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Le Top 10 des meilleurs Européens 2001 : du lourd et des points d’interrogation

Photo d’ouverture : Théo Maledon (Photo : Euroleague) Ils ont 18-19 ans, sont presqu’encore des adolescents. Et pourtant, certains d’entre-eux évolueront l’an prochain en NBA alors que d’autres continueront leur apprentissage dans de belles équipes européennes ou en NCAA. Mais, pour tous les joueurs

Photo d’ouverture : Théo Maledon (Photo : Euroleague)

Ils ont 18-19 ans, sont presqu’encore des adolescents. Et pourtant, certains d’entre-eux évolueront l’an prochain en NBA alors que d’autres continueront leur apprentissage dans de belles équipes européennes ou en NCAA. Mais, pour tous les joueurs de cette sélection, la NBA est un objectif qui semble raisonnable.

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Difficile de se faire une idée précise du futur d’un joueur de 18-19 ans : le corps n’est pas encore totalement formé, certains n’ont pas fini leur croissance, la plupart manquent bien logiquement de maturité et d’expérience, il y a toujours des lacunes dans leur jeu sur lesquelles ils vont devoir travailler… Et rien ne dit que l’un ou l’autre ne va pas bientôt plafonner ou suivre une autre voie, la faute à une vilaine blessure ou à une rupture mentale.

Toujours est-il que, plus les générations que nous vous présentons rajeunissent, moins il est évident de discerner ceux qui feront réellement carrière au plus haut niveau d’autres qui ne perceront pas, tout du moins en NBA ou en Euroleague. Sauf pour certains « phénomènes » : on peut avancer sans grand risque de se tromper que des Deni Avdija, Killian Hayes ou Théo Maledon (soit un Israélien et deux Français, cocorico !) feront rapidement les beaux jours d’une franchise NBA. Mais, pour les autres, quel que soit leur talent – et il est important, c’est même la raison pour laquelle nous les avons retenus –, l’incertitude demeure. On peut avoir régné sur les raquettes d’un Euro U18 et ne pas passer la rampe une fois confronté à des adultes, parce qu’on manque de dureté, parce que l’avantage athlétique permettant de dominer chez les jeunes n’existe plus face aux seniors, parce que… Les raisons peuvent être multiples.

Cela étant dit, notre sélection de la classe d’âge 2001 a fière allure, entre joueurs déjà confirmés, prospects dominant dans de bons championnats, profils atypiques (on pense surtout à Aleksej Pokujevski) et d’autres bataillant loin de l’attention générale dans des compétitions de jeunes ou des championnats de deuxième niveau. Pour autant, même s’ils sont tous à des stades différents de leur évolution, tous ces jeunes peuvent espérer atteindre un niveau élevé, en Euroleague ou en NBA. Sans doute l’un ou l’autre n’y arrivera pas pour les raisons évoquées ci-avant, mais tous ont le talent et le potentiel nécessaire pour atteindre cet objectif. C’est pour cela que, comme d’accoutumé, nous vous présentons ces dix joueurs par ordre alphabétique, sans notion de hiérarchie.

Santiago Aldama (2,11 m, pivot, Espagne, Loyola – NCAA)

Ses stats 2019-20 :

NCAA : 10 matchs, 30,4 minutes, 15,2 points, 7,6 rebonds, 2,1 passes

Euro U18 2019 : 7 matchs, 28,1 mn, 18,0 pts, 7,6 rbds, 2,6 pds, 22,9 d’évaluation

Santiago Aldama – Loyola (Photo : Loyola)

Formé à la Canterbury Baskeball Academy de Las Palmas, qui le prêta à l’équipe U18 de Barcelone le temps d’un tournoi ANGT en 2018 (2,3 pts et 0,5 rbd en 7,4 mn). Suivi par toutes les grandes équipes espagnoles, le natif de Las Palmas rejeta à l’intersaison 2019 les offres du Real Madrid, de Barcelone et de Gran Canaria pour s’engager en NCAA, sous les couleurs de Loyola Maryland, une université de niveau moyen. Là, il passa les trois premiers mois à l’infirmerie, la faute à une blessure au genou. Revenu en jeu, le freshman a alors impressionné, par ses fondamentaux, sa mobilité, la vitesse de son premier pas, son intelligence de jeu, ses capacités au rebond et son shoot. En revanche, les observateurs n’ont pu que déplorer son manque de dureté, son physique léger et la lenteur de sa mécanique de tir. Le MVP de l’Euro U18 2019 devrait toutefois pouvoir se faire une place en NBA, surtout s’il arrive à mieux sélectionner ses shoots.

