Kenny Grant, 43 ans, américano-suédois mais francophone, coach depuis 2017, est arrivé au Portel l'été dernier en provenance d'Aix-Maurienne, pour assumer la lourde succession d'Eric Girard avec une masse salariale en baisse de 31% alors qu'elle n'était déjà pas folichonne.
La Voix du Nord a recueilli les commentaires du président Yann Rivoal et de l'intéressé quant à l'avenir du coach au sein du club et ils sont... discordants.
« Pour l’instant Kenny Grant a notre confiance mais il y a débat, indique Yann Rivoal. On parle avec lui. Se séparer d’un entraîneur peut être un électrochoc mais c’est aussi une solution de facilité. Il y a débat entre les dirigeants, je ne vais pas le cacher. Lui le sait et on en parle très librement. »
Et donc voici celui de Kenny Grant :
« Je l’apprends… Après, je suis coach et on est derniers du championnat, je comprends que le club doive faire quelque chose. Ils ont plusieurs choix : soit faire des changements dans l’effectif soit au niveau du coach. De mon côté cela ne change pas ma mentalité ni mon engagement à l’équipe et au club. »
De l'extérieur, il apparait que le problème du Portel n'est pas le coach mais la faiblesse de l'effectif.