Voici quelques extraits de l'interview :
A propos de Monaco :
"En tant que joueur, c'est évidemment frustrant. C'est un peu comme un travail classique : on va au boulot et soudain, plus de salaire. On n'a pas été payés pendant trois mois. On était vraiment à deux doigts de tout abandonner. Notre entraîneur, Vassilis Spanoulis, est parti ; je crois qu'il n'avait pas été payé depuis encore plus longtemps. C'est dur de travailler, de voyager, de jouer des matchs, et de ne pas être payé pour ça.
Certains comptes étaient bloqués et diverses choses se tramaient en coulisses. Mais notre principale préoccupation était de trouver une solution. Heureusement, le Prince est intervenu par l'intermédiaire de son Palais et a permis la poursuite de la saison et le versement des salaires. Cela nous a soulagés et nous a permis de terminer la saison correctement."
A propos de sa blessure :
"Je me suis démis un doigt pendant les playoffs de l'Euroleague. Les ligaments étaient déchirés – et c'était ma main du shoot, en plus ! Forcément, la question de mon retour pour la finale s'est posée. Mais l'équipe avait déjà joué plusieurs semaines sans moi et avait trouvé son rythme. De plus, mon doigt n'était pas vraiment fonctionnel. Cependant, j'étais présent tout le temps et j'ai voyagé avec l'équipe la plupart du temps. Entre-temps, j'ai aussi fait des choses pour lesquelles je n'ai généralement pas le temps. Par exemple, j'ai passé un week-end à Roland-Garros."
A propos de l'ASVEL :
"Tout d'abord, c'est un honneur quand Tony Parker m'appelle. Son idée était excellente. Il m'a dit que je pourrais prolonger ma carrière en jouant davantage en Euroleague et moins en Betclic. Le plan prévoyait un effectif important, comme dans beaucoup d'équipes d'Euroleague. L'idée ne me déplaisait pas : affronter les trois ou quatre meilleures équipes de France et participer également à l'Euroleague.
J'ai surtout appris les choses par les médias ou par des coéquipiers qui m'ont envoyé des messages pertinents. Malheureusement, la communication était quasi inexistante. Tony Parker a probablement été lui-même déçu, car son nom était associé au projet. Il avait expliqué aux joueurs ses intentions et les idées qu'il explorait. Le fait que cela n'ait pas abouti a sans doute été très frustrant pour lui aussi. Nous aurions néanmoins préféré recevoir un appel. Nous avions discuté pendant l'été. Plusieurs joueurs, dont moi-même, lui avions rendu visite à son domicile pour aborder divers sujets. Apprendre la nouvelle de cette façon est, bien sûr, frustrant."
A propos de sa signature au Maccabi Tel-Aviv :
"C'était vraiment tard dans l'été, fin juillet. Alors forcément, il fallait que j'examine les options qui s'offraient encore à moi. Je ne rajeunis pas, moi non plus (NDLR : Il a 34 ans). Des joueurs comme Sylvain Francisco sont plus jeunes et pourraient trouver un nouveau club plus rapidement. Mais le Maccabi m'a contacté très vite et m'a proposé le poste de pivot titulaire pour deux ans. Ça m'a convaincu."
A propos de sa femme et de ses enfants qui vivent à Boston :
"Oui, ils restent là-bas. Ils n'étaient pas venues à Monaco avec nous la saison dernière non plus. L'école est tout simplement plus importante maintenant ; Laila a dix ans, Mio aura bientôt sept. Leur sport, leurs amis et leur environnement familier comptent beaucoup, et je ne veux pas les en déraciner. Boston reste notre port d'attache."