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Dario Gjergja (Limoges) : "Je ne suis pas un entraîneur qui se contente d'exercer en club"

Le coach croate-belgo croate Dario Gjergja parle de sa double casquette puisqu'il est celui du Limoges CSP et de l'équipe nationale de Bosnie-Herzégovine.

FIBA

Auparavant Dario Gjergja, 50 ans, a exercé à Ostende de 2011 à 2025 et obtenu à chaque fois le titre de champion de Belgique soit 14 trophées, et fut celui de la Belgique de 2018 à 2025.

« Ce n'était certainement pas facile, mais avec le recul, j'aurais dû quitter Ostende plus tôt, déclare t-il dans une interview à Basketball Sphere. Les raisons étaient surtout d'ordre personnel, car j'ai refusé certaines opportunités. Peut-être, comme on dit, ai-je fait une erreur. Je ne le regrette pas. En Belgique, il n'y a que le meilleur. On a la chance d'être entraîneur, de travailler, de s'épanouir personnellement, ce qui est extrêmement important. D'un autre côté, c'était un club qui m'a tout donné. Un club qui m'a laissé carte blanche pour travailler, pour définir la politique sportive, ce qui est très rare de nos jours. Je ne parle pas seulement de l'Europe, mais de n'importe quel club. Je peux m'estimer chanceux d'avoir vécu cela. »

Alors qu'il était déjà engagé avec Limoges, Dario Gjergja a été sollicité pour prendre en mains l'équipe nationale de Bosnie-Herzégovine.

« Je ne l'avais pas prévu. J'allais dans un nouveau club, un nouveau championnat, tout était nouveau. Je n'y avais pas du tout pensé. Mais dès que j'ai entamé les discussions avec M. Alihodzic (secrétaire général de la Fédération de basketball), M. Berbic (président de la Fédération) et Sinisa Kovacevic, j'ai constaté un réel désir, un potentiel certain, et qu'il ne fallait pas le négliger. Je ne suis pas un entraîneur qui se contente d'exercer en club. Le club a immédiatement donné son accord. C'était une décision du club : le propriétaire a dit : « Allez-y, pas de problème. » Une fois la décision confirmée, tout était clair. Aucun souci. J'ai constaté qu'il y a des jeunes joueurs à intégrer progressivement, un fossé entre les générations, et c'est le modèle que j'ai suivi. Ce n'est pas simple : il y a la Serbie et la Turquie dans le groupe. Ce n'est pas un conte de fées, mais nous n'avons pas conçu les choses ainsi non plus. Nous raisonnons sur les quatre prochaines années. »

Pour ses deux premiers matches dans le groupe C, la Bosnie a lourdement chuté en Turquie (93-71) mais très bien résisté à la Serbie (72-74).

« La Coupe du Monde est hors de portée, mais était-ce vraiment notre objectif principal ? Pour éviter tout malentendu : bien sûr, nous donnerons tout à chaque match et serons à 100 % à chaque fois. Il n'y a pas d'autre solution. C'est la clé de tout. On joue avec la moitié de l'équipe, on tient tête à la Serbie, on joue bien pendant 31 minutes en Turquie. Je pense qu'il y a beaucoup de points positifs. Au final, c'est le résultat qui compte. C'est ce vers quoi nous devons tendre. L'objectif premier doit être la qualification (au 2e tour sachant que l'autre équipe du groupe est la Suisse ) ».

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