C'est sur le site du club que l'on retrouve l'interview. Voici des extraits.
Rêve ou réalité ?
"J’ai la chance de très bien connaître le sujet. J’ai intégré l’Asvel en 2019 spécifiquement avec un objectif d’obtention de licence permanente, obtenue en 2021, puis travaillé au Zalgiris Kaunas spécifiquement sur les sujets de gouvernance de la compétition dans une période pas évidente pour l’organisation. C’est évidemment un rêve, un objectif ultime pour beaucoup d’acteurs du basket, et à ce titre, cela crée un devoir d’étudier le sujet sérieusement, notamment pour ne pas dévaloriser la notion de mérite sportif. Elle est importante à protéger, parce qu’elle permet justement à beaucoup de monde de rêver, d’avoir des ambitions. Rêver et ambitionner, ça ne doit pas être réservé à une élite protégée par des moyens financiers. Ce serait ignorer la réalité de 99,99% des gens qui sont passionnés par ce sport. Donc nous allons tout étudier sérieusement, ne rien prendre à la légère, dans un contexte général que j’estime bien connaître."
Le cahier des charges :
"Le cahier des charges n’a pas tant évolué. L’obligation de salle de 5 000 places pour les clubs en « associated clubs licence » date presque de l’origine. La mise en place des mécanismes de Financial Fair Play en 2024 a intégré un plancher salarial, avec la contrainte supplémentaire que les charges salariales sont exclues de ce calcul, ce qui est extrêmement pénalisant, et d’ailleurs injuste, pour les pays à la fiscalité salariale élevée. Plus que le cahier des charges, c’est la réalité financière générale qui a beaucoup évolué. Le mouvement inflationniste général dans le marché du basket mondial a drivé les salaires « moyens » vers des montants qui étaient il y a seulement quelques années des top salaires. La plupart des rosters d’Euroleague sont constitués de joueurs avec des salaires annuels médians autour du million d’euros nets. Ca c’est très nouveau, et je ne l’ai pas connu puisque j’ai quitté l’Euroleague en 2022 en arrivant à la JL."
Echanger avant LA décision :
"Nous allons échanger avec beaucoup de monde, pour avoir tous les éléments pour prendre la meilleure décision. J’ai la chance d’avoir gardé le contact avec beaucoup de dirigeants de clubs d’Euroleague avec une licence permanente, qui ne l’oublions pas, sont les propriétaires de l’Euroleague à travers leurs licences. Il est donc important d’échanger avec eux pour aussi comprendre leurs aspirations et leurs objectifs pour l’Eurocup, et donc le vainqueur de l’Eurocup, cette saison mais aussi à l’avenir. Nous sommes dans une phase avec beaucoup d’incertitudes sur le paysage des compétitions internationales de basket. Et autant les certitudes sont les ennemies de la progression, autant les incertitudes en sont les annihilatrices.
Je vais donc consulter beaucoup de monde, échanger avec les dirigeants actuels de l’Euroleague, non pas pour « défendre le dossier » de la JL Bourg, mais pour bien saisir la place que pourrait avoir ce projet de club dans l’Euroleague actuelle, et délivrer le résultat de cette consultation aux dirigeants du club et au Président, qui au bout du compte sont ceux qui prendront la décision finale. Je sais juste que quelle qu’elle soit, ce sera la bonne, et qu’elle aura des effets positifs de long terme."