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L'internationale espagnole Cristina Ouviña : "j'ai pris 26 kilos pendant ma grossesse"

Comme Valériane Ayayi, Marième Badiane et Alexia Chery, l'internationale espagnole Cristina Ouviña a mis sa carrière de basketteuse entre parenthèses pour avoir un bébé. Elle est revenue à la compétition il y a quelques semaines et a partagé avec As les effets de cette maternité.

©Valencia Basket

La meneuse de jeu Cristina Ouviña (1,77 m, 35 ans) a gagné deux EuroBasket, une médaille de bronze à la Coupe du monde et plusieurs titres de championne d’Espagne, de France (avec Bourges en 2018) et de Pologne, une EuroCup et porte le maillot de Valence depuis 2020. Tomber enceinte n'était pas programmé.

« Au début, ça a été un choc, parce que je ne m'y attendais évidemment pas. C'était comme essayer de réaliser ce qui se passait et se dire : "Waouh, c'est réel." Il m'a fallu quelques jours pour assimiler la situation, parce qu'au final, certaines choses sont évidentes. On se tord la cheville, on se blesse, et on voit bien qu'on s'est tordu la cheville. On boite, elle gonfle, mais bien sûr, on est enceinte et on a l'air d'aller bien. Il m'a fallu environ une semaine avant d'en parler au club. Ce n'était pas immédiat. Mais je pense que c'est parce que, honnêtement, j'avais vraiment du mal à accepter la situation, » déclare t-elle dans un entretien avec As.
©FIBA

25 semaines après l'accouchement, Cristina Ouvina a repris son travail de basketteuse... avec des complications physiques.

« Je souffre du syndrome du canal carpien. Je ne savais pas ce que c'était. Mais trois semaines avant d'accoucher, j'ai commencé à avoir des fourmillements dans les mains, elles sont devenues insensibles. En plus, j'ai pris 26 kilos pendant ma grossesse. Ça paraît beaucoup, mais c'est énorme. Donc, oui, ça a commencé trois semaines avant l'accouchement, et ces fourmillements se sont intensifiés… et quand j'ai accouché, alors qu'en principe l'intensité de ces symptômes aurait dû diminuer à cause de la perte de liquide amniotique, ça a empiré. Ça n'a fait qu'empirer, et à un moment donné, mes mains sont devenues insensibles. »

A 35 ans, l'Espagnole sait que sa carrière touche à sa fin. Ses ambitions ?

« Eh bien, je veux aider l'équipe du mieux que je peux. On traverse une période difficile, c'est évident. On a déjà connu des situations similaires à différents moments de la saison, les années précédentes. Alors, je veux les aider comme je peux. Si je ne peux pas être sur le terrain pour l'instant, je les aiderai en dehors, de toutes les manières possibles. Que ce soit en écoutant mes coéquipières, en me surpassant à l'entraînement, je ne sais pas, je ferai tout ce qu'il faut pour les aider. Et personnellement, je veux terminer la saison en prenant du plaisir. Ces dernières années, l'anxiété et d'autres choses m'ont empêchée d'en profiter pleinement. Je veux donc terminer sereinement. Voilà comment je le vois. »

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