Trois parcours différents mais un objectif commun : réaliser la meilleure saison possible avant de se présenter à la draft 2027 en juin prochain. Le chemin est encore long pour Hugo Yimga-Moukouri, Maxence Lemoine et Noa Kouakou-Heugue et, alors «qu’il faudra pas trop penser à cette échéance», ils auront à cœur de faire gagner leur «collectif avant tout». Dixit les propos de Hugo Yimga-Moukouri, recueillis au Media Day LNB. L’ailier nanterrien entame sa seconde saison en Betclic Elite, exercice au cours duquel il veut «dominer» : «Je dois faire plus parce que je connais la Ligue maintenant, je sais comment ça siffle, comment les gens jouent.»
Une étape a réellement été franchie cette dernière année pour Hugo Yimga-Moukouri. Sacré meilleur jeune de la saison 2025/26, il a été accompagné d’un préparateur mental qui l’a aidé «à moins se mettre la pression» et «pour comprendre que le basket est un jeu». Davantage responsabilisé en fin de saison, il a enchaîné avec un été loin d’être reposant. Après avoir glané la médaille de bronze à l’Eurobasket U18, il a participé à des séances d’entraînements des Spurs en déplacement à Nanterre.
«Individuellement, tu te rends compte qu'ils sont clairement au-dessus. C'est un kiff, un aperçu du niveau que tu veux atteindre. J'ai vu les deux meneurs de jeu (Stephon Castle et Dylan Harper), comment ils bougent, comment ils sont en contrôle de leur corps. Quand tu vois aussi Victor (Wembanyama), c'est impressionnant.»

«Il faudra abattre à tous les matches»
Dans la famille des jeunes prospects parfaitement mis en confiance dans leur équipe, on retrouve également Noa Kouakou-Heugue. L’intérieur de la génération 2007 a vécu une aventure australienne bien en-deçà de ses attentes et a choisi l'Élan Chalon pour reprendre goût au basket-ball, tout simplement.
«Je suis dans un contexte qui me convient énormément, je n’aurai pas rêvé mieux que d’arriver à Chalon cette année avec tout un club. Il y a une ambiance familiale avec des coéquipiers qui me poussent à faire de mon mieux tous les jours. Dans un club et dans une carrière c’est important de voir que l’on a envie de travailler avec toi, ce que je ne ressentais pas vraiment en Australie. Là-bas, j’ai passé un cap mentalement. Être benché toute une saison, ça m’a forgé, j’aurai connu le dur avant beaucoup de personnes. Je m’entraînais comme un chien, musculation, basket, je n’avais pas de jour off.»
S’il aurait bien aimé connaître la même trajectoire qu’Ousmane Dieng, que Ryan Rupert ou qu’Alexandre Sarr dans le programme Next Stars, ça sera finalement à l’Elan Chalon, dans les pas d’intérieurs référencés - Mathias Lessort, Moustapha Fall ou Clint Capela sont passés par-là - que Noa va vouloir montrer toutes ses qualités.
«C’étaient des joueurs jeunes quand ils sont passés là-bas, le développement de jeunes et en plus au poste intérieur, il y a eu de la réussite. Ça met d’autant plus en confiance de voir cela, de voir qu’il y avait des joueurs qui ont été draftés. Nous sommes là pour les playoffs, et pas pour faire de la figuration. Nous voulons montrer que nous sommes une grosse équipe, être dans le haut du tableau, nous en avons les capacités. L’effectif est profond avec des joueurs qui peuvent apporter des deux côtés du terrain. De mon côté, je ne me fixe pas de limite. Je suis un gros energizer, un joueur hyper vertical. Cette année pré-draft sera une approche au quotidien. Il faudra abattre à tous les matches, être le plus régulier, être un tueur dans la vie de tous les jours.»

«Je veux écrire ma propre histoire»
Autre talent de la génération 2007, au poste de la mène cette fois, Maxence Lemoine fait son retour à Strasbourg. Parti pendant un an en prêt au Stade Rochelais, il avait réalisé ses premiers pas dans l’élite en 2025 avec le maillot de la SIG et revenir en Alsace «avant d’aller encore plus haut» dans sa carrière était une évidence.
«La SIG a vraiment montré une grosse envie que je revienne. Je fais les choses étape par étape. Jouer la BCL est une opportunité pour moi de montrer mes qualités aux yeux de l’Europe, ce ne sera que du bonus.»
Si la NBA est un objectif, elle n’est pas une fin en soi pour Maxence Lemoine. Émerveillé par un joueur comme James Harden, le gaucher puise son inspiration des internationaux Nadir Hifi et Elie Okobo.
«J’ai déjà pu discuter avec ces gars. Ils prennent du temps pour les jeunes de leur expliquer les choses. Si déjà tu arrives à atteindre l’Euroleague, c’est déjà que tu es un très très bon joueur de basket. Chacun à son parcours, chacun à son profil, à son style de jeu. C’est un niveau de dingue l’Euroleague. Il y a plein d’opportunités qui se présentent, même quand on a 25/26/27 ans. Je veux écrire ma propre histoire.»