Après avoir avoué que la NBA et l'Euroleague étaient désormais "d'accord au niveau de l'approche" au micro de L'Équipe, le patron de la plus prestigieuse compétition européenne. Cela, en commençant pas l'ASVEL, où il décrit une position étrange adoptée par le président rhodanien Tony Parker.
"L'ASVEL est dans une situation délicate, sportivement et hors terrain, je l'ai dit à Tony de nombreuses fois. Les clubs ont le droit de voter une "call option", clause qui forcerait le rachat de leurs parts. Ils sortiraient de la compétition. Nous avions prévenu tout le monde et fixé une deadline au 15 janvier pour prolonger sous peine de s'exposer à cette clause. Je ne présuppose pas que ça finira comme ça, mais si à un moment les clubs en ont assez d'attendre et veulent avancer... Tony risque de perdre beaucoup d'argent. Si tu veux par la suite devenir une franchise, tu devras payer entre 50 et 80 millions de frais d'expansion. Si on trouve un accord avec la NBA, tu y gagneras aussi... Je ne vois pas l'intérêt de ne pas signer. S'il peut le faire ce soir, il devrait. Mais je respecterai sa décision dans tous les cas."
Touché par de gros soucis financiers et passé proche du dépôt de bilan, le futur de l'AS Monaco tient forcément sur un fil. Quant au Paris Basketball, son avenir n'était pas encore sécurisé avec Paulius Motiejunas (précédent patron de la C1), mais l'Espagnol semble militer pour que la capitale fasse partie du projet.
"Nous travaillons avec Monaco, on surveille tout, on parle avec le GM, la Principauté... Ils ont pris des mesures positives, plusieurs investisseurs sérieux sont intéressés. Nous leur souhaitons de s'en sortir, pour qu'on continue à discuter de leur maintien. Mais on n'en est pas là. [...] Paris est une marque majeure, un gros marché. Les dirigeants Eric Schwartz et David Kahn ont fait un travail remarquable. Ils avaient discuté de licence avec mon prédécesseur, je leur ai proposé de poursuivre la conversation autour du nouveau modèle. Nous espérons un accord pour qu'ils puissent intégrer la ligue."
Il a également dévoilé ce qui serait selon lui le scénario idéal pour l'Euroleague en général compte tenu de l'arrivée imminente de la NBA Europe.
"On se concentre sur le fait d'avoir la meilleure ligue possible, les meilleurs Championnats, équipes, villes, avec leur tradition centenaire. Après, il faut voir comment améliorer les choses, pourquoi pas ajouter d'autres villes - Manchester, Londres, Rome... En deux mois, depuis mon arrivée, on a restructuré la compétition, les treize licences A, vont devenir, au terme de la saison 2026-27, des franchises, manière plus solide et permanente de faire du business et d'apporter au marché de la stabilité puisque les équipes, malgré des clauses de sortie, ne risquent pas de disparaître. Nous créons de la valeur, des actifs. Nous avons diligenté une étude pour valoriser la ligue -1,5 milliard estimés par le dit cabinet. D'ici à quatre ans, cette valeur peut monter à 3 milliards."