Ce jeudi, Fenerbahçe, champion d'Euroleague en titre a enchaîné un sixième succès de rang dans la compétition en s'imposant sur le parquet du Paris Basketball (90-92). Un match qui avait forcément une saveur particulière pour l'ancien de la maison Mikael Jantunen, qui a reçu sa bague de champion de France avant la rencontre, comme il nous l'a expliqué en zone mixte.
"J'ai ressenti beaucoup d'émotions, ça partait un peu dans tous les sens. À la fois, j'étais heureux d'être de retour, mais je voulais surtout me battre et gagner le match. C'était bon de revenir et revoir des visages que je connais bien."
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Un match qui aurait pu leur échapper
Si au final, tout est bien qui finit bien pour les Turcs, ils se sont pourtant retrouvés très mal embarqués, comptant 16 points de retard dans le troisième quart-temps (49-65, 28e). Un écart qui faisait suite à un début de match globalement raté par les hommes de Saras Jasikevicius, lors duquel ils ont trop laissé jouer les Parisiens, comme l'a expliqué le tacticien lituanien en conférence de presse.
"Pendant trois quart-temps, on n'a pas joué comme il fallait contre Paris. On ne réussissait pas à les ralentir, on n'était pas assez patients en attaque et on ne se fiait pas au plan de jeu. Quand on a pris 16 points de retard, j'étais très pessimiste, mais c'était important de continuer à se battre."
Ce que les Stambouliotes ont compris et exécuté à la perfection. En l'espace de 2 minutes, ces derniers ont réussi à quasiment effacer tout le déficit accumulé, notamment en scorant 6 points en 19 secondes pour clore le troisième quart (68-62, 30e).
Pour Jasikevicius, c'est à partir de ce moment là que la bascule a eu lieu. "Sur les 12 dernières minutes, on a pu compter sur 6 ou 7 gars qui ont été bons aujourd'hui et nous ont aidés. On s'est donné une chance, et à la fin, on a rentré des gros tirs et réussit des stops défensifs importants."
Un réveil tardif donc, mais suffisant pour s'imposer, et surtout permettre à Fenerbahçe de consolider sa première place au classement de l'Euroleague, avec deux victoires d'avance sur son plus proche poursuivant, Valence. Le tout en gardant en vie sa série de six victoires consécutives sur la scène européenne, évidemment la meilleure en cours en C1.
L'expérience comme facteur clé
Cela n'a échappé à personne, cet enchaînement positif du Fener vient d'un élément déclencheur : le retour triomphal de Nando De Colo à Istanbul. Après un mois et à l'âge de 38 ans, le Français n'a toujours pas perdu le moindre match et a déjà conquis tout le monde au Fener, de son entraîneur à ses coéquipiers, à l'image de Jantunen. "Son expérience nous apporte un boost. Il connaît le basket comme personne. La façon dont il comprend le jeu crée des opportunités pour tout le monde. Il peut nous guider et nous aider à gagner. Je suis très content de l'avoir, il m'apprend quelque chose de nouveau tous les jours. Quand il parle, on l'écoute."
Une qualité que le Finlandais retrouve également chez Saras Jasikevicius, son entraîneur, comme il nous l'a expliqué. "Il enseigne le basket d'une très bonne manière, on apprend de nouvelles choses tous les jours avec lui aussi. Il nous pousse à nous améliorer chaque jour. Il a les qualités les plus importantes chez un entraîneur."
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Toujours sur la place qu'occupe l'expérience dans le succès du Fener, le principal intéressé a tenu à rendre hommage à l'un de ses joueurs de l'ombre en conférence de presse : Nicolo Melli. Du haut de ses 35 ans, l'Italien, rarement mis en avant, a été on ne peut plus décisif en toute fin de rencontre, contrant la tentative de Jared Rhoden à longue distance et frôlant l'interception sur Nadir Hifi (83-86, 40e).
"Il a énormément d'expérience. C'est un gars qui est à la fois une star et un vrai soldat. Pour moi, c'est la meilleure combinaison possible. C'est avec ce genre de joueurs que tu peux gagner. Il sait reconnaître quand il fait des erreurs et arrive à ne pas les répéter. Il n'est jamais trop excité, même après une grosse victoire à Barcelone, il sait que 48 heures plus tard, il doit être prêt pour affronter Paris."
À l'adidas arena, Paris.



