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Champions d’Europe U18 mais pas champions du temps de jeu !

Après son étude sur les (maigres) responsabilités offertes aux U21 en Pro A, le Syndicat des Basketteurs (SNB) vient d’en réaliser une autre très pertinente sur les juniors sachant que ceux-ci ont été sacrés champions d’Europe en décembre dernier après avoir démontré leur invincibilité. « Pour avoir

Frank Ntilikina lors du sacre européen en Turquie

Après son étude sur les (maigres) responsabilités offertes aux U21 en Pro A, le Syndicat des Basketteurs (SNB) vient d’en réaliser une autre très pertinente sur les juniors sachant que ceux-ci ont été sacrés champions d’Europe en décembre dernier après avoir démontré leur invincibilité.

« Pour avoir une vision plus précise de la situation, nous avons décidé de comparer le temps de jeu, en professionnel (1ère et 2e division) de tous les jeunes des équipes demi-finalistes de l’Euro U18 disputé en Turquie en décembre dernier, afin de savoir si la France favorise, plus que les autres pays, l’émergence des jeunes joueurs en leur offrant du temps de jeu. »

Résultat : des quatre-demi-finalistes, c’est la France qui offre… le moins de temps de jeu à ses juniors, ce qui est évidemment contradictoire. Ainsi les Lituaniens ont droit à CINQ fois plus de minutes que leurs homologues français.

Et encore, il faut savoir que Frank Ntilikina (Strasbourg) -le MVP européen- et Seykou Doumbouya (Poitiers, Pro B) -considéré comme le meilleur prospect du continent pour sa génération-, accaparent à eux d’eux près des deux tiers de ce temps de jeu en professionnel. La France est par ailleurs troisième sur quatre quant au nombre de matches joués chez les pros.

Le syndicat ne se contente pas d’un constat, il veut être moteur dans l’apport de solutions :

« Il est, du point de vue du SNB, primordial de modifier en profondeur et rapidement les règlements sportifs pour de permettre à ces jeunes joueurs de faciliter leur transition vers le monde professionnel à une période charnière de leur formation. Plusieurs solutions sont envisageables : les doubles licences, les équipes satellites (comme c’est déjà le cas en Espagne et en Lituanie), la favorisation de places disponibles pour les joueurs jeunes dans les championnats professionnels ou bien encore un changement radical dans l’attitude des entraîneurs vis à vis des jeunes joueurs. Il est impératif d’agir. »

On remarque d’ailleurs qu’une majorité de Lituaniens et d’Italiens sont regroupés dans la deuxième division de leur pays. Certainement une piste à creuser.

Dans l’ordre, France, Italie, Allemagne et Lituanie.

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crédit photo : FFBB

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