L'AS Monaco c'est trois titres de champion de France (2023, 24 et 26), 2 Coupes de France, 4 Leaders Cup, 1 SuperCoupe, une Eurocup, deux Final Four de l'Euroleague... Mais le financement était artificiel et le club a fait pschitt! lorsque le mécène russo-hongro-monégasque Aleksej Fedorycsev n'a plus été en mesure d'alimenter le compte en banque du club.
Cette fin était inéluctable depuis le refus de la Fédération Française d'engager le club de la Principauté en Nationale 1. Auparavant celui-ci avait été exclu de la Ligue Nationale de Basket, de l'Euroleague, de l'Eurocup et sa tentative d'intégrer l'ABA League a donc également échoué. L'apport de fonds de l'ancien NBAer Jamal Mashburn ne s'est jamais concrétisée... tout comme à l'Elan Béarnais Pau-Lacq Orthez.
"Ainsi privée de toute forme de compétition, l’ASM a perdu son nouvel actionnaire et vu ressurgir la dette colossale (NDLR : elle est estimée à 27,8 millions d'euros) du Soutien national financier (SNF, organisme monégaque) qui elle même aurait été effacée en cas de retour au jeu", rappelle Nice Matin.
"Ce verdict n'est guère surprenant, dans la mesure où les salaires de septembre de la vingtaine de salariés du club de la Principauté n'ont toujours pas été versés", ajoute L'Equipe.
Il faut toutefois noter que le club monégasque dispose de 15 jours pour faire appel de la décision du Tribunal de commerce de Monaco.
"Cette faculté sera éventuellement mise en oeuvre si le Tribunal administratif de Paris devait ordonner en référé le réengagement en N1 de l’ASM Basket d’ici à l’expiration de ce delai de 15 jours. Une chance infime à laquelle plus personne ne croit sur le Rocher", estime Nice Matin. "L’histoire se répète tristement pour l’ASM Basket, club centenaire qui avait été liquidé en 1991 également pour des raisons financières. Le club avait mis 23 ans à retrouver le monde professionnel."