https://www.youtube.com/watch?v=CYTx0ed8qSc

Deni Avdija (2,05 m, arrière/ailier, Israël, Maccabi Tel-Aviv)

Ses stats 2019-20 :

Winner League (Israël) : 25 matchs, 26,6 mn, 13,0 pts, 5,9 rbds, 2,5 pds, 16,7 d’éval

Euroleague : 26 matchs, 14,2 mn, 4,0 pts, 2,6 rbds, 1,2 pd, 3,9 d’éval

Euro 2021 (qualifications) : 1 match, 24,0 mn, 21 pts, 8 rbds, 2 pds, 25 d’éval

Deni Avdija – Maccabi Tel-Aviv (Photo : Euroleague)

Fils d’un ancien international yougoslave, Zufer Avdija, Deni possède la double nationalité israélo-serbe. Et il est attendu très haut (entre la 4e et la 8e position) à la prochaine draft NBA. Il faut dire que l’arrière/ailier de grande taille a largement impressionné son monde lors de la saison écoulée, que ce soit dans le championnat national, lors des qualifications à l’Euro 2021 avec l’équipe d’Israël ou en Euroleague : même si ses statistiques semblent légères, il a été élu Meilleur jeune de la compétition par les coachs et general managers de l’Euroleague. Et ce grâce à ses nombreux atouts : la polyvalence (il peut jouer 2, 3 et 4), un grand sens du jeu, une détermination constante, une défense de bon niveau, de belles qualités athlétiques. À l’inverse, il doit se renforcer physiquement, travailler sur les lancers francs (54,8 % en Israël, 55,6 % en Euroleague, c’est faible) et sa concentration. Tous les espoirs lui sont permis.

Tristan Enaruna (2,03 m, ailier, Pays-Bas, Kansas – NCAA)

Ses stats 2019-20 :

NCAA : 30 matchs, 10,8 mn, 2,4 pts, 2,2 rbds, 0,6 pd

Euro U18 2019 : 7 matchs, 33,3 mn, 19,1 pts, 8,7 rbds, 2,0 pds, 16,1 d’éval

Tristan Enaruna – Kansas (Photo : Kansas)

Le natif d’Almere (Pays-Bas) n’est certainement pas le joueur le plus connu de notre sélection. Et ses stats NCAA peuvent laisser penser qu’il n’a pas sa place dans un Top 10 européen des garçons nés en 2001. Mais il ne faut pas s’arrêter à cette première impression. Après ses premiers pas au pays, qui lui ont permis de jouer en équipe première à 16 ans à peine à l’Apollo Amsterdam (2,7 pts et 0,3 rbd en 12,0 mn), il est parti en 2018 en high school nord-américaine, à Wasatch Academy, dans l’Utah, où il enregistra des moyennes de 10,6 pts, 4,8 rbds et 2,4 pds. Ensuite, il est donc passé en NCAA, à Kansas, un programme de bon niveau. S’il a peu joué pour son année de freshman, sa polyvalence (il est capable de défendre sur les cinq positions), son immense envergure (2,13 m), son explosivité et ses capacités au drive et au shoot en font un prospect à long terme. Il doit encore travailler sur tous les aspects du jeu (tir, conduite de balle, lecture…) et polir son physique mais il peut d’ici quelques années devenir un bon joueur de NBA.

Killian Hayes (1,96 m, meneur/arrière, France, Ratiopharm Ulm)

Ses stats 2019-20 :

BBL (Allemagne) : 20 matchs, 25,1 mn, 11,6 pts, 3,2 rbds, 5,3 pds, 13,5 d’éval

Eurocup : 10 matchs, 26,5 mn, 12,8 pts, 2,3 rbds, 6,2 pds, 13,4 d’éval

Killian Hayes – Ulm (Photo : Ulm)

Au contraire du précédent, voici un joueur bien connu de par chez nous, puisque le fils de l’ancien pro américain Deron Hayes a été formé à Cholet avant de partir jouer la dernière saison du côté de Ulm, en Allemagne. Où il fait forte impression, tant en BBL qu’en Eurocup, par sa maturité, ses qualités athlétiques, sa vitesse, sa bonne vision du jeu, son agressivité défensive. Très fort en un-contre-un, doté d’un shoot dévastateur, capable des passes les plus inattendues, le natif de Lakeland (Floride) a de très nombreux atouts. Il doit encore travailler sa main droite (il est gaucher), sa concentration en défense, son tir à trois-points. Il est attendu en haut de la prochaine draft NBA (dans les 10 premiers) et il ne manque pas des atouts pour percer dans ce championnat, notamment par son talent et sa mentalité de compétiteur.

