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Jeep Élite – 1/4 de finale : LDLC Asvel sans convaincre face à un Le Mans trop diminué (97-79)

Photo : David Lighty – LDLC Asvel (photo : Infinity Nine Media – Alexia Leduc) Lyon-Villeurbanne n’aura pas donné la meilleure image de l’équipe face à un MSB venu à l’Astroballe avec seulement 6 joueurs professionnels et 5 Espoirs ou U18. Même si l’Asvel avait aussi à déplorer des absences, le rapp

Photo : David Lighty – LDLC Asvel (photo : Infinity Nine Media – Alexia Leduc)

Lyon-Villeurbanne n’aura pas donné la meilleure image de l’équipe face à un MSB venu à l’Astroballe avec seulement 6 joueurs professionnels et 5 Espoirs ou U18. Même si l’Asvel avait aussi à déplorer des absences, le rapport de force était bien trop défavorable aux joueurs d’Elric Delord. Malgré leur courage et le talent de ses jeunes, le MSB a dû s’incliner 97-79  face à une équipe villeurbannaise quelque peu suffisante.

Ce n’est pas la première fois que cela arrive, et c’est toujours aussi irritant pour le spectateur, qu’il soit supporter de l’Asvel ou non : trop sûrs de leurs forces, les Villeurbannais se mettent alors à jouer sans intensité, pensant plus à faire le spectacle qu’à faire preuve de rigueur. Et cela leur a parfois joué des tours durant la saison. Ce ne fût pas le cas en ce lundi soir, Le Mans étant trop diminué (Kaza Kajami-Keane, Ovi Soko, Terry Tarpey, Scott Bamforth et Antoine Eïto blessés, tout comme Iggy Mockevicius et Alain Koffi de longue date, le prometteur Hugo Meniandi retenu par les épreuves du bac), Villeurbanne n’a eu qu’à appuyer deux ou trois fois sur l’accélérateur pour vaincre. Mais comme le notait Paul Lacombe, par ailleur irréprochable dans l’attitude et meilleur joueur du match (19 points à 8/10 aux tirs, 7 rebonds, 4 passes, 3 interceptions et 2 contres pour 33 d’évaluation en 24 minutes), les Villeurbannais avaient pensé trop tôt que la rencontre allait être « facile ».

Erreur. Car s’ils étaient bien seuls comme professionnels (et avec un Kenny Hayes aux abonnés absents), Valentin Bigote (25 points à 9/15 aux tirs), Williams Narace (15 points et 8 rebonds) et Darel Poirier (12 points et 7 rebonds) montraient qu’ils n’entendaient pas baisser pavillon. Et ils ont été épaulés par un gaillard Lucas Veraghe (1,97 m, 2001) qui sans trembler et en près de 25 mn, a scoré 9 points à 100 %, pris 4 rebonds et délivré 2 passes sans perdre une balle pour un très propre 15 d’éval ! Sans oublier Thibaud Andrada (1,86 m, 2004), chipant au culot une balle dans les mains de Thomas Heurtel et s’offrant un match à 2 pts, 2 passes et 2 interceptions pour 6 d’éval en 15 mn.

Bref, même privé de Guerschon Yabusele, Amine Noua, William Howard et Charles Kahudi blessés, l’Asvel n’a pas offert le meilleur des visages pour sa dernière de la saison à l’Astroballe. Et il faudra proposer un autre profil à Rouen pour le Final 4, même en s’y présentant sans Thomas Heurtel, Moustapha Fall et Guerschon Yabusele (sélectionnés en équipe de France) ainsi que William Howard (réserviste de l’équipe de France) et Charles Kahudi (blessé longue durée). Seul Amine Noua est susceptible de revenir en jeu et d’accompagner les 7 pros (Matthew Strazel, David Lighty, Ismaël Bako, Norris Cole, Paul Lacombe, Antoine Dito et Kevarrius Hayes) qui devraient être présents pour le Final 4, le roster étant complété par les jeunes Kymany Houinsou et Elwin Ndjock.

De toutes manières, il faudra monter très nettement le niveau d’intensité pour venir à bout de Strasbourg jeudi 24 à 21 heures à la Kindarena de Rouen.

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