Contre Strasbourg, l'enjeu était de taille pour Paris. Avant de connaître le résultat de l'affrontement entre Roanne et l'ASVEL ce dimanche soir, le club de la capitale avait l'occasion de rejoindre la JDA Dijon, autre équipe encore invaincue en Betclic Élite, en tête du championnat. Dans un match qui avait tout du piège, les Parisiens ont fait le job en faisant la différence dès le deuxième quart-temps (98-84).
L'effort a avant tout été collectif de la part du club de la capitale, avec quatre joueurs au-dessus des 10 points marqués (Jared Rhoden, Léopold Cavalière, TJ Warren, Tyson Etienne). En revanche, c'est un coup d'arrêt pour la SIG, qui n'enchaîne pas après sa victoire face à Boulazac, malgré les efforts de Ben Gregg (20 points) et Maxence Lemoine (16 points) pour tenter de remonter.
Paris très vite sur orbite...
Dès l'entame, Paris prends le taureau par les cornes, à l'instar de Jared Rhoden. Mis au repos face à l'ASVEL le semaine dernière, l'arrière démarre très fort et inscrit les 7 premiers points du club francilien (7-4, 3e). Si la SIG répond ensuite en trouvant une belle adresse à longue distance (14-18, 6e), elle ne tient pas longtemps face au rythme imposé par les Franciliens.
Et pour cause, le Paris Basketball est resté fidèle à son identité, avec un jeu rapide et un ballon qui a beaucoup bougé. Suffisant pour faire perdre pied aux Strasbourgeois et scorer 32 points dans le deuxième quart. « Paris joue avec passion, et quand vous ne vous mettez pas à leur niveau sur la vitesse, vous avez l'air d'un passager. Vous êtes vite largués », a analysé l'entraîneur de la SIG Janis Gailitis.
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Muet car bien ciblé dans le premier, Nadir Hifi score 5 points dans le deuxième quart. Très souvent pris à deux, il fait circuler la balle et délègue ses responsabilités au scoring à ses coéquipiers, le très fiable TJ Warren en tête de file (10 points à la pause).
« Ils ont fait des prises à deux tout le match sur Nadir », explique le coach parisien Maxime Lefèvre. « Dès le début, c'était clair que le plan de jeu du coach adverse c'était de ne pas le laisser jouer. Je trouve qu'il a fait d'ailleurs un très bon match. Quand ils sont arrivés sur lui, la balle a bougé. C'est pour ça qu'on avait 21 passes décisives en première mi-temps. Tout ça a commencé par Nadir qui n'a pas perdu la tête et n'a rien forcé. »
... mais pas encore à l'abri
Total qui permet aux Parisiens de compter leur plus belle avance de la soirée au moment de retourner aux vestiaires (61-38, 20e). Si le début de deuxième acte laisse imaginer un blow-out (81-55, 27e), Strasbourg profite de quelques errements des vice-champions de France pour leur coller un 8-0 et revenir au score en fin de troisième quart.
« Quand on est à +24 à la mi-temps, c'est humain de se relâcher. Mais il faut réussir à battre ce sentiment-là et de continuer à travailler, à pousser, à faire les choses qui nous ont amenés jusque-là. C'était un petit peu décevant dans la deuxième mi-temps. Quand on est devant, on peut même se permettre de reposer des gars. Ce qu'on n'a pas vraiment pu faire jusqu'à la fin », a regretté Lefèvre.
Toutefois, Paris a su se montrer suffisamment sérieux pour ne pas dilapider leur large avance. Dans le sillage d'un Tyson Etienne en rythme (17 points) et d'un Léopold Cavalière très en vue en attaque (15 points), le club de la capitale n'est jamais passé sous la barre des 10 points d'avance, et a finalement réussi à décrocher une victoire sereine pour sa première devant son public en championnat.
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C'est sur cette note positive qu'a souhaité appuyer le tacticien parisien, avant une nouvelle « double-week » en Euroleague. « Il y a eu beaucoup de bonnes choses. Mais en tant que coach, on n'est jamais complètement satisfait. Je ne pense pas qu'il y ait des matchs qui soient plus importants que les autres. Mais c'est sûr qu'il faut aller gagner mercredi à la maison (contre la Virtus Bologne, NDLR). »
Le boxscore de la rencontre est ici.
À l'adidas arena, Paris.