Aleksandar Langovic (2,06 m, ailier-fort/pivot, Serbie, OKK Belgrade/Mega Bemax)

Ses stats 2019-20 :

KLS (ligue serbe, OKK Belgrade) : 26 matchs, 28,0 mn, 11,7 pts, 7,6 rbds, 1,0 pd, 14,8 d’éval

ABA U19 (Mega Bemax U19) : 4 matchs, 26,8 mn, 20,3 pts, 10,3 rbds, 3,0 pds, 31,3 d’éval

Aleksandar Langovic – OKK Belgrade/Mega Bemax (Photo : ABA)

Arrivé à 14 ans au Mega Bemax, le natif de Prijepolje (Serbie) y a grandi en commençant à partager son emploi du temps entre l’équipe junior de son club (en Ligue Adriatique U19) et, depuis la saison 2018-19n l’OKK Belgrade, une équipe évoluant en KLS, le championnat serbe. Dans les deux compétitions, il a fait montre de progrès constants. Athlétique, puissant, fort rebondeur, doté d’un bon jeu poste bas, agressif vers le cercle, bon défenseur, il dispose de multiples qualités qui peuvent lui permettre d’évoluer à plus haut niveau s’il travaille sur son shoot et sa main droite (il est gaucher) et s’il acquiert la puissance physique qui lui manque pour le moment.

Théo Maledon (1,91 m, meneur, France, LDLC Asvel)

Ses stats 2019-20 :

Jeep Élite : 21matchs, 16,2 mn, 6,7 pts, 1,9 rbd, 2,0 pds, 6,5 d’éval

Euroleague : 22 matchs, 17,4 mn, 7,4 pts, 1,8 rbd, 3,1 pds, 6,6 d’éval

Théo Maledon – LDLC Asvel (Photo : Euroleague)

Encore un joueur que tout le monde connaît de par chez nous, qui a impressionné partout où il a évolué, en Jeep Élite, en Euroleague ou avec l’équipe de France. D’un calme olympien sur et hors du terrain, toujours concentré, capable de s’adapter à toutes les situations, le Villeurbannais s’est installé comme un joueur majeur de son équipe ces deux dernières années. Très mûr, maîtrisant le pick & roll à la perfection, doté d’une science du jeu inédite pour un joueur de son âge, plutôt athlétique même s’il est encore physiquement léger, bon passeur, agressif vers le cercle. Seul bémol, il souffre parfois en défense du fait de son manque de physique. Mais il dispose d’une énorme marge de progression et sa discipline de travail devrait lui permettre de rapidement combler ses lacunes. En tout cas, il est attendu dans les 15-20 premiers choix de la prochaine draft NBA. Ce n’est pas un hasard.

Nicolo Mannion (1,88 m, meneur, Italie, Arizona – NCAA)

Ses stats 2019-20 :

NCAA : 32 matchs, 32,3 mn, 14,0 pts, 2,5 rbds, 5,3 pds

Nicolo Mannion – Arizona (Photo : Arizona)

Le fils du joueur américain naturalisé italien Pace Mannion, un ailier de 2,01 m, n’a pas du tout le même profil que son père. « Nico » est un pur meneur, de taille relativement modeste, qui se distingue tout particulièrement par une superbe lecture du jeu. Né à Sienne (Italie), il a passé la majeure partie de son enfance et de son adolescence aux États-Unis. En 2018-19, avec la Pinnacle High School de Phoenix, il valait 30,4 pts, 6,2 rbds et 6,2 pds avant de passer à l’intersaison suivante à l’université d’Arizona, où il a effectué une première saison de toute beauté. Très bon dribbleur, créatif, bon shooteur dans toutes les positions, doté d’une belle connaissance du jeu, son plus gros point faible concerne sa taille. À 1,88 m, il est quelque peu sous-dimensionné pour la NBA et il souffre en défense face à des joueurs plus grands. Ce qui peut dissuader des franchises NBA de le drafter à l’automne, alors que sa science du jeu compense largement ce défaut.

