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JO de Los Angeles’84: L’été meurtrier

Los Angeles’84. Peut-être le plus cinglant fiasco du basket français. En cause ? Un amateurisme à tous les étages. Surtout au supérieur.

En bonus de ce dossier, une interview d’époque de Jean Luent, le coach de l’équipe de France.

Au printemps, Orthez a fait main basse sur la Coupe Korac. La troisième pour la France après celles de Limoges les deux années précédentes.

Le Mans est aux abois. La moyenne de spectateurs à La Rotonde est tombée en quatre ans de 2 800 à 1 800 et le SCM, champion de France deux ans plus tôt, avoue un passif de 800 000 F. Il n’a rien trouvé de mieux que de demander à Eric Beugnot de diviser son salaire par deux. Refus catégorique et légitime de l’aîné. Son cadet, Greg, va également prendre ses cliques et ses claques.

Carl Nicks, ancien équipier de Larry Bird à Indiana State, rejoint Saint-Etienne. Norris Bell, issu de l’obscure Gardner-Webb University, signe à Villeurbanne.

Et surtout, après un Tournoi Olympique qu’elle a organisé dans un Palais Omnisports de Paris-Bercy tout neuf, tout beau, très grand, la France s’est qualifiée pour les Jeux de Los Angeles. Vingt-quatre ans que ce n’était pas arrivé.

Los Angeles, pour un basketteur, c’est un coin de paradis terrestre. Ce sont les Lakers de Magic Johnson et Kareem Abdul-Jabbar, les playgrounds de Venice Beach. C’est le Forum d’Inglewood. C’est précisément ce temple, où les Lakers disent leur messe pendant la saison NBA, qui a été choisi pour abriter les tournois de basket-ball.

 

Les boys aussi ont présenté à leur public une équipe insubmersible, la plus belle de tous les temps aux Jeux Olympiques, sachant que les professionnels de la NBA sont toujours indésirables. Les Américains ont tous entre 19 (Steve Alford) et 23 ans (Sam Perkins). On ne sait pas encore que, huit ans plus tard, trois d’entre eux seront des dreamteamers : Pat Ewing, Chris Mullin et Michael Jordan, qui sort de North Carolina pour rejoindre les Chicago Bulls.

Les Américains mettent une plumée à leurs huit adversaires. La marge moyenne est de 32,1 points. Pour rééquilibrer les forces, Ramon Etchamendi, le coach des Uruguayens, propose de jouer à sept contre cinq. Il faut préciser que les Américains ont planté quinze shoots de suite contre eux ! Celui de l’Espagne, Antonio Diaz-Miguel, a demandé en riant à Bobby Knight, le coach d’Indiana qu’il connaît personnellement, de lui prêter Michael Jordan et Pat Ewing. Ce sont les Allemands qui s’en tirent le mieux (-11) et Bobby Knight, qui n’est pas un tendre, refuse que l’un de ses joueurs aille en conférence de presse. « Nous essayons de comprendre ce manque de concentration ! »

Quelques années plus tard, Jacques Monclar, meneur des Bleus, s’est souvenu de son expérience contre l’équipe américaine. « Si tu arrivais à remonter la balle au milieu du terrain sans la perdre, tu avais le cœur à 180, parce que la pression… Putain ! » Les Américains ont plongé les Bleus dans les Abysses, 120 à 62. Cinquante-huit points d’écart. Le plus gros bouillon jamais pris par l’équipe de France depuis sa naissance. 

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