La dernière saison complète, sans restrictions de la défense civile, du coronavirus et autres, était en 2022-23, où 2 663 spectateurs sont venus en moyenne par match. La ligue était alors composée de 12 équipes, et seulement pour deux d’entre elles (Kiryat Ata et Eilat) il y avait moins de 1 000 spectateurs en moyenne. Cette saison, par comparaison, dans 8 des 14 équipes de la ligue, il y a moins de 1 000 spectateurs en moyenne.
Durant la saison 22/23, il y avait un taux d'occupation de 61 % dans les salles, la saison suivante celui-ci était tombé à 51 %, celle d'après à 46 % et cette saison il est seulement de 42 %.
Le journaliste Oded Halperin de sport5.co.il constate à propos de l'Hapoël Jerusalem :
"Lors de ses bonnes saisons dans la décennie précédente, le taux d'occupation atteignait une moyenne de 6 800 spectateurs par match à l'Arena. Et toujours entre 5 000 et 6 000. Cette saison il est seulement de 3 300 spectateurs en moyenne, un record négatif - et de loin." Il ajoute : "L'Hapoël Tel-Aviv (NDLR : un nouveau venu en Euroleague), et ce n'est pas surprenant, est passé de 5 191 la saison dernière à 3 191 cette saison - les raisons sont différentes, mais le public vote avec ses pieds."
Oded Halperin rapporte que la guerre n'explique pas à elle seule cette régression car les stades de football, surtout ceux des grandes équipes, sont bondés.
"Et là aussi, les horaires ne sont pas toujours pratiques, l'accès est difficile, il n'y a pas de transports en commun et toute une série d'autres raisons – et pourtant, le public vient. Alors pourquoi au foot oui, et au basket (dans le cadre de ce qu'on connaissait auparavant), non ?" se demande t-il, en reconnaissant qu'il n'explique pas le phénomène.