Mario Nakic (2,02 m, ailier, Serbie, Real Madrid)

Ses stats 2019-20 :

ACB (Espagne) : 9 matchs, 9,1 mn, 2,8 pts, 1,0 rbd, 0,6 pd, 1,3 d’éval

Euroleague : 3 matchs, 4,0 mn, 2,0 pts, 0,7 rbd, 0 pd, 1,3 d’éval

Mario Nakic – Real Madrid (Photo : Euroleague)

Intriguant : considéré dans son club comme un grand espoir, le Serbe n’a pourtant eu droit qu’à 12 matchs en tout et pour tout dans l’année, entre Liga ACB et quelques bribes d’Euroleague. De quoi s’interroger sur sa place dans ce Top 10, si l’on ne prenait en considération l’extrême compétitivité du roster madrilène et le potentiel qu’on accorde au grand ailier. Très athlétique, porté sur le scoring, doté d’une bonne lecture du jeu, puissant, le natif de Belgrade a tout pour attirer l’attention des scouts NBA. Cela dit, il va devoir commencer à s’intéresser à la défense et stabiliser un shoot encore trop inconstant. Par ailleurs, sa relative lenteur peut lui fermer les portes de la NBA, mais il trouvera toujours preneur en Euroleague s’il continue à progresser comme il le fait depuis plusieurs années.

Aleksej Pokusevski (2,13 m, arrière, Serbie, Olympiakos)

Ses stats 2019-20 :

HEBA A2 (Grèce, 2e division) : 11 matchs, 22,6 mn, 10,8 pts, 7,9 rbds, 3,1 pds, 17,7 d’éval

Euroleague : 1 match, 1,5 mn, 0 pt, 0 rbd, 0 pd, -2 d’éval

Aleksej Pokusevski – Olympiakos (Photo : Euroleague)

Non, il n’y a pas d’erreur dans la fiche de ce joueur : Aleksej Pokusevski, « Poku » pour les intimes, mesure bien 2,13 m et joue bien arrière pour l’Olympiakos ! Avec une nuance : Poku est capable d’évoluer également sur les postes d’ailier et d’ailier-fort, voire de pivot. Un cas. D’autant que sa trajectoire n’est guère banale non plus. Il a quitté à 13 ans sa Serbie natale pour le centre de formation de l’Oly, où il évolue donc toujours. Précoce, il a débuté en championnat grec avant ses 17 ans puis en Euroleague 83 jours après son dix-septième anniversaire. Très bon balle en main (remonter le terrain en dribblant ne lui fait pas peur), fin technicien, bon tireur et passeur, il maîtrise également bien le pick & roll et sait faire le spectacle, à l’aide de passes dans le dos, par exemple. Doté d’un physique plutôt léger (91 kg tout mouillé), il a évidemment du mal à se frotter aux golgoths des raquettes et il manque de mobilité latérale en défense. Si son talent est indéniable, son manque de muscles et de kg fait bien évidemment hésiter les franchises NBA. Mais pour peu qu’il prenne la masse nécessaire pour affronter les solides joueurs qui fréquentent la NBA, un peu à la manière de Toni Kukoc en son temps, il aura probablement de quoi électriser les foules. D’ici quelques années sans doute, le temps de se renforcer physiquement.

Franz Wagner (2,01 m, ailier, Allemagne, Michigan – NCAA)

Ses stats 2019-20 :

NCAA : 27 matchs, 30,8 mn, 11,6 pts, 5,6 rbds, 1,0 pd

Franz Wagner – Michigan (Photo : Michigan)

Grand espoir allemand, Franz Wagner a grandi dans le club de sa ville natale, l’Alba Berlin, jusqu’à l’année dernière. Il a notamment fait preuve de son talent en Coupe d’Allemagne, scorant 12 points et prenant 5 rebonds en 18 mn lors du seul match qu’il a joué dans la compétition. Ce qui lui a valu de disputer 22 rencontres d’Eurocup à raison de 9,5 mn/match pour 2,6 pts et 1,3 rbd. À l’intersaison, Franz Wagner a décidé de rejoindre la NCAA et l’université de Michigan, où il a réalisé une année freshman des plus correctes. Encore léger physiquement (93 kg), il se distingue par sa polyvalence et son jeu au large, avec des qualités aussi bien au tir qu’au rebond, à la passe ou en défense. Toutefois, il a du mal à se créer son propre tir et à contenir des joueurs plus vifs que lui. Mais s’il continue à bien progresser, il possède toutes les qualités pour intéresser la NBA.

