Bientôt l'heure du come-back pour les sélections russes ? Bannies de toutes les compétitions internationales depuis quatre ans en raison de la guerre en Ukraine, la suspension a une chance d'être levée prochainement. Interrogé par BasketNews sur le sujet, le président de la FIBA Europe, Jorge Garbarosa, a confirmé la possibilité, mais a également précisé que le dossier était encore loin d'être acté et que rien ne pressait, à deux ans des Jeux Olympiques de Los Angeles.
« Il y a quatre ans et demi, la FIBA a décidé, conformément à la recommandation du CIO — comme nous le faisons habituellement —, de suspendre la participation de la Russie et de la Biélorussie aux compétitions internationales.
Avec l’arrivée de Mme Kirsty Coventry à sa présidence, le CIO a décidé de lever cette restriction, cette interdiction. Comme je l’ai expliqué, nous suivons généralement ses recommandations et observons donc l’évolution de la situation.
Le 1er septembre, le comité exécutif de la FIBA a décidé d’autoriser la participation des athlètes à titre individuel, comme cela se produit dans tous les autres sports. Par exemple, le gardien du Paris Saint-Germain, Matvey Safonov, est russe. Les individus restent donc des individus. La discussion porte désormais sur les équipes nationales et les clubs. »
Dans la foulée de cette décision, la FIBA a reporté la question de la réintégration des équipes nationales et des clubs à la réunion de son Conseil central, prévue en décembre 2026. Les sélections et les clubs russes et biélorusses sont suspendus depuis mars 2022, une mesure prolongée à plusieurs reprises depuis. En avril, la fédération internationale avait déjà ouvert la porte aux équipes de jeunes, autorisées à inscrire des formations U21 dans certaines conférences de la FIBA 3x3 Youth Nations League.
L'hésitation qui persiste concerne surtout les conditions de sécurité dans lesquelles se ferait un retour des sélections et clubs russes dans les compétitions organisées par la FIBA.
« Il est important de rappeler publiquement que d’autres sports ont simplement annoncé : “Nous les autorisons à participer” ou “Nous ne les autorisons pas à participer.” En tant qu’organisation sérieuse, nous cherchons avant tout à éviter de prendre ce que nous appelons des décisions purement théoriques.
Autour d’une table, dans un bureau, il est facile de dire : “Très bien, ils sont autorisés à participer” ou “Ils ne le sont pas.” Mais la réalité est extrêmement complexe. Il faut notamment tenir compte des visas, ainsi que des questions de sûreté et de sécurité.
Pour la FIBA et la FIBA Europe, nous devons protéger deux éléments essentiels : premièrement, la sûreté et la sécurité des participants ; deuxièmement, la réputation et l’intégrité de nos compétitions. Ce sont des lignes rouges pour nous.
Nous ne voulons donc pas décider depuis un bureau qu’ils sont autorisés à participer, avant de constater sur le terrain que la situation n’est pas aussi simple, qu’elle est extrêmement difficile, voire impossible. »
Un discours qui peut sembler contradictoire, lorsque l'on voit que la FIBA n'a pas banni de ses compétitions les clubs israéliens. Et ce, malgré les crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide - termes utilisés par la Fédération Internationale des Droits Humains - perpétrés à Gaza ainsi qu'au Liban par le gouvernement sioniste depuis trois ans. Agissements qui génèrent forcément des tensions qui entourent souvent les déplacements des clubs israéliens à l'étranger.

