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Il ne fait pas toujours bon être basketteur retraité en Espagne

L'ancien pivot de l'équipe d'Espagne, Fernando Romay (2,13 m), âgé aujourd'hui de 67 ans, a dénoncé le fait qu'il ne puisse pas percevoir 100 % de la pension de retraite à laquelle il a droit, faute d'avoir cumulé toutes les années de cotisation requises.

Copyright : Oscar Barroso MAGO / ZUMA Press Wire

Fernando Romay fut notamment membre de l'équipe d'Espagne médaillée d'argent aux Jeux Olympiques de Los Angeles en 1984. Il a expliqué dans l'émission « Salvados » de la chaîne LaSexta une situation qui touche de nombreux athlètes de sa génération au moment de leur retraite. Il lui manque encore des années de cotisations pour bénéficier d'une pension complète.

« Bien sûr, je peux prendre ma retraite, mais je ne peux pas toucher 100 % de ce à quoi j'ai droit car il me manque quatre années de cotisations », a-t-il expliqué.

En fait, pendant une grande partie de sa carrière, le Real Madrid -son club de 1976 à 1993- n'avait pas pris en charge ses cotisations sociales, car si un joueur cotisait comme professionnel, il pouvait perdre son statut d’amateur et, avec lui, le droit de participer à des compétitions internationales, y compris les Jeux olympiques. Romay a participé à ceux de Moscou 1980 et donc à ceux de Los Angeles 1984, ainsi qu'à trois championnats du monde et quatre EuroBaskets.

« S'ils m'avaient enregistré, ils m'auraient déclaré professionnel, et je n'aurais alors pas pu participer aux Jeux olympiques, aux Championnats d'Europe, ni jouer pour l'équipe nationale. »

La situation hypocrite a changé seulement après les Jeux olympiques de Barcelone de 1992 et la participation de la célèbre « Dream Team » américaine.

« Le mot professionnalisme a été éliminé des Jeux olympiques, et c'est pourquoi, en 1993, nous sommes tous devenus affiliés au système de sécurité sociale », s'est-il souvenu.

Fernando Romay a déclaré connaître d'autres athlètes confrontés à une situation similaire qui, après des années de compétition au plus haut niveau, ne perçoivent que de très faibles pensions.

« Mes anciens coéquipiers, qui ont passé de nombreuses années en première division, viennent me voir et me disent : "Fernando, mes amis de mon âge, déjà retraités, aident leurs enfants, et dans mon cas, ce sont mes enfants qui doivent m'aider car je ne reçois que 600 ou 700 euros " », a-t-il confié.

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