Avec une victoire d'avance sur Caen et deux sur Quimper, l'ALM Evreux est en ballotage favorable pour se maintenir dans la division. Mais ce club, qui est en LNB depuis la création de celle-ci en 1987, devra prendre du volume pour espérer davantage qu'un maintien sur le fil du rasoir.
« On a la plus petite masse salariale (510 000€), le plus petit budget (2 M€ environ), nous sommes le Petit Poucet de la division. Ce n’est pas nouveau. C’est compliqué de recruter. Nous jouons avec 10 joueurs contre des équipes qui évoluent à 11 ou 12 et qui ont la possibilité de changer en cours de saison. Nous, nous n’avons pas les moyens de le faire. L’année dernière une SAS « développement » a été créée pour amener de l’actionnariat privé, c’est une très bonne chose sauf que, sans l’aide de la ville, du département et de la région, nous n’existerions plus. Il faut retourner vers les clubs amateurs du département, les sociétés et les groupes du département. La saison passée, nous avions 60 partenaires, aujourd’hui nous avoisinons les 180. Il y a eu une vraie évolution, » déclare t-il dans l'émission.
L'ALM Evreux évolue dans la salle Omnisports Jean-Fourré, de 3 400 places, qui date de... 1962.
« Même si nous adorons tous notre salle, elle est mythique, c’est un chaudron, nous sommes obligés de passer à autre chose. Pour développer notre club, mais pas que notre club puisque nous partageons la salle avec l’Évreux VB, il nous faut une nouvelle salle. L’équipe qui a été élue à la ville d’Évreux (Guy Lefrand qui avait promis une salle lors de son arrivée à la mairie) avait et a ce projet, donc je suis persuadé que nous l’aurons à la fin du mandat. Je pense qu’il a été dans la même situation que moi quand j’ai pris la tête de l’ALM. On a des certitudes, on imagine ce qu’on peut faire, ce qu’on doit faire sauf qu’on découvre que tout n’est pas si facile. Le chemin est semé d’embûches et il faut travailler pendant quelques années avant de réussir. »