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« Basket » examine la montée en puissance du prodige slovène Luka Doncic

Dans sa dernière mouture, le mensuel Basket se penche sur le phénomène Luka Doncic (2,01m) qui en est à tout juste 18 ans à 7,7 points de moyenne au Real Madrid avec la troisième évaluation de l’équipe (12,3). Sa précocité est à mettre en parallèle avec celle Ricky Rubio lorsque le meneur des Minnesota Timberwolves jouait le Top 16 de l’Euroleague à 16 ans puis gagnait l’Eurocup avec 12,9 d’évaluation à 17 ans, sous le maillot de Badalone.

«C’est le meilleur prospect européen que j’aie jamais vu», assure David Sardinero, directeur du magazine Gigantes del Basket. «Je me souviens du très jeune Rubio, mais Luka est meilleur que lui au même stade. Il est plus dominant. Il est physiquement à un autre niveau et son shoot s’est considérablement amélioré.»

En fait, dans la mémoire des initiés du basket européen, l’étalon or, c’est le Croate Drazen Petrovic, qui en France fut surnommé Le Mozart du Basket. Tout un programme. Petrovic avait intégré l’élite yougoslave à Sibenik en 1979, à 15 ans, atteint la finale de la Korac 1982 et 1983 (battu deux fois par Limoges) à 17 et 18 ans, et remporté l’Euroleague avec le Cibona Zagreb en 1985 à 21 ans.

 « À 15-16 ans, il était déjà professionnel. L’une des raisons pour lesquelles le basket yougoslave était si fort est que les coaches avaient le courage de faire jouer les jeunes. Il faut donner beaucoup de crédit au Real et au coach Pablo Laso pour avoir eu le courage de faire jouer Luka alors que le Real a beaucoup de pression, » estime le directeur de Gigantes.

 Basket met l’accent sur le fait que Luka Doncic est un fabuleux manieur de ballon, qui mixte feintes, changements de direction et passes en or, tout en prenant ses responsabilités quand il faut et comme il faut.

«Il prend les bonnes décisions sur le terrain. J’ai parlé avec beaucoup de vétérans de la ligue espagnole et tous m’ont dit que quand ils affrontent Luka, il ne ressemble pas à un meneur de 17-18 ans, de par son attitude et du fait qu’il ne commet presque aucune erreur», raconte David Sardinero.

«Il joue comme un vétéran !», assure le Serbe Igor Kokoškov assistant aux Utah Jazz. «Ce qui est incroyable avec lui, qui n’a pas tant d’expérience que ça, c’est qu’il montre déjà tant de maturité. C’est un don de Dieu. Il a l’intelligence du jeu, il est toujours dans l’anticipation, son cerveau travaille très vite, traite rapidement les informations qu’il reçoit, et en pensant de façon collective, pas égoïste.» 

Next stop? La NBA.

«C’est le plus grand challenge que Luka aura : rester normal et être lui-même. Être le meilleur ne doit pas changer qui il est. Simplement profiter du jeu, savoir l’apprécier, ce n’est pas facile avec autant d’attentes autour de soi», rappelle Kokoskov. «Un grand coach disait : ne croyez pas en votre héritage, en votre légende personnelle, parce que ça n’existe pas, les médias en créent une pour vous. Alors ne lis pas les journaux. Ils font simplement leur boulot, qui est de parler de ces joueurs spéciaux, de créer des histoires. » 

Egalement au menu de ce 8e numéro de Basket: l’Espagne, Rudy Gobert, Léopold Cavalière, Cyrille Eliezer-Vanerot, Amine Noua, Bathiste Tchouaffé, Usman Garuba, Alpha Kaba, David Cozette, Alain Béral, Cyril Julian, Jimmer Fredette, les débuts de la NBA, et les Coupes d’Europe.

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