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Justin Robinson : "Être là dans les grands moments, c'est comme ça que j'ai été éduqué"

Auteur des dix derniers points du Paris Basketball ce jeudi contre l'ASVEL, Justin Robinson (1,85 m, 28 ans) savoure un succès alambiqué des joueurs de la capitale (90-81) et s'impose encore comme l'un des meilleurs rookies de l'Euroleague 2025/26. En zone mixte, il nous a accordé un bref entretien.

Justin Robinson © Euroleague

"Bonsoir Justin, comment vous sentez-vous après cette victoire arrachée aux forceps ?
La victoire, ça fait forcément se sentir bien. Sur un plan plus personnel, je suis content d'avoir rentré de gros tirs car ça montre le joueur que je suis en train de devenir. J'ai démarré doucement, j'étais à deux points à la mi-temps, réussir ces deux gros tirs et gagner, ça me rend forcément heureux.

Votre équipe a eu du mal au début, notamment derrière l'arc, mais vous n'avez jamais arrêté de shooter. Qu'est-ce que cela dit votre mentalité ?
On a tous confiance les uns envers les autres. Mes coéquipiers ont su me trouver dans les bons spots en fin de match. On compte vraiment sur tout le monde peut importe la situation. D'ailleurs, je disais à Nadir [Hifi] après le match qu'il allait cartonner la prochaine fois. C'est la mentalité qui nous représente en tant que personnes et en tant qu'équipe.

Toujours collectivement, vous avez fait l'une des pires premières périodes de votre saison. Quels ajustements vous ont permis de mieux revenir après la pause ?
On devait juste rester nous-mêmes, rester solides. On savait que notre première mi-temps n'était pas bonne, et pourtant on n'accusait pas un grand retard. D'ailleurs, même si l'écart avait été plus important, on aurait continué de faire ce que l'on sait faire. C'est pour ça qu'on s'entraîne.

Comme face au Panathinaïkos, c'est vous qui avez plié l'affaire en fin de match. Qu'est-ce qui vous permet d'être si confiant dans ce genre de moments ?
C'est juste qui je suis. Être là et répondre présent dans les grands moments, c'est la manière dont mes parents m'ont éduqué. J'aime ce genre de tirs. J'en ai manqué un plus tôt dans la saison face au Bayern, mais ça commence à tomber dedans ces derniers temps. Mes coéquipiers et le staff continuent de croire en moi dans ce genre de situation et j'en suis très heureux.

Après trois victoires de suite à l'extérieur, vous vous étiez inclinés à domicile mardi contre l'Olympiakos (87-104). À quel point était-ce satisfaisant d'offrir la victoire à vos fans ce soir ?
On veut toujours gagner à domicile. D'autant plus qu'on est reconnaissant envers nos fans de nous rester fidèles contre vents et marées. On a perdu des matchs sur un rien et ils continuent de venir nous voir. C'est toujours le feu quand on joue à la maison. C'est un immense avantage pour nous de les entendre nous encourager et tenter de déconcentrer l'équipe adverse.

Après plus de la moitié de votre première saison en Euroleague, que pouvez-vous nous dire sur votre adaptation à ce nouvel environnement ?
Je suis fier de moi. Il y a eu des hauts et des bas, mais je suis satisfait de ma progression. Je suis heureux d'être dans la situation dans laquelle je suis, de jours avec ces gars. Je me tiens prêt pour ce qui nous attend d'ici la fin de saison, j'ai envie qu'on finisse fort."

Propos recueillis à l'adidas arena, Paris

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