L'AS Monaco s'est présentée incroyablement affaiblie face à la meilleure équipe de la saison régulière. En plus de Nikola Mirotic (mollet), le pivot Daniel Theis (doigt) et l'ailier Alpha Diallo (adducteurs) ne sont plus aptes au service, si bien que seulement huit joueurs -même pas droit à des espoirs pour compléter le roster- étaient disponibles pour cette mission quasi impossible.
Les Monégasques ont été laminés dès la première mi-temps par une équipe grecque en pleine possession de ses moyens et dont le top-scoreur de la soirée a été Evan Fournier auteur de 19 points. C'est surtout la réussite à trois-points de l'Olympiakos qui a été extraordinaire : 18/33 soit 54,5%.
La Roca Team va désormais se consacrer aux playoffs de la Betclic Elite munie de trois trophées : Leaders Cup, Coupe de France et Supercoupe. Même sans toutes ses forces vives, elle a les moyens de réussir un unique quadruplé. Il sera temps ensuite de connaître son destin, de savoir si de nouveaux investisseurs pourront maintenir son train de vie, si l'Euroleague l'acceptera toujours en soin sein avec ou sans Licence A -elle est demandeuse- et quelle flotte de joueurs elle pourra aligner. On ne vas pas s'ennuyer les mois qui viennent sur le Rocher.
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7-0 et puis l'avalanche
Les Monégasques vont excellemment débuter le match à l'image de Mike James : 10-3. Mais l'Olympiakos va vite retrouver ses repères avec de la vitesse, une très bonne circulation du ballon dans son jeu et le Gréco-Américain Thomas Walkup répondant de la même manière à Mike James c'est à dire à trois-points (4/5 dans le quart-temps !). 15-20 puis déjà 17-26 à la 10e minute. Et ce malgré la maladresse de Sasha Vezenkov à 2/8.
La deuxième vague grecque avec Evan Fournier (11 points à 3/4 à plus de 6,75 men moins de 8 minutes) prenait parfaitement le relais et les Roca Boys étaient déjà dans les cordes à 20-38 (13e). Les joueurs du Pirée n'avaient visiblement pas envie de s'éterniser dans la Principauté et mitraillaient derrière l'arc. Leurs supporters - y compris George et Panagiotis Angelopoulos, les propriétaires du club- dans les tribunes de Gaston-Médecin étaient aux anges. Et plus de vingt points d'écart à 31-52. Après un 7-0 monégasque, Olympiakos donnait un nouveau coup de fouet pour atterrir à la mi-temps à 40-61 avec un dévastateur 13/21 à trois-points. 13, un record égalé en une mi-temps pour le club rouge et blanc.
Le coach Georgios Bartokas avait fait entrer ses 12 joueurs alors que pour cette sortie, il manquait notamment Frank Ntikilina, Mous Fall et Tyson Ward !
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Après la première mi-temps intense, la deuxième a démarré un ton en-dessous. Le score évoluait autour de la vingtaine de points d'écart. Les Grecs étaient toujours concentrés et poursuivaient leur festival offensif à l'instar d'Evan Fournier, alors que les Monégasques avaient le mérite de ne pas tout laisser tomber de dépit et ils gagnaient le quart-temps, 24-21.
La Roca Team va même revenir à -12 (70-82) dans un joli baroud d'honneur face à des Grecs qui étaient tombés dans un train-train. Malheureusement, Matthew Strazel (18 points) se faisait mal au dos et les dernières actions monégasques étaient laborieuses à l'image de ce panier manqué seul en dessous par Elie Okobo peu à son affaire sur la série.
La boxscore est ICI.
