Eric Struelens, 2,07 m a tout gagné en Belgique avec Malines et Charleroi (6 titres de champion national, deux fois Joueur de l'année en 1991 et 1992) avant de porter deux saisons les maillots du Paris Basket Racing et quatre ans celui du Real Madrid. Il vit désormais à Valence, est gérant d'un magasin Bouncewear, et il a découvert qu'il souffrait d'un cancer qu'il a soigné dans son pays, comme il le raconte à La Dernière Heure.
"Je suis actuellement en rémission. Cela a toujours été dans ma nature, je n'ai jamais cessé de garder le moral. Au-delà des traitements, la tête joue aussi un rôle dans la guérison. J'ai découvert ma maladie par un hasard total. Un jour, alors que j'effectuais un simple jogging, j'ai subitement commencé à cracher du sang. Pourtant, je ne bois pas et je ne fume pas. Cela ne provenait pas de mes gencives. Verdict après les examens médicaux : cancer des amygdales. J'ai effectué des séances de radiothérapie, j'avais complètement perdu le goût. Je ne sentais plus rien. Une sensation particulièrement désagréable. Je me suis accroché. J'ai perdu jusqu'à 24 kilos passant de 118 à 94. J'ai obtenu la permission de reprendre la pratique sportive. Je vais un peu me remplumer et remonter à 100 kg parce que je suis trop léger. J'ai trouvé ce que j'avais envie de faire et où j'avais envie de le faire. L'après-carrière n'a pas été simple à gérer. La FIBA serait d'ailleurs bien inspirée de mettre sur pied un programme de suivi d'après-carrière pour les joueurs pros. Je me suis un peu cherché. J'ai transité par plusieurs boulots : un resto à Waterloo, un magasin Intersports, du gardiennage dans les ambassades, assistant coach à Gravelines. Le basket, cela a toujours été mon truc. La proposition de Bouncewear est tombée à pic."