Lors du premier match de cette fenêtre de juillet, la Finlande a peiné pour s'imposer sur ses terres à la Hongrie (+ 8, 85-77) qui l'avait déjà bousculée lors du match aller (-7, 89-82), ce qui constituait une surprise car les Finlandais ont pris la 4e place à l'EuroBasket 2025.
« On a eu un match difficile contre eux en novembre et on savait que si on baissait un peu le rythme, ils reviendraient en force. Le match aurait sans doute pu se décider un peu plus tôt, mais c'est un peu la nature du Susi Jeng : parfois, il faut arracher la victoire à la sueur de son front », sourit Mikael Jantunen.
Lors de ce match, Micke Jantunen n'a pas flambé statistiquement (3 points, 4 rebonds, 2 passes) se concentrant sur la défense, les écrans, la communication et laissant le soin au pivot du Utah Jazz Lauri Markkanen (23 points) et au meneur de Gravelines Edon Maxhuni (20 points) d'alimenter la marque.
« Lors des matchs de qualification pour la Coupe du monde en saison régulière, il faut parfois marquer quelques points, mais en été, c'est facile quand Lauri (Markkanen) est là. Avec un joueur de ce niveau à vos côtés, il suffit de lui faire une bonne passe et d'être attentif aux occasions qui se présentent. »
Mikael Jantunen vient d'effectuer une saison à Fenerbahçe à la suite de deux autres au Paris Basketball où il fut l'une des pièces majeures de la success story.
« Ce furent des années vraiment importantes qui m'ont permis de progresser incroyablement en tant que joueur. Nous avons accompli de grandes choses avec Paris Basketball et, durant ces années, j'ai vraiment appris ce qu'est le professionnalisme. Lundi, je vais affronter plusieurs amis de cette époque et ces matchs internationaux sont le sel du basket. Se remémorer les rencontres internationales ajoute toujours un piquant supplémentaire à la saison. »
L'équipe de France présente ce soir à Pau un effectif complètement différent de celui qui avait lâché prise dans le dernier quart-temps lors du match aller en Finlande (83-76).
« La France sera sans doute largement favorite lundi, mais pour une raison ou une autre, on joue mieux en tant que challengers qu'en tant que favoris. J'ai l'impression de ne pas être le seul dans cette équipe à rêver d'aller jouer en France et de faire taire leurs supporters. »