"Coach, quel sentiment vous traversé l'esprit en premier après ce match qui est allé dans tous les sens ?
De la fierté. Je suis très fier des gars. En première mi-temps, nous avons joué un basketball ridiculement bon. Je pense que tout le monde l'a remarqué dans la salle. Mais on jouait contre une équipe de haut niveau. En Euroleague, ce n'est pas rare qu'une équipe revienne après avoir été menée de 20 points. Ça s'est joué sur un rien, mais on n'a bien répondu, on est resté ensemble. Il n'y a pas un gars qui a baissé la tête sur le banc. Tout le monde ne pensait qu'à la prochaine action. Et ça nous a permis de faire rebasculer le match à la fin. Donc c'est ça, je suis très fier des gars.
Vous avez dédié la victoire de mardi à Bologne à votre prédécesseur Francesco Tabellini, qu'avez vous appris à ses côtés ?
C’est un entraîneur formidable, très soucieux des détails. C’est aussi une très bonne personne, c'est très cool de travailler avec lui. Il m'a donné beaucoup de liberté, a beaucoup écoute mes conseils. On avait une très bonne relation. Je trouve qu’il avait fait un travail formidable en Euroleague, il a pris le relais avec une équipe complètement nouvelle. La façon dont il l'a fait et dont il a mené l’équipe à des victoires était quelque chose de très impressionnant pour moi. Comme avec les deux autres entraîneurs principaux avec lesquels j’ai travaillé auparavant, j'ai continué d’apprendre à coacher à ses côtés.
"Notre devise ? 'Allumer le feu à l'adidas arena'"
Cette liberté dont vous parlez, elle était aussi due à votre rôle particulier d'entraîneur principal associé. Avez-vous tout de même ressenti un changement lors de votre promotion en tant qu'entraîneur principal ?
Oui, c’est un grand changement. En tant qu’entraîneur principal associé, vous faites des suggestions et vous donnez des conseils ou des idées à l’entraîneur principal, mais ce poste est tellement différent. Vous devez prendre des décisions, et je pense que c’est la partie la plus difficile de ce travail. Je suis très reconnaissant envers tout le staff que nous avons. Ils font un travail formidable pour recueillir des informations et ensuite me les présenter afin que je puisse prendre les décisions les plus judicieuses. Mais pour répondre à la question, la différence est très, très grande.
C'était votre premier match à domicile en tant qu'entraîneur pricnipal. Qu'avez-vous ressenti quand les fans ont chanté votre nom avant l'entre-deux ?
Je leur en suis très reconnaissant, je les ai entendu. Mais comme je l’ai dit auparavant au micro de l'Euroleague, ce n’est pas à propos de moi, c’est à propos de l’équipe. Nous attendions pour enflammer le public. C’était la devise avant le match. "Allumer le feu dans l’adidas arena". Et nous l’avons vraiment fait. Je suis juste incroyablement reconnaissant envers tous les fans qui sont venus aujourd’hui et ont rendu cette soirée très spéciale.
Cette première période, est-ce votre meilleure mi-temps de la saison ?
Je ne sais pas, c'est sûrement comme cela que beaucoup de gens l'ont ressenti. On va l'analyser, et c'est sûr que l'on trouvera des choses pour apprendre et être encore meilleurs les prochaines fois.
Paris a été assez irrégulier depuis le début de saison. Ce soir, vous étiez proche d'enchaîner un troisième succès net et sans bavure, mais Milan est revenu au retour des vestiaires. Que vous manque-t-il pour être plus régulier ?
Tout d'abord, je pense qu'en Euroleague, une victoire de 10 points (103-93) est une grosse victoire. D'habitude, le score final est bien plus serré. Mais pour nous, l'important, c'est de gagner le match. Le basket est un sport de runs, des fois, on va avoir beaucoup d'avance et nous faire rattraper, mais tant qu'on gagne, c'est tout ce qui nous importe.
Ce soir, Nadir Hifi a été énorme (25 points, 4 interceptions), que ça soit en attaque, dans l'implication, ou même en défense. Qu'avez-vous pensé de sa performance ?
Il a fait un match formidable. Sur les trois derniers matchs, c'est lui qui mène la danse en attaque. Il joue comme un vrai meneur. Et puis j'ai trouvé sa défense exceptionnelle. Si vous le regardez aujourd’hui, les efforts qu'il fait et à quel point il se donne défensivement, c’est quelque chose de très spécial et rare de voir un tel talent offensif faire cela. Il s'est bien salis les mains, je suis aussi extrêmement fier de sa performance.

Vous affrontiez un autre coach plutôt jeune ce soir en la personne de Giuseppe Poeta (40 ans). Ressentez-vous une quelconque pression d'être le plus jeune entraîneur principal de l'histoire de l'Euroleague à 28 ans ?
Je ne ressens aucune pression. Je suis en charge de diriger ce groupe jusqu’à l’été maintenant et c’est ce que je fais. Mais je ne ressens pas de pression. Je fais simplement mon travail. Et même s’il y avait de la pression, je pense que c’est un privilège. Cela signifie simplement que tu es dans une bonne position. Mais comme je l’ai dit auparavant, mon travail consiste juste à aider l’équipe. Et les gars m’aident beaucoup. Donc je me sens très bien."
Propos recueillis à l'adidas arena, Paris