Interview Nicola Alberani, directeur sportif de Strasbourg : “On se sent comme Cendrillon”

la rédaction
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Juste avant le début du Final 8 de la BCL, le directeur sportif de la SIG Nicola Alberani, a évoqué ses attentes pour le quart de finale qui se joue demain, jeudi, à Nizhny Novgorod en Russie, ses impressions sur son adversaire, sur le parcours de son équipe et le nouveau format de la compétition.

Interview traduite en partenariat avec Sportando

Quel type de club avez-vous trouvé à Strasbourg et êtes-vous heureux d’avoir pris cette décision ?

Je suis super content d’avoir rejoint le club. J’ai réalisé que travailler dans la ligue française représente une opportunité énorme. D’un point de vue organisationnel, je suis impressionné par la capacité de la ligue à centraliser et à faire tourner les opérations. Bon, comme tout le monde, j’ai dû composer avec la pandémie et les problèmes liés, ne pas voir sa famille et relever beaucoup de défis avec le club. Mais je dois dire que je suis dans un club qui fonctionne comme une entreprise, dans une très belle ville, franchement, je suis bien.

Qu’est-ce que cela représente pour vous d’être qualifiés pour le Final 8 de la BCL ? En particulier après ce run de trois victoires finales en playoffs, après trois défaites pour débuter où tout le monde vous voyait éliminés ?

Les compétitions européennes sont très importantes pour le club, notamment par rapport au rayonnement d’une ville qui porte l’Europe dans son cœur. Je crois qu’il y a plus de public pour les matches européens que pour les matches de la ligue, alors que dans d’autres pays, c’est plutôt l’inverse. Mais oui, comme vous l’avez dit, la fin des playoffs a été extraordinaire. On s’est rendu à Ankara sans Wainright et on a perdu, et puis Nizhny est venu à domicile, on a largement perdu, et après, on s’est rendu à Athènes sans Colson et une nouvelle défaite. Et puis, pas à pas, on retrouvé de la confiance en nous-mêmes au fil des matches. On est arrivé au dernier match contre Turk Telecom en croyant fermement qu’on était capable de le faire et nous avons atteint ce formidable objectif en éliminant deux clubs qui avaient plus de moyens que nous. C’est un peu un rêve devenu réalité. On entre dans ce Final 8 comme Cendrillon, et nous sommes très curieux de savoir ce que nous allons faire maintenant.

Photo: Brandon Jefferson (FIBA)

“Si on pense à Colson, Wainright, Jefferson, Lansdowne, jouer la BCL nous a beaucoup aidé à signer ce genre de talents”

Vous allez jouer Tenerife en quart de finale. Un club phare de la BCL, ils ont gagné la première édition, ils ont en Vidoretta le coach qui a remporté le plus de match en BCL, il s’agit d’un club qui a beaucoup grandi ces dernières années. Qu’est-ce que cela représente pour vous de les jouer ?

C’est un modèle qu’on aimerait suivre. Ils ont réussi quelque chose de très difficile en basket : ils sont arrivés au top niveau et ils se sont stabilisés à ce niveau. Cela fait maintenant des années qu’ils sont là et qu’ils sont bons. Ils sont très bien organisés. Leur entraineur a un CV qui parle pour lui et les fondations du clubs sont remarquablement solides. Sur le terrain, c’est une équipe avec une excellente exécution offensive. Leur façon de partager la balle pour créer des tirs à trois-points est magnifique, il s’agit de leur arme la plus dangereuse. Et puis, ils ont un intérieur d’impact avec Shermandini. Pour nous, l’important, c’est de parvenir à les faire déjouer, sinon, on a perdu.

Est-ce que vous pensez que la BCL est devenue une compétition désormais installée et qu’elle offre de véritables opportunités aux joueurs et aux clubs qui la disputent ?

Pour un club comme le nôtre, jouer une compétition comme celle-là amène de la valeur ajoutée sur le marché. Nous pouvons attirer des joueurs avec un certain profil, en raison de la façon dont nous gérons les choses, mais aussi parce que nous jouons une compétition européenne d’un tel standing. Si on pense à Colson, Wainright, Jefferson, Lansdowne, jouer la BCL nous a beaucoup aidé à signer ce genre de talents.

D’un point de vue organisationnel, comment évaluez-vous cette saison avec la BCL ? Est-ce que le changement de format pour s’adapter à la situation sanitaire vous a aidé ?

La BCL a montré comment retourner une crise en quelque chose de bénéfique. Ce nouveau format est excitant et moins lourd à porter pour les clubs. La conséquence, c’est que désormais, chaque match compte et notre parcours en playoffs l’a bien illustré. La BCL a montré sa capacité à comprendre les besoins des clubs et à apporter des solutions efficaces.

Quelle équipe va s’imposer ici à Nizhny Novgorod ?

J’aimerais mettre en avant les deux clubs espagnols, Tenerife et Burgos. Quand on voit qu’en ACB, ces deux équipes sont juste derrières les deux superpuissances…

Pour finir, vous seriez satisfait de ce Final 8 si… ?

J’adorerai qu’on arrive à jouer les yeux dans les yeux avec Tenerife. C’est la première équipe de cette qualité, avec une telle exécution offensive, qu’on va jouer cette saison. Evidemment, j’adorerai qu’on remporte le trophée, mais notre premier objectif est de rester dans le match avec eux jusqu’à la fin : et après, on verra ce qu’il se passe.

Photo: FIBA

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