre de se libérer, une fois revenus sur leur terre ?

Le duel

Rashad Wright – Andrew Albicy. On aurait pu vous remettre une couche de babars avec le match Uche contre Ludo Vaty, mais on a préféré mettre en lumière les poids plumes. Auteur de sa première évaluation positive, Wright aura fort à faire contre Albicy qui clame haut et fort vouloir des trophées. Une occasion lui est donnée, à lui d’emmener ses troupes en leader !

La clé

La défense collective de Gravelines : Depuis début janvier, l’équipe est sur une moyenne de 72,8 points encaissés par match alors qu’elle n’en autorisait en moyenne que 64 sur les 13 premières journées de championnat (pour 2 petites défaites). La capacité de la Chorale à mettre le feu aux poudres (et devant son public conquis) dès le début du match sera essentielle pour les locaux.

Chalon – Paris-Levallois (vendredi 17 février, 18h)

La dynamique

Chalon est le nouveau patron du championnat. Avec une victoire écrasante d’autorité contre Orléans, la meute d’élans de Tonton Bégor arrive lancée à pleine vitesse. Pour Paris, c’est également une belle série qui est en cours avec 3 victoires de rang, dont la dernière pas piquée des hannetons contre le champion en titre lorrain.

Le duel

Malcolm Delaney – Eric Chatfield. Attention, gros scoreurs ! Ça devrait dégainer sérieusement dans ce duel des pistoleros. Respectivement établis à 16 points et 22 points de moyenne sur la saison, les deux américains devraient se livrer un beau duel d’attaque. Avec ses 32 points récemment (contre Poitiers), Delaney semble être en état de grâce. A confirmer !

La clé

Le banc de Paris-Levallois. En l’absence fort probable de Lamont Hamilton, l’équipe de Christophe Denis va devoir réaliser un exploit. Pari déjà gagnant contre Nancy, l’opposition de Chalon semble être un niveau supplémentaire. Avec Masingue en soutier, il faudra un bon apport des seconds couteaux pour ne pas se laisser avaler par la vague chalonnaise.

Nancy – Cholet (vendredi 17 février, 20h30)

La dynamique

Aucun momentum. Les deux finalistes sortant sont actuellement dans le creux de la vague. Sortant d’une défaite contre Paris, Nancy frôle la crise de palais alors que Cholet n’arrive toujours pas à trouver un rythme de croisière après une belle reprise d’année civile.

Le duel

John Linehan – Fabien Causeur. Les deux anciens coéquipiers se connaissent bien, mais depuis que leurs chemins se sont séparés, Causeur a nettement franchi un pallier. Récemment élu meilleur joueur du mois, le choletais frappe à la porte de l’Equipe de France. Il devra se dépêtrer du marquage « à la culotte » du Virus qui ne manquera pas de venir lui mettre des bâtons dans les roues.

La clé

La défense choletaise. Il y avait un regain intéressant début 2012 pour coach Kunter avec 3 victoires de rang, mais les adversaires (Poitiers, Hyères-Toulon et Le Mans) ne procuraient pas forcément la meilleure aune pour juger des progrès défensifs des troupes choletaises. Durant leur dernière confrontation, Nancy s’était imposé (96-88) dans une configuration toute autre : il y avait encore Batum (monstrueux pour l’occasion avec 34 d’évaluation) mais Nelson et Causeur avaient déjà bien marché (respectivement 19 et 16 points). Si la défense de Cholet arrive à contenir les assauts d’Akingbala, Moerman et Schuler, le CB pourrait bien s’en sortir…

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