Le Panathinaikos a déposé vendredi 2 octobre une plainte auprès de l'Euroleague contre Georgios Bartzokas, l'entraîneur de l'Olympiakos, et réclame contre lui une « sanction exemplaire ». Le club athénien lui reproche son attitude à la fin du match perdu la veille par l'Olympiakos sur le parquet de la Virtus Bologne (96-94), lorsqu'il a selon lui « poussé des joueurs adverses, fou de rage ».
Virtus players started celebrating right next to Giorgos Bartzokas, and he wasn't having any of it 😤
— BasketNews (@BasketNews_com) October 2, 2026
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La scène s'est produite juste après le tir à trois points de Marcus Carr au buzzer, qui a donné la victoire à la Virtus. Les joueurs italiens ont célébré devant le banc grec et sont entrés en contact avec Bartzokas, qui a réagi en repoussant certains d'entre eux, d'après les images relayées par la presse grecque. Gazzetta décrit des joueurs qui l'ont bousculé involontairement et précise que l'entraîneur grec a ensuite félicité son homologue de la Virtus.
Le Panathinaikos dénonce des « comportements inappropriés » répétés
Dans son communiqué, le Panathinaikos invoque « l'ensemble des comportements inappropriés » de Bartzokas « ces dernières années », qui constituent selon lui « un discrédit absolu pour le sport et le produit Euroleague ». Le club cite ses agissements après un match à Dubaï la saison dernière, « lorsqu'il s'en est pris à des supporters en tribune et a insulté une supportrice », ainsi qu'un comportement comparable « au Final Four d'Abou Dhabi ». Il estime que l'entraîneur ne peut pas bénéficier de « l'immunité » de l'organisateur « alors que d'autres dirigeants sont sanctionnés sévèrement et à juste titre ». En octobre 2024, Bartzokas avait déjà eu un accrochage verbal avec Sarunas Jasikevicius, alors entraîneur du Fenerbahçe.
La plainte prolonge une offensive lancée dans l'après-midi par le propriétaire du club, Dimitris Giannakopoulos. Sur Instagram, il a d'abord publié la vidéo de la scène avec ce commentaire ironique : « Dix mois et 2 millions d'amende pour Giannakopoulos ». Puis il a développé : « Les joueurs prennent des amendes de dizaines et de centaines de milliers parce qu'ils ont dit quelque chose sur un arbitre. Et il y a des violences physiques, et on n'ouvre même pas de procédure ? » Il a jugé anormal de prendre « trois matches » de suspension « parce que je suis allé trois mètres derrière la table de marque », « en plein Final Four si nous y étions allés ». Le dirigeant avait écopé de 100 000 euros d'amende en mai 2025 pour des propos sur l'arbitrage publiés sur les réseaux sociaux.
Côté Olympiakos, on dénonce une volonté de « salir » Bartzokas
L'Olympiakos a répondu vendredi soir sur X par un message bref : « C'est une douleur, elle NE disparaîtra PAS ! ». On peut y voir une allusion au titre européen remporté par le club du Pirée en mai, à Athènes. Giannakopoulos a répliqué dans la soirée : « C'est une douleur éternelle… elle ne passera pas, car les points de suture ne se referment plus ».
Sur la radio bwinΣΠΟΡ FM, le reporter Nikos Zervas, qui suit l'Olympiakos, a pris la défense de l'entraîneur, : « Ils veulent salir Bartzokas. Ce que je vois de mes yeux, c'est un Bartzokas immobile, et huit colosses à un centimètre de le pousser. Il met simplement les mains, en homme frêle, pour ne pas tomber. »
Dans ses propos d'après-match rapportés, Bartzokas ne revenait pas sur l'incident. Il reprochait à ses joueurs d'avoir encaissé 33 points dans le premier quart-temps et laissé 20 rebonds offensifs à la Virtus, et pointait la perte de balle qui a suivi un rebond défensif d'Evan Fournier en fin de match, alors que l'Olympiakos menait d'un point. « Toutes les équipes veulent nous battre parce que nous sommes champions d'Europe », ajoutait-il.
L'Olympiakos (2-1) reçoit l'Anadolu Efes le vendredi 9 octobre. Le Panathinaikos, vainqueur de l'ASVEL puis du Maccabi Tel-Aviv (90-67) cette semaine, reste invaincu après trois journées et accueille le Fenerbahçe la veille.