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Freddy Fauthoux sur Andrew Albicy : « C’est un monument, un pilier de l’équipe de France, qui tire sa révérence »

L’équipe de France va livrer deux matches de qualification à la Coupe du monde 2027 face à la Belgique, à Rouen, vendredi, et face à la Finlande, à Espoo, lundi. L’occasion de voir une dernière fois Andrew Albicy en bleu. Le coach Frédéric Fauthoux fait le point.

©FIBA

Comment entamez-vous ce début de qualification pour le Coupe du monde ?

Comme d’habitude, à chaque fois que l’on retrouve l’équipe de France, avec beaucoup d’enthousiasme. Il y a aussi beaucoup de responsabilités car on est au départ d’une longue route pour se qualifier pour le championnat du monde qui potentiellement nous qualifierait pour les Jeux Olympiques. On est obligé de refaire encore une fois une sélection même si on est parti avec des gars qui ont fait une fenêtre il y a un an (NDLR : pour l’EuroBasket). Ces deux matches contre la Belgique et la Finlande sont très importants.

Vous êtes privé des joueurs de NBA et de la plupart des joueurs d’Euroleague. Avoir Matthew Strazel de Monaco et Bodian Massa de Villeurbanne pour le match contre la Finlande, c’était important ?

On a eu la chance en France de ne pas avoir eu du tout de difficultés, il n’y a pas eu besoin de négociations avec les clubs. Comme ils jouent mercredi avec leurs clubs, on leur a demandé de les libérer pour le deuxième match. Pas de problème. Et en plus quand on demande à un joueur de venir en équipe de France, il y a toujours une réponse très positive. C’est une facilité pour nous pour construire une équipe.

Comment sensibiliser les joueurs au cadre collectif alors que pour les fenêtres estivales, la plupart ne seront pas sélectionnés ?

Tout d’abord, on ne se concentre que sur ces matches-là. Bien sûr, on explique à tout le monde le format de ces fenêtres internationales pour se qualifier pour la Coupe du monde. On ne parle pas trop de l’avenir parce que le plus important ce sont les deux premiers matches. On ne sait pas ce dont sera fait demain et rien ne dit que des joueurs qui commencent aujourd’hui ne seront pas là pour la deuxième fenêtre, on l’a vu il y a un an. A un moment donné, il va falloir qu’une équipe se dessine et qu’elle construise un collectif pour des échéances, j’espère de grandes compétitions. C’est très dur à chaque fois de recommencer à zéro.

©FIBA
« Je suis fier aussi d’être son dernier sélectionneur. En plus que ce soit lui qui décide d’arrêter, sincèrement ça me soulage aussi (rires). »

Andrew Albicy va prendre sa retraite internationale après le match contre la Finlande. C’était un soldat de votre équipe ?

Et pas que de la mienne !  Surtout de celle d’avant. C’est un monument, un pilier de l’équipe de France, qui tire sa révérence. J’espère qu’on lui offrira la plus belle des sorties. Il était le spécialiste des fenêtres mais il a réussi aussi à faire de très belles compétitions avec des médailles. C’est aussi inspirant pour les autres qui peuvent se dire que puisque Andrew l’a fait, on peut le faire. C’est quelqu’un de très fédérateur dans un groupe. Je suis fier aussi d’être son dernier sélectionneur. En plus que ce soit lui qui décide d’arrêter, sincèrement ça me soulage aussi (rires). Je préfère que ça se passe comme ça. J’espère que pour lui ça sera une très belle fin et qu’on lui offrira les deux victoires. 

Auriez-vous aimé qu’il poursuive sa carrière au moins jusqu’à la fin des qualifications ?

Je ne me pose pas cette question-là. C’est son choix. Vous savez, les saisons sont longues avec beaucoup de matches, d’enjeu, de pression. Andrew a aussi une famille avec des enfants en bas âge et il a peut-être envie de faire autre chose.  Je respecte son choix.

Il y a des joueurs d’expérience et d’autres comme Gérald Ayayi qui vont avoir leur première sélection ?

C’est très important d’avoir un mixte d’expérience et de… bleus, des nouveaux. Par rapport aux deux saisons qu’il fait avec Cholet, Gérald est en train de passer des paliers. C’est très important d’avoir autour de lui des joueurs comme Andrew, Nico Lang, Louis Labeyrie qui sont habitués à ce genre de match là, à ce genre d’enjeu. Ce sont des matches pas toujours simples à appréhender.

