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L’Olympiakos surprend le Barça et s’invite en finale

Après un début de saison poussif, Vassilis Spanoulis reconnaissait lui-même qu’il n’aurait jamais pensé se qualifier pour la finale d’Euroligue pour y affronter le tout-puissant CSKA. Mais avec ses 21 points et 6 passes, le chef d’orchestre hellène a mené ses troupes vers la victoire contre la meilleure défense de la compétition, le Barça, 68-64.

V-Span montre le chemin

Vassilis Spanoulis a la balle en main, le chrono défile. Il part à la corde et avec la main gauche, balance une passe automatique dans les airs que Joey Dorsey se fait un plaisir de claquer dans le cercle. Les fans grecs exultent, l’Olympiakos mène à la pause (33-29).

C’est l’action du match pour le moment. Il faut dire que le jeu est bien haché, et l’adresse générale des deux équipes (un petit 40% à deux points et même un 2/13 à trois points pour le Barça) n’aide pas à créer le spectacle. Au contraire, les catalans survivent grâce à leur abattage aux rebonds (24 à 16).

Barcelone à la traîne

Contre la meilleure défense du « siècle » (61,3 points de moyenne concédés sur la saison), osent même certains, l’Olympiakos doit effectivement jouer serré, et Spanoulis doit se multiplier en scorant 10 points mais également 5 balles perdues commises à la pause. Pour Barcelone, Navarro et N’Dongue marquent 7 points chacun, mais le plus dur reste à faire (33-29).

Et face à une escouade grecque opportuniste, à l’image de l’hyperactif Joey Dorsey qui essaie de limiter les dégâts avec son activité sous les panneaux (5 rebonds), les catalans n’arrivent pas à retrouver leur jeu offensif. Le géant Fran Vasquez procure quelques ouvertures, mais ça reste toujours brouillon (19/41 aux tirs et 2/15 à trois points).

Le duel improbable : Evangelos vs. Juanca

On arrive dans la période de vérité, et les stars sont de sortie. Navarro répond à Spanoulis à trois points, mais le Barça n’arrive toujours pas à passer devant. Avec leurs chasubles couleurs éboueux, les coéquipiers de la Bomba sont perpétuellement repoussés par l’Oly.

Quand Navarro remet les ibères à 2 points, Printezis (14 points) n’hésite pas à dégainer à trois points après un rebond offensif. Et cette stratégie du « rien à perdre » porte ses fruits pour l’équipe de Dusan Ivkovic, à l’image du jeunot Evangelos Mantzaris qui se coltine Navarro (18 points et 5 balles perdues) en défense. Et l’écart monte à 6 à 4 minutes de la fin (62-56).

L’Olympiakos sauve l’honneur grec

Au jeu des lancers, Barcelone parvient à revenir encore une fois, mais Spanoulis envoie un trois points venu d’ailleurs pour remettre son équipe à l’abri (66-60). N’Dongue (10 points) marque 3 lancers mais il rate un tir intérieur alors que l’Olympiakos s’envole vers la victoire (68-64).

Comme souvent sur ces matchs couperet, l’équipe qui a su se transcender remporte le match. Emmené par un Spanoulis décisif (21 points, 6 passes), Le Pirée sera bien présent en finale pour sauver l’honneur grec !

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