Ils méritent aussi l’attention

Malcolm Cazalon (1,98 m, arrière/ailier, France, Louvain/Mega Bemax)

Ses stats 2019-20 :

BSL (Belgique) : 10 matchs, 17,4 mn, 6,0 pts, 2,6 rbds, 1,8 pd, 5,5 d’éval

Mustafa Kurtuldum (1,98 m, arrière, Turquie, Anadolu Efes Istanbul)

Ses stats 2019-20 :

BSL (Turquie) : 11 matchs, 6,1 mn, 2,9 pts, 0,5 rbd, 0,9 pd, 2,4 d’éval

Euro U18 2019 : 7 matchs, 28,2 mn, 12,9 pts, 4,3 rbds, 2,9 pds, 14,1 d’éval

Mustafa Kurtuldum – Anadolu Efes (Photo : FIBA)

Bojan Tomasevic (2,03 m, ailier-fort, Monténégro, Dynamic Belgrade)

Ses stats 2019-20 :

ABA 2 (Ligue Adriatique, 2e division) : 22 matchs, 14,4 mn, 5,8 pts, 1,5 rbd, 0,4 pd, 4,3 d’éval

KLS : 26 matchs, 16,4 mn, 7,2 pts, 2,3 rbds, 0,8 pd, 6,2 d’éval

Euro U18 2019 : 6 matchs, 36,0 mn, 21,0 pts, 6,5 rbds, 1,0 pd, 17,7 d’éval

Bojan Tomasevic – Dynamic Belgrade (Photo : ABA)

Keye van der Vuurst de Vries (1,93 m, meneur, Pays-Bas, Ostende)

Ses stats 2019-20 :

BSL (Belgique) : 16 matchs, 19,0 mn, 7,4 pts, 2,3 rbds, 4,4 pds, 8,9 d’éval

BCL : 16 matchs, 16,1 mn, 6,1 pts, 1,7 rbd, 3,1 pds, 5,7 d’éval

Euro 2021 (qualifications) : 2 matchs, 15,0 mn, 5,0 pts, 1,5 rbd, 3,0 pds, 4,5 d’éval

Demain, la génération 2002

Pour retrouver l’introduction de ce dossier, c’est ICI

Pour retrouver les 1998, c’est ICI

Pour retrouver les 1999, c’est ICI

Pour retrouver les 2000, c’est ICI

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Difficile de se faire une idée précise du futur d’un joueur de 18-19 ans : le corps n’est pas encore totalement formé, certains n’ont pas fini leur croissance, la plupart manquent bien logiquement de maturité et d’expérience, il y a toujours des lacunes dans leur jeu sur lesquelles ils vont devoir travailler… Et rien ne dit que l’un ou l’autre ne va pas bientôt plafonner ou suivre une autre voie, la faute à une vilaine blessure ou à une rupture mentale.

Toujours est-il que, plus les générations que nous vous présentons rajeunissent, moins il est évident de discerner ceux qui feront réellement carrière au plus haut niveau d’autres qui ne perceront pas, tout du moins en NBA ou en Euroleague. Sauf pour certains « phénomènes » : on peut avancer sans grand risque de se tromper que des Deni Avdija, Killian Hayes ou Théo Maledon (soit un Israélien et deux Français, cocorico !) feront rapidement les beaux jours d’une franchise NBA. Mais, pour les autres, quel que soit leur talent – et il est important, c’est même la raison pour laquelle nous les avons retenus –, l’incertitude demeure. On peut avoir régné sur les raquettes d’un Euro U18 et ne pas passer la rampe une fois confronté à des adultes, parce qu’on manque de dureté, parce que l’avantage athlétique permettant de dominer chez les jeunes n’existe plus face aux seniors, parce que… Les raisons peuvent être multiples.

Cela étant dit, notre sélection de la classe d’âge 2001 a fière allure, entre joueurs déjà confirmés, prospects dominant dans de bons championnats, profils atypiques (on pense surtout à Aleksej Pokujevski) et d’autres bataillant loin de l’attention générale dans des compétitions de jeunes ou des championnats de deuxième niveau. Pour autant, même s’ils sont tous à des stades différents de leur évolution, tous ces jeunes peuvent espérer atteindre un niveau élevé, en Euroleague ou en NBA. Sans doute l’un ou l’autre n’y arrivera pas pour les raisons évoquées ci-avant, mais tous ont le talent et le potentiel nécessaire pour atteindre cet objectif. C’est pour cela que, comme d’accoutumé, nous vous présentons ces dix joueurs par ordre alphabétique, sans notion de hiérarchie.

Santiago Aldama (2,11 m, pivot, Espagne, Loyola – NCAA)

Ses stats 2019-20 :

NCAA : 10 matchs, 30,4 minutes, 15,2 points, 7,6 rebonds, 2,1 passes

Euro U18 2019 : 7 matchs, 28,1 mn, 18,0 pts, 7,6 rbds, 2,6 pds, 22,9 d’évaluation

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