Qu’attendez-vous de vos partenaires d’entraînement, Nathan de Sousa de Cholet, Lucas Dufeal du Mans, et Narcisse Ngoy de Poitiers?

On en fait toujours venir trois pour le futur de l’équipe de France. On veut les voir opposés avec ceux qui sont titulaires, et ça facilite beaucoup les entraînements car on est quinze, et comme on a peu d’entraînements, c’est plus pratique pour faire du jeu, vite, pour élever le niveau. Ce sont des joueurs que l’on va observer.

Avez-vous eu l’occasion de scouter un peu les Belges, qui vont présenter une équipe complètement différente de celle de l’Euro. Ils ont beaucoup de blessés ?

Non… La Belgique de cet été, bien sûr, on la connaît très bien. Il manque beaucoup de joueurs et surtout ils ont changé de sélectionneur (NDLR : Julien Mahé de Nanterre a pris la succession de Dario Gjergia de Limoges), On essaie d’anticiper les choses par rapport à ce qu’a fait Julien à Saint-Quentin et à Nanterre. J’en profite à cette occasion pour dire que je suis très heureux et fier que Julien Mahé ait pris une sélection étrangère. Cela prouve le travail qui est fait par les techniciens français.

A l’inverse de la Belgique, la Finlande aura 9 joueurs qui étaient présents à l’EuroBasket où elle a terminé 4e. Un gros client ?

De mémoire, l’équipe de France a déjà perdu en Finlande pour des qualifs (NDLR : 79-77, en 2019, déjà à Espoo pour les qualifications à la Coupe du monde). C’est un contexte très particulier. La salle est pleine depuis très longtemps. Et surtout contrairement à nous, ils ont un collectif rodé depuis maintenant quelques années, ils se connaissent par cœur. Bien sûr, il manque un joueur très majeur (Lauri Markkanen) mais quasiment tous les autres leaders qui étaient à l’Euro sont là. Ça sera un autre match, mais on va déjà se concentrer sur la Belgique à Rouen, c’est le plus important.

A Rouen,

Le groupe France pour la fenêtre de novembre 2025 (14 joueurs)*

Nom

Prénom

Naissance

Taille

Poste

Sélections

Points

Club 2024-2025

ALBICY

Andrew

21/03/1990

1,78

1

108

266

Gran Canaria (Espagne)

AYAYI

Gérald

24/08/2001

1,88

2/1

-

-

Cholet Basket

BENITEZ

Hugo

20/01/2001

1,92

1

5

15

BAXI Manresa (Espagne)

BOUTEILLE

Axel

14/04/1995

2,01

2/3

14

113

Buducnost (Montenegro)

DOSSOU-YOVO

Mathis

06/11/2000

2,05

5

-

-

Nanterre 92

GAUDOUX

Lionel

30/05/1995

1,98

5/4

-

-

Elan Chalon

LABEYRIE

Louis

11/02/1992

2,08

4/5

34

211

Gran Canaria (Espagne)

LANG

Nicolas

01/05/1990

1,98

2

14

76

Limoges CSP

MASSA*

Bodian

21/10/1997

2,08

5

3

21

LDLC ASVEL

MOKOKA

Adam

18/07/1998

1,95

2/3

4

28

JL Bourg

PONS

Yves

07/05/1999

1,97

4

1

5

MoraBanc Andorra (Espagne)

SENE

Benjamin

13/05/1994

1,84

1

3

13

Nanterre 92

STRAZEL*

Matthew

05/08/2002

1,82

1

20

111

AS Monaco

TILLIE

Killian

05/03/1998

2,08

4

-

-

Unicaja Malaga (Espagne)

* Matthew Strazel et Bodian Massa rejoindront le groupe le vendredi 28 novembre à Rouen.


Les partenaires d’entraînement (3 joueurs):

Nom

Prénom

Naissance

Taille

Poste

Sélections

Points

Club 2024-2025

DE SOUSA

Nathan

21/02/2003

1,92

1

-

-

Cholet Basket

DUFEAL

Lucas

18/04/2003

2,04

4

-

-

Le Mans SB

NGOY

Narcisse

13/07/2004

2,14

5

-

-

Poitiers Basket 86

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