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Nationale 2 : Tours ne veut plus attendre

toursChampion de France et finaliste de la Coupe des Coupes (C2) en 1976 sous les couleurs de l’ASPO, de nouveau champion national en 1980 avec le TBC comme blason, Tours fut longtemps une place forte du basket français. Seulement, sous le poids de la dette le basket a fini par couler et la ville se faire oublier.

Le rapprochement en mai 2014 entre le PLLL, qui était en Nationale 2, et le Touraine Basket Club, qui jouait au niveau en-dessous, a donné un coup de fouet aux ambitions. L’Union Tours Basket Métropole née à ce moment-là est présidée par un passionné de longue date et qui a pignon sur rue, Bruno De L’Espinay, s’est doté d’un manager général averti, Romain Régnard, dispose d’une salle idéale pour la N2, la Halle Monconseil, et bénéficie du regard bienveillant de la municipalité. Le club possède un plus très appréciable dans sa manche : malgré la traversée du désert et la concurrence du volley, la culture basket est toujours vivace dans une ville taillée pour le basket pro. D’ailleurs les glorieux anciens sont fidèles au poste dans les tribunes de Monconseil quand ils ne sont pas actifs dans le club.

Tours paraît être dans les starting blocks pour remonter la pente, à l’image de son vieux rival du Caen BC qui joue maintenant les premiers rôles en N1. L’année dernière, l’UTBM a coincé en barrage (le 1er d’une poule contre le 2e d’une autre, celui qui remporte deux manches monte alors que l’autre reprend la file d’attente ; une formule qui provoque une incroyable pression). Cet été, il a gonflé son budget à 900.000€ et il a effectué un recrutement princier.

Quand la realpolitik l’emporte sur l’humain

Seulement, rien n’est écrit… A ce jour, l’UTBM a déjà chuté deux fois lors des cinq premières journées et c’est beaucoup, trop, quand on veut absolument monter cette saison d’un cran dans la hiérarchie. Le coach Sébastien Duval avait beau avoir tenu la barre les deux premières saisons après avoir fait ses preuves au préalable avec le PLLL en N3 et N2, être apprécié humainement de tous, il était évident qu’il avait une épée de Damoclès au-dessus de la tête.

La Nouvelle République révèle que les joueurs se sont réunis après la défaite de samedi à Cherbourg (80-90) et mis en cause la faculté du coach à trouver les solutions appropriées. D’ailleurs, à la fin du match, Sébastien Duval tenait un discours de condamné. D’un commun accord, le président et le manager général ont tranché dans le vif. Exit le coach.

« Le départ de Sébastien Duval est acté », a confirmé hier Bruno De Lespinay à La NR. « Il n’y aura de conflit entre nous ; nous allons lui verser l’intégralité de son salaire. J’ai beaucoup de respect pour l’humain, c’est une personne que j’apprécie. Mais nous avons été amenés à changer de coach pour deux raisons. Nous avons perdu deux matchs que l’on n’aurait pas dû perdre au Pays des Olonnes et à Cherbourg. Nous sommes 7es, alors que nous devrions être en tête avec La Rochelle avec un bilan de cinq victoires en cinq matchs. Après, il ressort un besoin d’avoir quelqu’un de plus expérimenté, qui a entraîné à plus haut niveau, pour que les joueurs se sentent davantage en confiance. Nous allons donc prendre un coach de top-niveau, plus mature, plus fort technicien, afin qu’il puisse imprégner son basket à l’équipe. Nous avons quelques pistes et on espère que cela avancera vite cette semaine… »

Le nouveau coach devra tirer profit d’un effectif très étoffé pour de la N2 et savoir que Tours ne veut plus attendre.

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