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Kevin Anstett obtient gain de cause en appel face au Limoges CSP

La cour d'appel de Limoges a donné raison à Kevin Anstett, licencié pour faute grave en janvier 2024 par le Limoges CSP. L'ancien directeur sportif avait été débouté en première instance en décembre 2025.

Les joueurs du Limoges CSP réunis lors du match de Betclic Élite entre Pau et Limoges au Palais des Sports de Pau, le 25 octobre 2026
Limoges CSP - Copyright : Nathan Barange / Icon Sport

Selon le site Bebasket, Kevin Anstett a obtenu gain de cause devant la cour d'appel de Limoges dans le litige qui l'oppose au Limoges CSP depuis son licenciement pour faute grave en janvier 2024. L'ancien directeur sportif du club, débouté de l'essentiel de ses demandes en première instance, obtient une indemnisation dont le montant n'a pas été communiqué.

La juridiction a écarté les griefs formulés par le club à l'encontre de son ancien dirigeant, notamment celui d'un abus dans l'exercice de sa liberté d'expression. Elle a également retenu que le licenciement constituait une mesure de représailles, prise après un courriel dans lequel Kevin Anstett dénonçait des faits de harcèlement moral. L'ancien directeur sportif n'obtient pas l'intégralité de ce qu'il réclamait, mais une bonne partie de la somme doit lui revenir.

L'issue est inverse de celle de la première instance. Le 18 décembre 2025, le conseil de prud'hommes de Limoges avait validé la faute grave retenue par le CSP. Kevin Anstett réclamait alors près de 200 000 euros, notamment au titre d'un licenciement nul ou, à défaut, sans cause réelle et sérieuse. Seul point obtenu : 1 000 euros de dommages et intérêts pour remise tardive du solde de tout compte. Le club avait indiqué dans un communiqué que cette décision de première instance était susceptible d'appel, ce que l'ancien dirigeant a fait dans le délai d'un mois.

Arrivé à l'été 2022 pour succéder à Crawford Palmer, comme l'avait annoncé le club dès février 2022, Kevin Anstett avait été écarté en janvier 2024, sous la présidence de Céline Forte. Il travaille depuis l'été 2024 au recrutement des Seawolves de Rostock, en Bundesliga allemande.

Cette décision intervient alors que le Limoges CSP fait face à une autre procédure engagée par un ancien salarié. Son ancien entraîneur Dario Gjergja, mis à pied le 7 avril 2026 puis licencié pour faute grave le 24 avril, réclame 350 000 euros au club devant le conseil de prud'hommes de Limoges. Il disposait d'un contrat courant jusqu'en juin 2028.

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